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Réunion à l’usine de vape

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Bien que professionnel de la vape depuis quelques années et vapoteur depuis encore plus longtemps, il y a toujours des choses sur ce marché qui me laissent sceptique. Honnêtement, vous y comprenez quelque chose, vous ?

Un lundi matin à Shenzhen

La Chine est le premier fabricant de vape au monde, et cela se voit, surtout en période de pénurie. La Chine est aussi, et surtout, un pays qui a une culture et une civilisation radicalement différentes des nôtres. Et cela aussi se voit. Il suffit de regarder un pod.

Non, je ne critique pas les pods. Mais un pod, c’est un pod. Que chaque fabricant veuille avoir le sien, pour ne pas laisser le terrain à la concurrence, là, d’accord, je n’ai aucun problème. Mais quand vous parcourez les allées d’un salon de la vape, et que vous voyez des fabricants qui présentent cinq, dix, quinze modèles différents, quel intérêt ? 

Mettez-vous un instant à la place du pauvre client qui en achète un sur les quinze. Et il l’adore ! C’est pile sa vape, il ne le lâche plus, c’est son truc à lui. Pas de pot, ce n’est que son truc à lui, le pod fait un flop commercial, l’usine arrête la prod. Six mois plus tard, le client erre tel un zombie dans The Walking Dead, allant de boutique en boutique, espérant trouver une résistance adaptée. 

Vous pensez que j’exagère ? Je n’ai qu’un mot à vous dire : Pingouin. Les vrais sacheront. 

Honnêtement, avez-vous déjà essayé de vous représenter une réunion du lundi matin dans une entreprise de Shenzhen ?

Le directeur : Alors, quel produit allons-nous lancer cette semaine ?
L’ingénieur : Le voici, directeur !
Le directeur : C’est un pod…
L’ingénieur : Oui directeur !
Le directeur : Il y a déjà 10 000 pods sur le marché !
L’ingénieur : Pardon, directeur.
Le directeur : Non, vas-y, balance en prod’, sur le tas, il y en a bien un qui finira par se vendre, et je suis certain que c’est le nôtre.

Non, hein ? Prenez un pod qui sort, mettons un gris. Deux semaines plus tard, il sort en bleu. Pour vous, c’est un pod qui est disponible soit en gris, soit en bleu. Mais pour l’industriel, c’est un nouveau produit, et lui ne comprend pas que nous ne le voyions pas comme tel, puisqu’il y en a un qui est gris, et l’autre qui est bleu, ce n’est pas la même chose, on est bien d’accord, qu’est-ce qui est difficile à comprendre, à la fin ?

Excusez-moi ; je pense que je craque. Si au moins il était rouge, teintes chaudes, teintes froides… Mais qu’est-ce que je raconte ?

Un plan diabolique

Mais si la stratégie des fabricants de pods est difficile à comprendre, il en est d’autres qui sont limpides.

Tenez, il est facile d’imaginer cette réunion de travail dans l’usine d’à côté.

Le directeur : Alors, quel produit allons-nous lancer cette semaine ?
L’ingénieur : Et bien, directeur, rien, hélas ! Nous avons loupé notre atomiseur.
Le directeur : Comment ça, loupé ?
L’ingénieur : Oui directeur, loupé, regardez, il est moche, pas pratique, et le rendu est infâme.
Le directeur : Houla, effectivement. Bah, j’ai une idée ! Vous n’avez qu’à lui donner le nom d’un dessin animé japonais, vous leur payez pas les droits, par contre, on s’en fiche, ils vont pas nous refaire Nankin une deuxième fois, et comme ça, on va le vendre par palettes entière aux occidentaux, ils adorent ça.
L’ingénieur : Idée de génie, directeur !

Et voilà. Toute ressemblance avec des événements ou personnes existant ou ayant existé, hein, vous connaissez la chanson. 

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