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Juul au coeur d’une affaire de cartouches « périmées » et « contaminées »

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Le leader mondial du pod, Juul, est accusé par l’un de ses anciens cadres d’avoir vendu des cartouches d’e-liquides datées de plus d’un an, dont certaines étaient même « contaminées », sans toutefois donner plus de précisions à ce sujet. Un procès s’est ouvert dans l’Etat de Caroline du Nord.

Juul une nouvelle fois dans la tourmente

L’actualité de Juul est décidément bien sombre ces dernières semaines. Après la démission du PDG et l’annonce de la suppression de 500 postes d’ici à la fin de l’année, voilà qu’un ancien cadre de l’entreprise attaque le géant américain, l’accusant d’avoir vendu près d’un million de cartouches d’e-liquides vieilles de plus d’un an, dont certaines étaient même « contaminées ».

Ainsi apprend-on, dans le procès démarré mardi dernier auprès de la cour du district de Caroline du Nord, par Siddharth Breja, ancien vice-président senior des finances mondiales de Juul, que la société aurait envoyé à ses revendeurs et clients « environ un million de capsules de nicotine à la menthe pour e-cigarette qu’elle savait contaminées ».

L’ex-cadre parle également de la vente de nombreuses cartouches datées de près d’un an, ainsi que de la façon « dictatoriale » dont Kevin Burns, ancien PDG de l’entreprise, dirigeait la société, tout en « favorisant une culture du silence »

Selon ses dires, le plaignant aurait dénoncé ces problèmes de nombreuses fois en interne, sans jamais être écouté. Lui qui aurait par exemple suggéré d’ajouter une date de péremption aux produits de l’entreprise se serait vu refuser la proposition par K. Burns, qui lui aurait répondu :

“Half our customers are drunk and vaping like mo-fos, who the fuck is going to notice ?”

Une phrase que l’on pourrait traduire par « la moitié de nos clients sont bourrés et vapent comme des en**lés, qui va s’en rendre compte ? ».

Toutefois, si l’on en croit le site de la marque, les e-liquides qu’elle vend peuvent être utilisés pendant « plus d’un an, mais il est possible que ceux-ci perdent de leur saveur et qualité au-delà de ce délai ».

Aucune précision apportée sur l’éventuelle contamination

Siddharth Breja raconte aussi avoir découvert, au cours d’une réunion de la direction s’étant déroulée en mars dernier, qu’environ 250 000 refills kits, soit à peu près 1 000 000 de cartouches contenant du e-liquide à la menthe, étaient « contaminées » mais ont quand même été vendues aux détaillants et aux clients.

Il ne précise toutefois par l’objet de cette « contamination ».

Là encore, après avoir fait part de ses préoccupations concernant ce problème, il n’aurait qu’à moitié été écouté. Selon lui, sa hiérarchie lui aurait demandé de facturer 7 millions de dollars au fournisseur de ces produits « contaminés ». Une action qui l’aurait particulièrement préoccupé car il parle d’une « approche hypocrite de ne pas informer les clients de la contamination d’une part (prétendant qu’il ne s’agissait pas d’un problème grave), et de facturer le fournisseur pour cela d’autre part ».

Son ancien directeur financier, Tim Danaher, aurait même été « en colère » contre lui après qu’il ait exprimé son inquiétude, et lui aurait conseillé de « se souvenir de sa loyauté » envers la marque.

Interrogé par Business Insider, Kevin Burns a déclaré ne jamais avoir tenu les propos rapportés par Breja, et avoir demandé à l’entreprise, en temps que PDG, « d’investir massivement dans la qualité des produits ». Un fait qui sera confirmé par le procès selon ses dires.

Siddharth Breja avait été licencié de l’entreprise en mars dernier, une semaine après avoir fait part de ses préoccupations à l’entreprise. Selon son avocat, il aurait été viré sous « de faux prétextes ».

« M. Breja s’est acquitté de son devoir envers les actionnaires, le conseil d’administration et le public en faisant rapport de ces questions à l’interne, s’attendant à ce que la haute direction de Juul fasse ce qui s’impose. Au lieu de cela, Juul l’a viré sous de faux prétextes , et a ensuite cherché à le salir pour justifier sa mauvaise conduite » a ainsi déclaré le défenseur du plaignant.

De son côté, l’entreprise affirme avoir remercié l’homme « parce qu’il n’a pas su faire preuve des qualités de leader nécessaires dans son rôle ».

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