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Les pires études scientifiques sur la cigarette électronique

Mis à jour le 4/06/2022 à 12h12
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Si la science en sait désormais beaucoup sur le vapotage et ses conséquences sur la santé, de nombreuses recherches tentent pourtant d’induire le grand public en erreur.

Mauvaise science et presse ne font pas bon ménage

Fake NewsDepuis plus de 10 ans maintenant, la cigarette électronique a progressivement gagné en popularité, au point d’être aujourd’hui utilisée par plusieurs dizaines de millions de personnes dans le monde. La science, toujours avide de connaissances, s’est naturellement intéressée à ce sujet. De nombreuses recherches et autres travaux scientifiques ont ainsi vu le jour, destinés à mieux connaître ce nouvel outil dont les fumeurs se sont rapidement saisis.

Problème, en aidant à arrêter de fumer, le vapotage s’est aussi fait de nombreux ennemis. L’industrie du tabac, par exemple, qui a vu ses ventes diminuer au fur et à mesure que celles des cigarettes électroniques progressaient. Certaines associations de lutte contre le tabagisme qui, paradoxalement, ont besoin des fumeurs pour pouvoir continuer d’exister et d’être subventionnées. Plusieurs gouvernements, aussi, dont les taxes sur les cigarettes de tabac représentent une manne financière dont ils ne peuvent se passer. Mais aussi plusieurs acteurs économiques comme les producteurs de tabac, les buralistes, et d’autres professions pour lesquelles le tabac fumé représente une partie des activités, directement ou indirectement. 

Si certains des acteurs lésés par cette nouvelle invention, ont finalement décidé d’embrasser le nouveau marché qu’elle représente, d’autres ont fait le choix de la combattre. Et parmi les batailles livrées en ce sens, le financement d’études scientifiques dont la méthodologie ou les conclusions sont volontairement biaisées, afin d’éloigner le grand public de ce nouvel outil de sevrage tabagique qu’est l’e-cigarette. 

Cet article, qui sera régulièrement mis à jour, a pour but de lister (de manière non exhaustive) les travaux scientifiques dont la science, objective, a prouvé que les résultats étaient erronés. 

Année 2022

Titre de l’étude : Healthcare utilisation and expenditures attributable to current e-cigarette use among US adults – doi:10.1136/tobaccocontrol-2021-057058 (au format PDF)
 
Conclusions de l’étude : le fardeau économique associé à l’utilisation de la cigarette électronique est substantiel.
 
Remarques :

  • Tous les vapoteurs ayant consultés un médecin ou s’étant rendus aux urgences ont été catégorisés comme coûtant de l’argent au service de santé américain. Qu’ils consultent pour un problème respiratoire, une jambe cassée, une intoxication alimentaire ou quoi que ce soit d’autre, les chercheurs ont considéré que la consultation était due à la cigarette électronique.  
Titre de l’étude : The Association Between E-Cigarette Use and Prediabetes: Results From the Behavioral Risk Factor Surveillance System, 2016–2018 – Zhang & Al.,https://doi.org/10.1016/j.amepre.2021.12.009
 
Conclusions de l’étude : la cigarette électronique était associée avec un risque accru de diabète.
 
Remarques :

  • Comme pour la recherche ci-dessous, les chercheurs ont demandé aux participants s’ils avaient du diabète. Ils ont ensuite questionné ceux qui ont répondu oui, pour savoir s’ils étaient vapoteurs. Puisque certains ont répondu oui à cette question, ils en ont déduit que le diabète venait de leur utilisation d’un vaporisateur personnel.
Titre de l’étude : Association Between E-Cigarette Use and Visual Impairment in the United States, American Journal of Ophthalmology,Volume 235,2022 – https://doi.org/10.1016/j.ajo.2021.09.014
 
Conclusions de l’étude : l’utilisation actuelle de l’e-cigarette, comparée à celle qui n’a jamais été utilisée, était associée à une probabilité plus élevée de déficience visuelle dans la population du BRFSS 2016-2018, indépendamment de l’utilisation de la cigarette traditionnelle.
 
