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France : la HAS actualise ses recommandations pour arrêter de fumer

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Pas de vapotage pour les femmes enceintes, l’e-cigarette conduit au tabagisme et n’aide pas à arrêter de fumer… Des affirmations qui interrogent.

Mais quelles études consulte la Haute Autorité de Santé ?

Haute autorité de santé, cigarette électronique

L’organisme semble ignorer, ou choisir d’ignorer, de nombreuses études scientifiques.

Depuis 2014, les recommandations de la Haute Autorité de Santé en France n’avaient pas été actualisées. Destinées à « recommander les bonnes pratiques » pour « aider les professionnels de santé à suivre et accompagner leurs patients fumeurs », elles ont été actualisées (au format PDF) il y a quelques jours et font une nouvelle fois l’impasse sur le potentiel de la cigarette électronique dans le cadre du sevrage tabagique. Pire encore, plusieurs recommandations entrent en totale contradiction avec les nombreuses données scientifiques disponibles sur le vapotage.

La vape n’aiderait pas à arrêter de fumer

Si l’organisme indique que les produits de la vape « peuvent être utilisés » pour tenter d’arrêter de fumer, elle souligne qu’il n’y a « pas de preuve scientifique suffisante » qui permettent d’affirmer qu’ils puissent « constituer une aide à l’arrêt de la consommation de tabac »

Que fait-on, alors, des nombreuses études ayant conclu que la cigarette électronique est plus efficace que les autres substituts nicotiniques pour arrêter de fumer ? Que fait-on de la revue systématique, réalisée par la très respectée organisation Cochrane, qui a conclu, après analyse de 80 études, que le vaporisateur personnel est près de deux fois plus efficace pour arrêter de fumer que les autres traitements actuellement disponibles ?

Que ce soit en Italie, en France, en Allemagne, en Belgique, en Autriche ou encore au Royaume-Uni, de nombreuses recherches ont démontré que non seulement la cigarette électronique aiderait bel et bien à arrêter de fumer, mais qu’en plus, elle serait plus efficace que les médicaments habituellement utilisés à cette fin. 

Les femmes enceintes ne devraient pas vapoter

La HAS poursuit ses recommandations en soulignant que pour un fumeur, « l’avantage de recourir à un produit du vapotage » lors de l’arrêt complet du tabac est de « réduire son exposition aux nombreuses substances toxiques et cancérigènes de la fumée de tabac ». Pourtant, quelques lignes plus tard, les femmes enceintes ne semblent pas avoir droit à cette réduction des risques puisque la Haute Autorité de Santé indique noir sur blanc que « les produits du vapotage ne doivent pas être utilisés durant la grossesse »

Une fois encore, l’organisme semble ignorer que plusieurs études se sont penchées sur ce sujet. L’année dernière encore, une étude concluait que le vapotage se montrait plus efficace que les autres substituts nicotiniques chez les femmes enceintes

Pour en apprendre plus à ce sujet, nous vous recommandons la lecture du dossier réalisé par SOVAPE qui, suite à la consultation de pas moins de 56 études, concluait que « risquer la rechute ou l’échec de l’arrêt tabagique d’une femme enceinte, en déconseillant le vapotage parmi les moyens d’arrêter de fumer, est contraire au principe de précaution »

L’e-cigarette conduirait au tabagisme

Pour conclure ses recommandations, la HAS n’omet pas de parler de l’effet passerelle. Se basant sur l’avis du Haut conseil de la santé publique (HCSP), elle rappelle qu’il existe une « possible relation entre initiation aux produits du vapotage et l’entrée dans la consommation ultérieure de tabac »

Là encore, une affirmation à contresens des conclusions de la grande majorité des recherches dans ce domaine, qui indiquent que non, vapoter ne conduit pas à fumer.

La vape, toujours méconnue des professionnels de santé

À la lecture de l’actualisation de ces recommandations, il apparaît un peu plus clair pourquoi, dans de nombreux pays du monde, les professionnels de santé continuent de mal connaître la vape.

Les preuves se multiplient pourtant en faveur de l’efficacité du vapotage pour arrêter de fumer, et un consensus scientifique existe désormais pour affirmer sa moindre nocivité par rapport au tabagisme.  

Les experts du monde, qui reprochent régulièrement leur position à plusieurs agences de santé publique, ou à la presse, n’ont décidément pas fini de lutter pour prendre la défense de l’intérêt du vaporisateur personnel dans le cadre du sevrage tabagique.

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