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Sexe, flingues et vapotage

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Il y a des nouvelles, comme ça, qui ne semblent pas nous concerner et qui, pourtant, nous mettent en panique. Non, pas le remake du « Salaire de la peur » sur Netflix, quoique, mais une saisie d’armes chez un de nos géants du cinéma.

Rocco et ses frères

J’étais chez Maîtresse Sévère lorsque tomba la nouvelle. Nous étions en train de réfléchir à sa prochaine intervention dans un article du vendredi, tandis qu’elle fouettait un de ses clients.

« On ne sait pas ce qu’il y a dans la vape ! On ne sait pas ce qu’il y a dans la vape ! » s’écriait-il, tandis que la domina lui administrait de solides coup de fouet.

Je l’interrogeais sur ces étranges propos.

« C’est un code entre nous » m’expliqua la dominatrice « tant qu’il veut que je le fouette, il dit ça ».

Original, remarquais je, mais ça posait une autre question : et lorsqu’il souhaitait arrêter ?

« Il doit dire : je me ferais bien un tank de RY4 ».

Et soudain, le bip indiquant l’arrivée d’une information capitale sonna sur mon téléphone. Je l’ouvris et lu à haute voix, pour Maîtresse Sévère « 72 armes à feu ont été retrouvées chez Alain Delon, la police les a saisies ». Je blêmis et indiquai que je devais rentrer chez moi immédiatement faire le ménage.

« J’ignorais que vous aviez un arsenal chez vous » souligna Maîtresse Sévère.

Je lui expliquait que j’avais pire, bien pire : beaucoup, beaucoup de vape. Des mods, des tanks, des litres de e-liquide. Avec tout ça, je m’attendais à ce que le GIGN défonce ma porte d’une minute à l’autre.

Le cercle rouge

Maîtresse Sévère me regardait, franchement dubitative : « sauf erreur de ma part, il n’y a rien d’illégal, là dedans ».

Hou-la hou-lala comme elle y allait ! Je l’enjoignis donc à se rendre sur des sites d’information américains ou des parents s’exprimaient sur la vape. Selon eux, il faut préserver leurs enfants de cette menace sur leurs vies. Parce qu’un gamin américain, qu’il puisse conduire une grosse bagnole avec un V8 de 400 chevaux à 15 ans tout en étant chargé jusqu’aux yeux d’antidépresseurs et autres calmants, aucun souci, qu’il puisse aller à l’épicerie acheter l’équivalent en bonbons de deux champs de canne à sucre et un fusil d’assaut avec la monnaie, c’est bien normal, en revanche, dès qu’il louche vers une vapoteuse, attention, la jeunesse est en danger.

Elle n’était toujours pas convaincue « oui, enfin les USA, c’est différent ».

Tut tut tut ! Fis-je en levant la main, on dit que ce qui arrive aux USA finit par arriver en Europe, et, si l’on en croit les commentaires de parents sous les articles de la presse généraliste qui traitent de la vape, c’était un colis express. Et, Maîtresse Sévère, vous devriez arrêter de fouetter ce pauvre homme, il n’en profite plus, il s’est évanoui, et vous allez finir par le couper en deux à force.

« Ah, oui, pardon ».

Ce n’est rien. Bon, où en étais-je ? Ah, oui, donc, on constate que les réactions parentales sont plutôt sévères vis à vis de la vape, beaucoup plus que lorsqu’on voyait les gamins à la sortie du lycée avec des cigarettes tabac, qui se bitumaient tellement les poumons que les sociétés d’autoroute réclamaient le droit d’y installer des péages.

« Tiens, c’est vrai. Et pourquoi, selon vous ? »

Je ne sais pas. Mais parfois, je me dis qu’on devrait autoriser leurs enfants à acheter des fusils d’assaut. Ca les aiderait à relativiser.