Remarques :

  • Les chercheurs ont demandé aux participants s’ils avaient des problèmes de vue. Ils ont ensuite questionné ceux qui ont répondu oui, pour savoir s’ils étaient vapoteurs. Puisque certains ont répondu oui à cette question, ils en ont déduit que leurs problèmes oculaires venaient de la vape. Oui, vraiment, sans aucune autre recherche.
Titre de l’étude : Secondhand nicotine vaping at home and respiratory symptoms in young adults – http://dx.doi.org/10.1136/thoraxjnl-2021-217041
 
Conclusions de l’étude : l’exposition secondaire à la nicotine par vaporisation était associée à un risque accru de symptômes bronchiques et d’essoufflement chez les jeunes adultes.
 
Remarques 

  • Les auteurs de l’étude indiquent eux-mêmes que les participants ont également été susceptibles d’être exposés au tabagisme passif, à la fumée de cannabis, mais pouvaient également être directement consommateurs de ces produits. Autrement dit, les scientifiques ont choisi d’attribuer à l’exposition au vapotage passif des symptômes qui pourraient être expliqués par le tabagisme et le cannabis passif, mais également leur consommation. 

Année 2021

Titre de l’étude : Association of E-Cigarettes With Erectile Dysfunction: The Population Assessment of Tobacco and Health Study – https://doi.org/10.1016/j.amepre.2021.08.004 
 
Conclusions de l’étude : le vapotage double le risque de dysfonctionnement érectile chez les hommes de 20 ans et plus.
 
Remarques :

  • Toutes les données récoltées pour cette étude sont basées sur des autodéclarations.  
  • Une seule question était posée aux participants, dont la réponse suffisait à déclarer qu’il rencontrait des problèmes d’érection.
  • Les participants devaient indiquer s’ils fumaient ou vapotaient. Aucun lien entre disfonctionnement érectile et tabagisme n’a été fait lors de l’étude. 
Titre de l’étude : Electronic Cigarette Use and Myocardial Infarction Among Adults in the US Population Assessment of Tobacco and Health – https://doi.org/10.1161/JAHA.119.012317
 
Conclusions de l’étude : les utilisateurs d’e-cigarettes ont un risque d’accident vasculaire cérébral 15 % plus élevé à un plus jeune âge que les fumeurs de tabac traditionnels.
 
Remarques 

  • Cette étude présentait tellement de problèmes qu’elle a été rétractée puis retirée de toute revue scientifique. 
Titre de l’étude : Association between electronic cigarette use and fragility fractures among US adults – https://doi.org/10.1016/j.ajmo.2021.100002
 
Conclusions de l’étude : la prévalence des fractures de fragilité était plus élevée chez les personnes ayant déjà utilisé des cigarettes électroniques.
 
Remarques 

  • Cette recherche indiquait que les risques de fracture seraient plus élevés chez les anciens vapoteurs que chez les vapoteurs actuels. Comment l’expliquer si la cigarette électronique est censée être la cause de ces fractures ?
  • Aucune distinction n’a été faite entre les vapoteurs utilisant quotidiennement une cigarette électronique et ceux qui qui ne l’ont fait qu’une fois par mois.
  • Les chercheurs ont indiqué que dans certains cas, les fractures relevées pourraient dater d’avant l’utilisation d’une e-cigarette. Comment expliquer alors que la vape ait pu provoquer des fractures à une époque où le participant n’était même pas vapoteur ?
Titre des études : trop nombreuses pour être citées.
 
Conclusions des études : vapoter conduit au tabagisme.
 
Remarques 

  • les études qui ont démontré que la cigarette électronique réduit les chances de devenir fumeur par la suite se comptent par dizaines. Quelques exemples ici.
Titre de l’étude : Chemicals in e-cigarettes mix together to form new, unexpectedly toxic compounds – Chemicals in e-cigarettes mix together to for | EurekAlert! (N.D.L.R. l’étude n’ayant pas été publiée, il est impossible de fournir un DOI).
 
Conclusions de l’étude : les arômes contenus dans les e-liquides peuvent se combiner et former de nouvelles substances toxiques
 
Remarques :

  • Le fait que certaines substances, en se mélangeant, en créent de nouvelles, est connue depuis 1993.
  • Aucune information concernant la méthodologie de l’étude n’a été communiquée. Il est ainsi impossible d’avoir de quelconques chiffres ou de vérifier quoi que ce soit au sujet de ce travail.

