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Assurer son crédit immobilier quand on est vapoteur

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Après notre volet sur la vape et les banquiers, nous ne pouvions pas passer à côté de la question des assurances. Assurer son crédit immobilier lorsqu’on est vapoteur revient à répondre à une question pour les assurances : est-on fumeur, ou non ? 

Assurer son crédit maison, la loterie

Le cas de figure le plus répandu, et commun à tous, particuliers et professionnels, est l’assurance d’un crédit immobilier. Plus précisément, le questionnaire de santé.

Pour celles et ceux qui n’ont pas encore acheté leur logement, à la souscription d’un emprunt immobilier, l’organisme prêteur peut exiger une assurance, qui couvrirait les remboursements en cas de décès de l’emprunteur. « Peut » étant très théorique : en réalité, il n’existe aucun organisme de financement qui acceptera de prêter autant d’argent sur autant de temps sans assurance.

Et, à la souscription de cette assurance, un questionnaire médical est imposé, ceci afin que l’assurance puisse vérifier que vous avez de fortes chances de vivre jusqu’au terme de votre remboursement. L’état de santé du répondant et ses comportements influent directement sur le montant des primes, voire sur un refus pur et simple.

Pour ceux qui y songeraient : mentir peut coûter cher. Avant de payer, l’assurance examine le dossier, voire déclenche une enquête. Si un fumeur répond qu’il ne fume pas et décède d’une affection liée au tabac, la compagnie est en droit de purement et simplement refuser de payer, et en fera aucun cadeau, laissant la famille du défunt dans une situation souvent catastrophique.

Et dans ce questionnaire, il est posé la question de savoir si le souscripteur est fumeur ou non. Avec un calcul simple : un fumeur ayant de fortes chances de mourir avant un non fumeur, le risque sera élevé, et il paiera plus cher. Rien d’anormal , jusqu’au moment où on aborde le sujet de la vape.

Vaper, un risque à la carte

Alors, assurer son prêt immobilier lorsqu’on est vapoteur, ça se passe comment ? Si l’on devait faire une synthèse, la réponse la plus courte est « ça dépend ».

Globalement, un cas de figure prédomine largement, l’inexistence pure et simple de la vape sur le questionnaire d’assurance. La question porte uniquement sur le fait que le souscripteur fume, ou non. Simple ? Non. Parce que cela peut vouloir dire deux choses.

Durant notre enquête, nous avons recueilli le témoignage de vingt vapoteurs dans cette situation, en essayant d’avoir le plus possible de compagnies d’assurances différentes.

Pour quatorze vapoteurs de notre échantillon, on leur a expliqué que si ils vapotaient, ils étaient considérés comme fumeurs.

Tous ont posé la question de savoir ce qu’ils devaient répondre, et le résultat est sans appel : pour quatorze d’entre eux, on leur a expliqué que si ils vapotaient, ils étaient considérés comme fumeurs. Quatre sur vingt seulement ont été autorisés à cocher la case « non fumeur », et, pour deux d’entre eux, cette autorisation a été faite après maint appels au siège.

Deux seulement ont rempli un questionnaire d’assurances où on leur posait spécifiquement la question de savoir si ils étaient vapoteurs. A noter que, parmi les vingt, ce sont ces deux interviewés qui ont acheté leur habitation le plus récemment, le plus « ancien » ayant acheté il y a quatre ans. Il est possible que certaines compagnies aient révisé leur questionnaire depuis.

La vape vue du côté des assureurs

Pour en avoir le cœur net, nous avons interrogé plusieurs compagnies d’assurances, tant au niveau des sièges qu’en agence. Leurs réponses ont été quasiment unanimes : Assurer la vape est aujourd’hui difficile, puisqu’il n’y a pas d’étude de sur- ou sous-mortalité à long terme. L’assurance de tout risque reposant essentiellement sur des statistiques, nous devrions constater des évolutions en ce domaine à moyen terme.

Et à la question « mais est-ce que la vape n’est pas juste un prétexte pour faire payer plus cher l’assuré ? », la réponse a été unanime : non. Un agent nous l’a très bien expliqué « les assurances habitations sont devenues un secteur très concurrentiel, le souscripteur peut choisir plus facilement sa compagnie, et il fait jouer plus facilement la concurrence en comparant les prix. Nous avons vraiment intérêt à être au plus bas possible, aujourd’hui. Faire payer quelque chose en plus n’est donc absolument pas notre intérêt, si nous le faisons, c’est parce que nos analystes estiment qu’il y a un risque réel. »

Le meilleur conseil, donc, c’est de bien vous renseigner, et de ne surtout pas hésiter à faire jouer la concurrence.

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