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USA : le Juuling, cette pratique qui fait grincer des dents outre-Atlantique

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Le “Juuling“, vous connaissez ? Non, je vous arrête immédiatement, cela n’a rien à voir avec la… “chose qui chante” et que vous connaissez peut-être, et si ce n’est pas le cas,  Dieu vous en préserve. Le “Juuling“, c’est plutôt l’acte d’utiliser ce petit outil destiné à vapoter aux USA, et qui connaît pour le moins, une très mauvaise publicité ces derniers temps.

Le Juul, entre adeptes et détracteurs  

Fondé au cours de l’année 2007 par James Monsees et Adam Bowen, tous deux étudiants en design à l’université de Stanford, Juul Labs Inc est la société ayant sorti sur le marché le Juul, ce petit appareil très discret, et permettant de vapoter des liquides à base de sels de nicotine. 

Connaissant un réel succès aux États-Unis, le Juul attire de plus en plus l’attention outre-Atlantique et naturellement, pas toujours pour les bonnes raisons. Entre utilisateurs convaincus et associations diverses accusant la société de ne l’avoir dessiné que pour attirer les jeunes, le Juul est en ce moment, au centre de toutes les attentions de nos amis américains. 

La différence entre Juuling et vapote 

Si vous avez l’occasion de discuter avec des vapoteurs américains, certains vous expliqueront probablement qu’ils ne vapotent pas, mais qu’ils “Juulent“. D’autres vous expliqueront qu’il s’agit de la même chose, tandis que les derniers, vous voyant avec votre cigarette électronique, s’exclameront “oh, tu Juul toi aussi ?!“. En effet, si le terme de “Juuling” signifiait à la base vapoter sur le petit appareil de la marque Juul, il est aujourd’hui en train de se répandre au point de parfois, remplacer le terme de vapoter. Mais alors, quelle différence y a-t-il ? 

En fait, il n’y en a pas. Le Juul fonctionne de la même manière qu’une cigarette électronique, avec un réservoir contenant un e-liquide fait à base de PG, de VG, d’un ou plusieurs arômes, et de nicotine, sous la forme de sels. Le liquide est chauffé par une résistance accompagnée de coton, comme pour une cigarette électronique classique. La seule réelle différence entre les deux dispositifs provenant de la quantité de nicotine délivrée à chaque bouffée. Afin de vous faire une idée plus précise, considérez que dans un pod destiné à fonctionner avec le Juul, il y a l’équivalent en nicotine d’un paquet entier de cigarettes. Alors oui, cela peut paraître énorme, mais il faut également se rappeler que la dose de nicotine délivrée est telle, que l’on vapote beaucoup moins avec une Juul qu’avec une cigarette électronique classique. En d’autres termes, le nombre de bouffées afin d’atteindre une telle dose de nicotine, est le même que celui nécessaire pour fumer un paquet entier de cigarettes.

Si le dispositif est aussi populaire aux USA, c’est avant tout car il se présente de manière très compacte, et permet aux fumeurs souhaitant quitter leurs mauvaises habitudes, de démarrer la vapote à l’aide d’un dispositif discret, et qui ne demande pas à être rechargé tous les jours (voir toutes les 3 minutes dans le cas d’un montage quadruple coil maxi fused clapton tiger fusion donuts et babouchka, avec un réservoir de 2 ml). 

Le Juul n’est pas non plus uniquement vendu en magasin spécialisé. Cette grande disponibilité lui permet d’être ainsi mieux connu des fumeurs que la cigarette électronique classique. Preuve en est, les ventes du Juul surpassent celles de tous les produits similaires réunies. 

Alors pourquoi tant s’inquiéter du Juuling aux États-Unis ?

En fait, si l’entreprise connaît de sombres heures actuellement, c’est principalement à cause des médias américains qui, eux aussi, ont repris le terme de “Juuling“, mais pour qualifier la pratique de vapoter par les adolescents… C’est ainsi que de nombreuses rumeurs courent à travers le pays accusant la société de rendre ces jeunes accros à la nicotine, et augmentant ainsi leur chance de passer un jour à la cigarette… Le fameux effet passerelle pourtant déjà largement démenti. 

Et pourtant, selon Amelia Howard, sociologue à l’Université de Waterloo, les rapports médiatiques d’une épidémie de “Juuling” chez les adolescents ne concordent pas avec les études de population qui démontrent que l’utilisation régulière de ces produits par des non-fumeurs est très faible. Elle explique également que la méthode du “Juuling“, tout comme le vapotage, permet de résoudre en grande partie les problèmes causés par la consommation de tabac, et se montre ainsi particulièrement menaçante pour des marchés bien en place depuis très longtemps… en faisant alors une cible parfaite pour médias et autres membres de l’industrie du tabac.

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