Année 2019

Titre de l’étude : Electronic-cigarette smoke induces lung adenocarcinoma and bladder urothelial hyperplasia in mice – Moon-shong Tang et al – Proceedings of the National Academy of Sciences Oct 2019, 201911321; https://doi.org/10.1073/pnas.1911321116
 
Conclusions de l’étude : nous avons montré que l’exposition des souris à la vapeur de cigarettes électroniques induit un cancer du poumon et une hyperplasie de l’urothélium vésical.
 
Remarques 

  • Le type de souris utilisé pour cette expérience est scientifiquement reconnu comme développant des cancers spontanément.
  • L’exposition à la vapeur de ces souris est très largement supérieure à l’exposition d’un vapoteur humain dans le cadre de l’utilisation d’une cigarette électronique.
  • D’autres animaux (des rats) ayant été le fruit d’une expérience similaire n’ont pas développé de cancer.
  • La machine utilisée pour produire la vapeur reste très mystérieuse quant à son fonctionnement (quid des potentiels dry hits etc).
Titre de l’étude : Hammond David, Reid Jessica L, Rynard Vicki L, Fong Geoffrey T, Cummings K Michael, McNeill Ann et al. Prevalence of vaping and smoking among adolescents in Canada, England, and the United States: repeat national cross sectional surveys BMJ 2019; 365 :l2219 – https://doi.org/10.1136/bmj.l2219
 
Conclusions de l’étude : l’augmentation du vapotage a conduit à une augmentation du tabagisme au Canada
 
Remarques 

  • 2 ans après la publication de cette étude, certains résultats ont été modifiés. Après coup, il s’avère que les chiffres du tabagisme n’avaient pas augmenté, ce qui contredit les conclusions premières. Le vapotage n’a finalement pas fait augmenter le tabagisme dans le pays. 
Titre de l’étude : Effects of Model, Method of Collection, and Topography on Chemical Elements and Metals in the Aerosol of Tank-Style Electronic Cigarettes – https://doi.org/10.1038/s41598-019-50441-4
 
Conclusions de l’étude : les concentrations de certains métaux dans les aérosols de cigarettes électroniques étaient suffisamment élevées pour constituer un problème de santé.
 
Remarques 

  • Cette étude a été réalisée sur un modèle de cigarette électronique très ancien, de type cigalike.
  • La cigalike était utilisée à une puissance plus haute que celle recommandée par le fabricant.
  • L’expérience a été réalisée sur une machine à fumer, incapable d’arrêter sa bouffée en cas de dry hit, contrairement à un vapoteur humain.
  • L’étude a été menée en bouffée continue. Un vapoteur n’inhale pas la vapeur de son e-cigarette en permanence. 

Année 2018

Titre de l’étude : Khachatoorian, Careen, et al. “Electronic Cigarette Chemicals Transfer from a Vape Shop to a Nearby Business in a Multiple-Tenant Retail Building.” Tobacco Control, BMJ Publishing Group Ltd, 27 Aug. 2018, http://dx.doi.org/10.1136/tobaccocontrol-2018-054316
 
Conclusions de l’étude : la nicotine et d’autres alcaloïdes ont été détectés après 1 jour d’exposition sur le site du champ, et ces produits chimiques ont généralement augmenté au fur et à mesure que la durée d’exposition augmentait. Les TSNA, qui ont été liés à la cancérogenèse, ont également été détectés dans des échantillons exposés à court et à long terme sur le site du champ. Cette étude indiquait que des dépôts nocifs, dus au vapotage, ont été détectés sur différents matériaux après utilisation d’une cigarette électronique.
 
Remarques :

  • Certaines des particules détectées ne sont pas produites par l’aérosol d’un vaporisateur personnel et ne sont présentes que dans la fumée de tabac ou des pots d’échappement.
  • Les calculs ayant été réalisés par les auteurs, indiquant qu’il existait un risque pour la santé, sont entièrement faux. Plusieurs scientifiques s’en sont rendus compte après les avoir reproduits. 

Année 2017

Titre de l’étude : E-cigarette smoke damages DNA and reduces repair activity in mouse lung, heart, and bladder as well as in human lung and bladder cells. Edited by Bert Vogelstein, Johns Hopkins University, Baltimore, MD, and approved December 20, 2017 (received for review October 17, 2017) – https://doi.org/10.1073/pnas.1718185115
 
Conclusions de l’étude : il est donc possible que la fumée de cigarette électronique puisse contribuer au cancer du poumon et de la vessie, ainsi qu’aux maladies cardiaques, chez l’homme.
 
