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Royaume-Uni : vaste enquête sur le développement de la vape dans le pays

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L’Action on Smoking and Health a récemment révélé les résultats de son enquête sur le vapotage au Royaume-Uni. Au programme, diminution du nombre de fumeurs, augmentation du nombre de vapoteurs, démonstration de l’importance des arômes dans la vape, et bien d’autres choses.

Le Royaume-Uni en route vers un pays sans fumée

Il y a quelques jours, l’Action on Smoking and Health (ASH), secrétariat du groupe parlementaire multipartite sur le tabagisme et la santé, et association de lutte contre le tabagisme, a produit un document étudiant l’utilisation du vaporisateur personnel chez les adultes au Royaume-Uni.

Toutes les données communiquées dans ce document provenaient d’une vaste enquête annuelle réalisée dans le pays par YouGov, société internationale d’étude de marché basée sur Internet, pour l’ASH. Une enquête réalisée chaque année depuis 2010, et qui s’était tenue au printemps cette année.

Cette enquête est particulièrement intéressante car le Royaume-Uni est le pays du monde qui fait le plus la promotion du vapotage. Ses dirigeants politiques et autres décideurs en matière de santé publique croyant dur comme fer au potentiel du vaporisateur personnel, ils placent ainsi le pays, en quelque sorte, en position de « testeur » grandeur nature des « effets » du vapotage sur la population d’un pays tout entier.

Les chiffres les plus importants

Parmi les premiers chiffres communiqués, l’enquête révèle que le nombre de vapoteurs ne cesse d’augmenter au Royaume-Uni, avec 7,1 % de la population, soit 3,6 millions de personnes qui utiliseraient actuellement un vaporisateur personnel.

Parmi ces 3,6 millions de vapoteurs, plus de la moitié, 54,1 %, seraient d’anciens fumeurs, tandis que 39,8 % continueraient de fumer des cigarettes en parallèle de leur vapotage. Concernant le groupe des doubles utilisateurs, le chiffre serait d’ailleurs en forte diminution puisque l’année dernière, 44,2 % des vapoteurs étaient également fumeurs, et ils étaient plus de 65 % en 2012.

Concernant les non-fumeurs qui ont tout de même démarré la vape, l’étude indique qu’ils constitueraient 6,1 % des vapoteurs actuels. Un chiffre en augmentation puisqu’ils n’étaient que 1,8 % en 2015. Toutefois, le document indique que dans l’échantillon des personnes interrogées lors de l’enquête de YouGov, les non-fumeurs (52,7 %) étaient plus nombreux que les anciens fumeurs (32,8 %) et que les fumeurs actuels (14,5 %).

Par conséquent, le document indique que « la proportion de non-fumeurs (qui utilisent un vaporisateur personnel) est de 0,8 %, comparativement à 11,7 % des ex-fumeurs et à 19,5 % des fumeurs actuels ».

De plus, l’enquête explique que les non-fumeurs s’étant essayés au vapotage ont un comportement très différent des fumeurs actuels ou des ex-fumeurs. En effet, seuls 1/4 des non-fumeurs qui indiquent avoir essayé le vapotage, admettraient continuer de vaper tous les jours. Un tiers expliquerait avoir essayé la vape accompagnée de produits sans nicotine. Enfin, concernant les vapoteurs quotidiens mais qui ne fumaient pas avant, 73 % expliqueraient que c’est simplement « pour essayer », et seulement 13 % que c’est car « ils aiment l’expérience ».

Les fumeurs toujours motivés par la vape

Interrogés concernant les raisons qui les ont poussé à démarrer la vape, les anciens fumeurs auraient répondu à à 31 % qu’ils souhaitaient arrêter de fumer, et à 20 %, qu’ils ont démarré le vapotage pour éviter de retomber dans la cigarette.

Les fumeurs actuels indiqueraient quant à eux à 21 % qu’ils souhaitent réduire leur consommation, et à 16 % qu’ils veulent réduire leurs dépenses liées au tabagisme. 14 et 12 % auraient respectivement indiqué qu’ils souhaitent arrêter de fumer et prévenir une éventuelle rechute.

Concernant le matériel utilisé, les atomiseurs et clearomiseurs resteraient largement en tête des préférences des vapoteurs, avec 77 % d’utilisation. Un chiffre en légère baisse par rapport à l’année dernière (- 6 %), qui concorde avec une légère augmentation du nombre de vapoteurs séduits par les systèmes fermés de pods (+ 4 %).

