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Quand Philip Morris enfile une blouse blanche

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Le cigarettier Philipp Morris International vient de lancer un nouveau projet qui se veut ambitieux : une plate-forme destinée à partager en ligne études et données scientifiques sur les produits à risques réduits. Le tout, dans un esprit responsable.

Partager la science du tabagisme

Intervals.science est une plate-forme en ligne qui met à disposition des données scientifiques. Jusque là, rien de transcendant, c’est même dans ce but qu’à la base internet a été inventé. Ce qui caractérise cette plate-forme, néanmoins, est qu’elle est spécialisée dans un seul domaine : la réduction des risques liés au tabac. A la barre, Philip Morris International, fabriquant et distributeur d’une vingtaine de marques de cigarettes comme Marlboro ou Chesterfield.

L’idée en soi n’est pas mauvaise : mettre à disposition de la communauté scientifiques les études et données sur cet unique sujet, avec les protocoles scientifiques reconnus dans l’échange d’information. Pour faire simple, des études réalisées selon les normes scientifiques.

PMI explique cet initiative par le fait que les études sont parfois contestées, soit par leur méthodologie soit par d’éventuels conflits d’intérêt des chercheurs qui y sont impliqués. Intervals a donc la volonté de garantir la plus complète transparence sur les données. Un panel d’experts a été sollicité afin de garantir également la rigueur méthodologique.

C’est bien. C’est même très bien. Mais il semblerait que Intervals soit excessivement spécialisé : le site ne se concentrera que sur les produits du tabac à risques réduits, c’est à dire, majoritairement, le tabac chauffé. Rien ne permet, pour l’instant, à un chercheur de comparer la dangerosité d’un dispositif “heat not burn” avec celui de la vape. Ni d’ailleurs avec celui de dispositifs qui ne sont pas fabriqués par PMI.

Intervals a la prétention d’être un outil d’aide aux décisions des futures politiques de santé. Des œillères pour mieux voir le sillon, on ignorait PMI si proche de la terre.

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