Remarques 

  • Les souris utilisées pour cette étude ont été exposées à une quantité de vapeur 106 fois supérieure à celle avec laquelle est en contact un vapoteur humain. 
Titre de l’étude : Benzene formation in electronic cigarettes – James F. Pankow & Al. – http://dx.doi.org/10.1371/journal.pone.0173055
 
Conclusions de l’étude : pour les non-fumeurs, une exposition répétée de façon chronique au benzène provenant des e-cigarettes à des niveaux tels que 100 μg/m3 ou plus ne représentera pas un risque négligeable.
 
Remarques 

  • Afin d’être exposé aux doses « dangereuses » relevées par cette étude, il faudrait vapoter 105 ml d’e-liquide par jour. 
  • Quand bien même ce serait le cas, le taux de benzène ainsi inhalé serait le même que celui présent dans l’air ambiant. 
Titre de l’étude : Flavored Electronic Cigarette Use and Smoking Among Youth – https://doi.org/10.1542/peds.2016-2513
 
Conclusions de l’étude : par rapport à l’absence d’utilisation d’e-cigarettes au cours des 30 derniers jours, l’utilisation d’e-cigarettes aromatisées était associée à une probabilité plus élevée d’intention de commencer à fumer des cigarettes chez les jeunes n’ayant jamais fumé.
 
Remarques :

  • Le lien constaté entre l’utilisation de liquides aromatisés et une tendance plus forte à fumer ne prouve pas que quelqu’un qui vapote a plus de chances de fumer. Les jeunes tentés par la cigarette pourraient tout simplement avoir plus tendance à adopter la cigarette électronique en lieu et place tu tabac.

Année 2016

Titre de l’étude : Characterization of Electronic Cigarette Aerosol and Its Induction of Oxidative Stress Response in Oral Keratinocytes, Eoon Hye Ji, Bingbing Sun, Tongke Zhao, Shi Shu, Chong Hyun Chang, Diana Messadi, Tian Xia, Yifang Zhu and Shen Hu
doi: 10.1371/journal.pone.0154447
 
Conclusions de l’étude : en utilisant des tests de cytotoxicité in vitro à haut débit, nous avons démontré que les aérosols de cigarette électronique diminuent significativement les niveaux intracellulaires de glutathion dans les NHOKs de façon dose-dépendante, entraînant une cytotoxicité.
 
Remarques :

  • Absolument aucune information n’a été communiquée à propos de cette étude. Ni les produits utilisés, ni leur puissance, ni même la manière dont ont été réalisés les calculs. Rien du tout.

Année 2015

Titre de l’étude : Hidden Formaldehyde in E-Cigarette Aerosols – doi: 10.1056/nejmc1414731
 
Conclusions de l’étude : les agents libérant du formaldéhyde peuvent se déposer plus efficacement dans les voies respiratoires que le formaldéhyde gazeux, et ils pourraient donc présenter un facteur de pente plus élevé pour le cancer.
 
Remarques 

  • Les e-liquides utilisés dans cette étude ont été chauffés si violemment que tous ses résultats sont faussés. En effet, un vapoteur n’utilise jamais sa cigarette électronique à de telles puissances puisqu’il serait victime d’un dry hit immédiat. 
  • Les calculs afin de chiffrer les risques de cancer sont reconnus comme irréalistes et trompeurs par une partie de la communauté scientifique. 

Année 2014

Titre de l’étude : Carbonyl Compounds Generated from Electronic Cigarettes” / Kanae Bekki, Shigehisa Uchiyama, Kazushi Ohta, Yohei Inaba, Hideki Nakagome and Naoki Kunugita. Int. J. Environ. Res. Public Health 2014, 11(11), 11192-11200; doi:10.3390/ijerph111111192
 
Conclusions de l’étude : Des études ont montré que les cigarettes électroniques pouvaient émettre des composés carbonylés, issus d’une décomposition thermique. Ces substances peuvent avoir un effet néfaste sur la santé.
 
Remarques :

  • Le taux le plus élevé de produits nocifs relevé par cette étude est 8 fois inférieur à celui présent dans la fumée de tabac. 
  • Les produits nocifs en question sont naturellement présents partout dans l’air que nous respirons. 

Un peu de bonne science pour terminer

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