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Royaume-Uni : coup de gueule d’une association en faveur de la cigarette électronique

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Son fondateur s’est exprimé sur les nombreuses politiques antivape du monde entier, avant de proposer diverses méthodes destinées à améliorer les futures études scientifiques sur la cigarette électronique.

OMS, USA, « soi-disant scientifiques », tous y passent

Fondée en 2010, Drug Science, anciennement appelé Independent Scientific Committee on Drugs (ISCD), est un comité consultatif sur les médicaments s’étant fixé pour objectif de fournir une base de données scientifique « libre de toute influence politique ou commerciale ». Par ce biais, il souhaite doter le grand public comme les médias ou les décideurs politiques, des connaissances et ressources nécessaires pour « mettre en œuvre des changements législatifs positifs ».

Il y a quelques jours, le professeur David Nutt, fondateur du comité, s’est exprimé dans un billet concernant les nombreuses prises de position antivape de l’OMS ainsi que de plusieurs gouvernements du monde.

Après avoir rappelé les nombreuses preuves démontrant que l’inhalation de nicotine par le biais d’une cigarette électronique est considérablement moins nocive que dans le cadre du tabagisme, il a fait part des raisons qui, selon lui, conduisent à des discours politiques en défaveur du vapotage.

Le professeur parle ainsi d’un mélange complexe de « politique, d’intérêts personnels des groupes de pression antitabac » ainsi que de « haine puritaine absolutiste de la nicotine à usage récréatif », même lorsque son type de consommation est « peu nocif ». Il cite également les sociétés pharmaceutiques qui tirent profit de la vente de médicaments pour arrêter de fumer, et percevraient ainsi la vaporisation comme une « menace commerciale ». La « croyance non fondée et plutôt paranoïaque » que la cigarette électronique est une invention des grands groupes composant l’industrie du tabac est également rappelée.

Dans son article, il n’hésite pas non plus à directement s’en prendre aux États-Unis qui classent les produits de la vape comme des produits du tabac, même lorsque ceux-ci ne contiennent pas de tabac, ni même de nicotine. Une manœuvre selon lui destinée à faire que « les principales baisses de la consommation de cigarettes chez les jeunes induites par le vapotage soient cachées ».

Sans oublier les « soi-disant scientifiques, experts médicaux et rédacteurs de revues » qui « déforment délibérément » les preuves des effets nocifs de la cigarette électronique au profit des ventes de cigarettes et au détriment de la santé des fumeurs.

Diverses propositions pour de meilleures études sur la vape

Concernant ce dernier point, D.Nutt propose un ensemble rigoureux de principes scientifiques qui devraient être respectés pour tout rapport futur sur les méfaits du vapotage :

  • Les effets nocifs comparatifs devraient toujours être signalés : ainsi, les publications sur les effets nocifs de la vape devraient toujours faire état du tabagisme en quantités comparables comme condition de contrôle,
  • les conditions de vaporisation dans les expériences en laboratoire devraient refléter l’utilisation réelle des produits,
  • les méfaits devraient toujours être rapportés par rapport à ceux produits par les cigarettes et idéalement par rapport à d’autres drogues couramment utilisées,
  • les éditeurs doivent refuser de publier des extrapolations injustifiées du travail de laboratoire à la pratique clinique,
  • les auteurs qui permettent des affirmations exagérées dans les communiqués de presse devraient en être tenus responsables,
  • la communauté scientifique devrait exposer et critiquer de telles affirmations non scientifiques et les universités ou autres employeurs devraient les vérifier et agir pour les retirer de leurs sites web.

Une fois encore, le Royaume-Uni semble être le seul pays du monde à fermement s’engager pour la cigarette électronique, outil de sevrage tabagique le plus efficace existant à ce jour. Il reste désormais à voir si l’OMS et les gouvernements du monde tiendront compte de ce fait lors de la prochaine conférence des parties qui se tiendra en novembre prochain, afin d’améliorer la Convention-cadre pour la lutte antitabac (CCLAT).

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