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Détracteurs de la vape : comment les terrasser sans coup férir ?

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Vous en avez assez de toujours devoir justifier votre passage à la vape, de devoir expliquer que vaper n’est pas fumer, de devoir souligner que non, ce n’est pas plus dangereux que le tabac, de toujours devoir ressasser les mêmes arguments aux mêmes questions ? Après des mois d’étude et d’expérimentation, le Vaping Post vous propose LA solution ultime. De rien.

“Quand on est mort, on ne sait pas qu’on est mort, c’est pour les autres que c’est difficile.
Quand on est con, c’est pareil.”
Anonyme.

Je radote, tu radotes, ils racontent n’importe quoi

Bon, vous connaissez tous, ce sont les réflexions typiques que récolte un vapoteur déambulant, innocent et ne demandant rien à personne. “Ta vape, c’est plus dangereux que la cigarette” reste un grand classique. Mais il y a aussi le très efficace “T’as pas arrêté de fumer, puisque tu vapes, c’est pareil”.

L’avantage, c’est que si vous êtes un mutant façon Bruce Banner, cette dernière fera sortir instantanément le Hulk en vous. N’oubliez pas votre carte de fidélité chez Kiabi.

Vous notez le tutoiement : c’est parce que, bien souvent, ces attaques sournoises et perfides viennent de l’entourage proche, de la famille ou d’amis. C’est pour cela que vous vous sentez comme le Capitaine William Turner après que le U20 du Kapitanleutnant Walther Schwieger ait torpillé le Lusitania : vous étiez en confiance, vous n’aviez rien vu venir.

Bien entendu, vous éprouvez le besoin de vous défendre, d’expliquer, de vous justifier. Dans un déni de justice total, d’ailleurs. Dans un tribunal, c’est à l’accusation de démontrer que le mis en cause est bien coupable de ce dont on l’accuse. Dans un cercle proche, en famille ou entre amis, concernant la vape, c’est exactement l’inverse : n’importe qui peut dire n’importe quoi, et si vous ne plaidez pas avec suffisamment d’éloquence votre cause, c’est vous qui serez en tort. Et à force, face à Tata Gilberte et Tonton Marcel qui répètent inlassablement la même chose à chaque réunion de famille, vous êtes fatigué.

Bon, vous avez toujours la solution, un poil onéreuse, d’embaucher un avocat pour leur rabattre le clapet à grand coups d’éloquence. Imaginez la scène : votre tante Germaine, alors que toute la famille est à table, profite d’un moment de silence pour beugler à haut et intelligible voix “mais tu dis que tu as arrêté de fumer, ce n’est pas vrai, tu vapotes, c’est pareil, pire même que la clope”.

Et là, surgissant de derrière un rideau où vous l’aviez planqué, Eric Dupond-Moretti bondit sur la table et se lance dans une plaidoirie dont il a le secret pour fustiger la cuistre. Certes, voir la tête de votre tante humiliée par un ténor du barreau n’a pas de prix, mais la facture de l’avocat risque de vous laisser sur la paille.

Comment réduire au silence les importuns

Notre société a tendance à tout abréger, ce qui entraîne souvent des confusions. Dans le cas qui nous concerne, le proverbe “qui ne dit mot consent”. La forme exacte que devrait revêtir ce proverbe est “qui ne dit mot et se contente de baisser la tête en rougissant légèrement et en bredouillant des excuses consent”. C’est mieux. Moins percutant, mais plus précis.

Parce que, si vous en avez marre de parler, vitupérer, expliquer, répéter et recommencer, le silence est une arme autrement plus redoutable.

Concrètement : voici votre tante Germaine qui, pour vous humilier devant sa fille, Berthe, votre cousine germaine, vous lance “tu dis que tu as arrêté de fumer, mais tu vapotes, c’est pareil, c’est même pire, je l’ai vu chez Courbet.” D’habitude, votre réaction est la même, vous commencez à expliquer en vous énervant, puis vous finissez par bredouiller une explication que vous avez répétée un million de fois, votre famille constate le naufrage tandis que votre tante Germaine et votre cousine germaine Berthe échangent un regard narquois qui vous exaspère. À ce stade, vous postillonnez déjà beaucoup.

Alors ne dites rien. Attention, pas n’importe comment.

Commencez par vous constituer un visage totalement inexpressif. N’hésitez pas, pour cela, à vous inspirer du jeu d’acteur de Steven Seagal. Si vous êtes bon acteur ou bonne actrice, prenez un air profondément ennuyé, comme si on vous obligeait à écouter l’ensemble des discours d’investiture des présidents de la Commission européenne. L’air franchement barbé, quoi.

Ensuite, travaillez le regard : ne fixez pas votre tante Berthe droit dans les yeux, mais braquez votre regard sur la naissance de ses cheveux. Puis, pivotez, en gardant les yeux à la même hauteur. Attention, ne pivotez pas les yeux, mais l’ensemble du corps. Si vous bougez juste les yeux, vous donnerez l’impression de juste fuir son regard, alors qui, si vous pivotez l’ensemble du corps, vous donnerez l’impression qu’elle n’existe pas.

Arrêtez-vous dès que vous apercevez une personne qui n’est ni votre insupportable tante Germaine, ni votre insupportable cousine germaine Berthe. Fixez cette personne droit dans les yeux, faites un grand sourire ravi, et dites-lui que vous êtes content de la voir. Entamez la conversation avec cette personne comme si votre tante Germaine n’existait pas.

Voilà, c’est tout. Mine de rien, sans avoir prononcé un seul mot, vous venez de dire publiquement que votre tante Germaine est si insignifiante, et que ce qu’elle raconte est si stupide, que cela n’a même pas atteint les sommets de sérénité que vous avez gravis. Surtout, n’oubliez pas de vaper, sans même accorder un regard à vos détracteurs. 

La cerise sur le gâteau : une fois l’humiliation de votre cible consommée, lancez-lui un vague regard de pitié méprisante. Attention, prévoyez un miroir et un temps d’entraînement important. Un regard de pitié méprisante, surtout s’il est vague, ça ne vient pas comme ça, ça se travaille.

“Donc, en substance, je l’ignore, quoi”, demanderez-vous. Exactement. Voilà. De Rien.

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