Cependant, lorsqu’on interroge les utilisateurs de pods sur les marques qu’ils utilisent, ils répondraient en majorité utiliser des produits de la marque Vype (British American Tobacco), avec 18 %, Blu (Imperial Brands), avec 15 %, et enfin Logic (Japan Tobacco), avec 11 % d’utilisateurs.

Des chiffres qui semblent confirmer que l’industrie du tabac a réussi à très bien se positionner dans le secteur du pod.

Concernant la concentration en nicotine des produits utilisés par les vapoteurs britanniques, 64 % expliqueraient vapoter à des taux compris entre 1 et 12 mg/ml, et 24 % à des taux compris entre 13 et 20 mg/ml. Seulement 2 % des vapoteurs auraient avoué vaper des produits à des taux plus hauts, tandis que 10 % auraient indiqué ne pas savoir à quel taux ils vapotent.

Enfin, la moitié des vapoteurs, soit 50 %, auraient expliqué vapoter au même taux que lorsqu’ils ont commencé la vape. 39 % auraient noté qu’ils avaient réussi à réduire leur de nicotine taux avec le temps, tandis que 9 % seulement l’auraient augmenté.

La cigarette électronique aide à réduire le nombre de fumeurs

Selon le document, le nombre de fumeurs au Royaume-Uni aurait diminué de 5,4 % entre les années 2011 et 2018. En 2011, alors que 19,8 % des adultes du pays fumaient, ils n’étaient « plus que » 14,9 % en 2017, et 14,4 % en 2018.

Le Royaume-Uni aurait ainsi vu son nombre de fumeurs chuter et passer de 7,7 millions en 2011, à 5,9 millions en 2018, soit 1 800 000 fumeurs en moins.

Bien que l’enquête explique que cette réduction du nombre de fumeurs n’est pas uniquement le fruit du vapotage, mais également celui des différentes politiques anti-tabac mises en place dans le pays, elle explique qu’une série d’enquêtes aurait montré « une association claire entre les changements dans les taux d’abandon du tabac et la prévalence de l’usage de la cigarette électronique ».

Les types d’e-liquides les plus utilisés

Aux USA, plusieurs Etats tels que New York ou le Michigan ont récemment choisis d’interdire les e-liquides aromatisés. L’année dernière, une étude américaine démontrait pourtant leur importance pour les vapoteurs locaux.

Une importance qui semble se confirmer au Royaume-Uni.

En effet, alors que 38 % des vapoteurs britanniques utilisaient des e-liquides au tabac en 2015, ils ne seraient plus que 25 % en 2019 (- 13 %). En parallèle de cette diminution, une augmentation du nombre de vapoteurs s’étant dirigés vers des produits aromatisés aurait été notée. Ils étaient par exemple 25 % à utiliser des arômes de fruits en 2015, contre 31 % aujourd’hui (+ 6 %). Même son de cloche pour les gourmands qui seraient passés de 10 à 13 % (+ 3 %) entre 2015 et 2019.

Pourquoi certains fumeurs refusent la vape ?

Si le nombre de fumeurs qui passe à la vape est conséquent, et représente une excellente nouvelle pour la santé publique du pays, certains continuraient de s’y refuser et citent, afin de l’expliquer, de nombreuses raisons.

16 % indiqueraient par exemple refuser de vapoter car ils ne souhaitent pas « remplacer une dépendance par une autre ». 12 % expliqueraient « ne pas être dépendants du tabac et ne pas avoir besoin d’aide pour arrêter », tandis que seulement 9 % avoueraient ne pas vouloir essayer la vape pour des questions de « sécurité ». Enfin, 11 % expliqueraient « ne pas en savoir assez » à propos du vapotage pour essayer, et 9 % penseraient que la vape ne pourrait pas les aider à arrêter de fumer. Des chiffres qui démontreraient un « manque de confiance envers les produits du vapotage » selon l’ASH.

Le vapotage continue d’avoir une mauvaise image

Fait intéressant, même au Royaume-Uni, pays du monde qui encourage le plus ses fumeurs à passer à la vape, le vaporisateur personnel semble continuer d’avoir une mauvaise image.

En effet, si la proportion de ceux qui disent ne pas savoir à quel point les e-cigarettes sont nocives par rapport au tabagisme aurait diminué de 39% à 29%, le document explique que « ce n’est pas à cause d’une augmentation de la compréhension précise des risques relatifs ».

Preuve en est, la proportion de la population adulte pensant que les e-cigarettes sont plus ou moins aussi nocives que le tabagisme aurait presque quadruplée, passant de 7 % en 2013 à 25 % en 2017.

Etonnant pour la population d’un pays qui est probablement la mieux informée du monde concernant la réduction des risques offerte par le vapotage par rapport au tabac fumé.

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