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Une sale journée de vapoteur

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C’est vendredi, et l’article du vendredi en fin d’après-midi, c’est l’article rigolo. Sauf qu’il y a un problème : c’est moi qui l’écris, et aujourd’hui, j’ai pas tellement envie de vous faire rire. En réalité, je passe une sale journée de vapoteur.

Vendredi funèbre

C’est parfois difficile d’être en charge de cet article humoristique chargé de clôturer la semaine au Vaping Post. Tous les vendredis, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, quelle que soit mon humeur, quels que soient mes soucis, je dois remplir cette mission sacrée : en faire marrer certains, et en agacer d’autres, qui ne supportent pas cette rubrique et préféreraient partir en week-end en restant sur une mauvaise nouvelle.

Parfois difficile, parce qu’il arrive qu’on passe une sale journée. Là, aujourd’hui, c’est le cas. Mais je ne passe pas une sale journée ordinaire, je passe une sale journée de vapoteur, ce sont les pires.

Parce que c’est très différent, la sale journée ordinaire et la sale journée de vapoteur. Prenez une sale journée ordinaire :

“Hé, Guillaume, il y a ta femme qui s’est barrée”.

Bon, ben on prend ça avec philosophie, on se dit “une de perdue, dix de retrouvées“, on tire une barre sur sa vape et ça va mieux. Ou bien son alternative cauchemardesque :

“Hé, Guillaume, il y a ta femme qui revient !”.

Bon, là, comment ça se passe ? Les dix qu’on avait retrouvées, il faut les renvoyer, ou bien ? Peu importe, on tire une barre sur sa vape et qui vivra verra. Et il est fort probable qu’il y en ait dix qui ne verront plus rien. Ou encore :

“Hé, Guillaume, pour l’enterrement de vie de garçon de Gégé, on avait commandé une poupée gonflable, on s’était dit que ça te dérangerait pas qu’on la fasse livrer chez toi, mais le facteur s’est un peu gouré et il a livré chez tes voisins. Ils ont vu l’erreur en ouvrant le colis…”.

Là encore, on tire une barre et on évite soigneusement les cinquante prochaines fêtes des voisins.

Tout ça, ce sont des sales journées ordinaires. Enfin, sauf la deuxième, que je n’ai jamais vécu, elle n’est pas revenue, je le dis pour les lectrices célibataires qui seraient séduites par mon style flamboyant. Mais là, aujourd’hui, je passe un type totalement différent de sale journée : une sale journée de vapoteur.

Intertitre

Vous voyez ? Je suis tellement démotivé que je ne trouve même pas d’idée pour mon intertitre. Mais, me demanderez-vous, c’est quoi une sale journée de vapoteur ? Alors, non, on arrête tout de suite avec les blagues sur les livreurs qui sonnent chez vous alors que vous n’y êtes pas, ou qui laissent un avis de passage alors que vous êtes là. Non, ça c’est une sale journée pour le type du service de réclamation de la société de livraison, mais il ne le sait pas encore.

Une sale journée de vapoteur, c’est quand on passe une sale journée ordinaire, mais qu’en plus, quand on tire sur sa vape, c’est décevant.

C’est quand on fait une résistance toute neuve, mais qu’on n’arrive pas à espacer régulièrement les spires, qu’elle est tordue et toute moche. Elle vape quand même, elle chauffe bien du milieu vers les extrémités, tout va bien, tout le monde n’y voit que du feu, et puis personne ne la voit. Même pas vous. Mais vous savez que votre résistance est moche, et ça vous contrarie.

C’est quand l’atomiseur suinte. Il ne fuit pas, non, pas de bonne fuite bien franche, il suinte. Un peu de liquide coule doucement sur vos doigts et votre mod, venu d’on ne sait où ni on ne sait pourquoi. Pourtant, le montage est impeccable, la fibre bien placée et dosée, mais ça suinte. Vous ne comprenez pas pourquoi, et votre mod est tout gras, c’est horrible.

C’est quand votre all day n’a pas le même goût. C’est votre liquide favori depuis des années, le fabricant est constant, vous en avez vapé de la même bouteille la veille et c’était bien… Mais aujourd’hui, c’est fade. C’est pas mauvais, juste pas terrible.

C’est quand vous avez monté les uns après les autres tous vos atomiseurs préférés, que des cadors, que vous maîtrisez parfaitement, mais que non, décidément, ça ne donne rien.

C’est pas mauvais, c’est juste… Pas terrible.

C’est quand vous vapez mécaniquement pour avoir de la nicotine, mais que vous n’en retirez aucun plaisir, en espérant que demain, ça ira mieux, tout en jetant un regard mélancolique sur l’horizon gris à travers votre carreau battu par pluviôse.

Vous y êtes ? Une journée moche, quoi, une sale journée de vapoteur.

Et bien, aujourd’hui, c’est précisément une journée comme ça pour moi, donc pas d’article du vendredi, je voulais juste vous expliquer pourquoi. Voilà. A la semaine prochaine.

Cet article n’est pas sponsorisé par une marque d’antidépresseurs. Mais nous sommes ouverts à toutes les propositions.

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