Vous êtes ici : Vaping Post » Humour » Pourquoi le sport, c’est le mal, et comment l’éviter

Pourquoi le sport, c’est le mal, et comment l’éviter

    Annonce

Bon, c’est vendredi. Et il y a quoi, le vendredi ? L’article du… du… Vendredi. Voilà. Bon, et bien, hardi, moussaillon, en route pour l’aventure, puisque les beaux jours sont là, il est temps de se préparer à faire du sport. Ne partez pas, c’est vendredi, on a dit.

Et sportez-vous bien

C’est un sondage, dont nous vous avons déjà entretenu, qui nous l’apprend : un fumeur sur quatre en France aurait tenté d’arrêter de fumer durant le confinement, et, pour ce faire, la vape arrive deuxième sur le podium derrière le sport.

Oui, oui, le sport. Oui, c’est bien ça, ces gesticulations semi-ordonnées qui vous laissent fatigués et transpirants (entendez inaptes, affamés et puants). Moi, ça me laisse dubitatif, cette histoire de sport. Oh, je les crois, hein. Mais je ne suis pas dupe sur le fait que, ce qui les a motivés, avant tout, à opter pour le sport, c’est le fait que ça donnait un prétexte pour sortir pendant le confinement, et que faire du sport quand on fume, c’est compliqué. Quiconque a déjà craché ses poumons en essayant de faire un footing sait de quoi je parle. 

Le sport, je l’évite soigneusement. Et ceci, pour plusieurs raisons.

La première étant que ça fatigue. Il y a des moments où c’est très bien, d’être fatigué, par exemple, le soir, quand c’est l’heure d’aller dormir. Là, on est bien d’accord, la fatigue est pile ce dont vous avez besoin.

Mais il y a d’autres moments où cela peut être contre-productif. Par exemple, quand un collègue de la rédaction du Vaping Post m’appelle en visio pour parler d’un point précis, et que je lui réponds les yeux encore mi-clos et le clavier imprimé sur la moitié du visage.

Il paraît pourtant que les femmes sont plus attirées par les sportifs. Chose qui, bien que l’ayant constaté à maintes reprises (lorsque j’étais placé en ballottage), me laisse toujours autant perplexe.

D’accord, le sportif aura un corps svelte et musclé, mais que diantre, pour quoi faire ? Lorsqu’au moment de le connaître bibliquement, mesdames, il vous expliquera que « excuse-moi, j’étais pas super en forme, j’ai passé quatre heures à la salle » avant de s’endormir en ronflant, vous ferez moins les malignes.

Alors que les non-sportifs sont toujours opérationnels, au top de leur forme. Quoi, vous contestez ? Chut, taisez-vous ! Vous ne savez pas à qui vous parlez ? Je suis le plus grand spécialiste mondial de la non-sportivité. Je le sais, c’est moi qui l’ai décidé, et comme j’ai toujours raison, voilà. Alors que vous, là, je suis sûr que vous avez une paire de baskets dans votre placard, et que vous envisagez d’aller faire un footing un de ces jours.

Amateurs, va…

Et puis, le sport, arrivé à un certain âge, on arrête. On ne peut plus. Et tout ce muscle fond et se transforme en gras, et on devient laid et flasque. Il devient quoi, alors, le beau gosse qui a passé des heures à se forger un corps d’athlète plutôt que d’apprendre des choses qui lui conféreraient une conversation intéressante ?

Quoi encore ? Arnold qui ? Schwarzenegger ? Il s’entraîne toujours à 72 ans ? Oui, et ? Les exceptions, ça existe. Alors, avant de citer Schwarzie, vous faites 100 millions de dollars au box office en allant flinguer un extraterrestre invisible dans la jungle, et on en rediscute.

De quoi on parlait, déjà ? Ah, oui, de sport. Excusez-moi, j’ai tellement peu l’habitude.

Bon, je vous sens dubitatifs. Vous vous dites que, quel que soit le prétexte, le sport, c’est quand même pas mal pour garder la forme et une masse corporelle correcte, d’ailleurs, moi-même qui fait un régime, je fais du sport. Et je vous dirai : non. Non, non, non et non.

Le truc, il est là : imaginons, vous sautillez devant un sac de frappe devant lequel vous enchaînez jabs, directs, uppercuts et crochets. Là, on est d’accord, vous faites du sport, et c’est le mal.

Alors que si, sur votre sac de frappe, vous collez la photo d’une personne qui vous insupporte particulièrement, et que vous enchaînez jabs, directs, uppercuts et crochets, et bien là, ce n’est plus du sport. Non, du tout : d’accord, ça fatigue comme le sport, ça fait des muscles comme le sport, vous sentez pas bon sous les bras comme après avoir fait du sport, mais ça n’en est pas. Cette projection externe personnifiant l’objet de votre courroux tout en le dépersonnalisant et en vous permettant d’extérioriser sans tabou tous vos non-dits : si ce n’est pas de la psychologie, ça, c’est quoi, alors ?

Pareil, fuyez les sports en équipe, faites plutôt de la sociologie (ou de l’ethnologie, de la fouloscopie, de la psychologie sociale…), n’allez plus faire un footing, mais philosophez en exprimant métaphoriquement la solitude de l’individu face à la course folle du monde.

Ainsi, vous pourrez dire sans sourciller « oh, tu sais, moi, le tabac, j’en suis sorti grâce à la culture ».

Voilà. De rien.

Cet article d’humour peut contenir des traces de mauvaise foi.

Annonce

Les commentaires sont fermés.