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Les vidéos efficaces pour lutter contre la désinformation sur la cigarette électronique

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Selon les chercheurs, de courtes vidéos informant sur le vapotage pourraient permettre de réduire la mauvaise perception du grand public sur la cigarette électronique.

La sémantique particulièrement importante

Bien qu’il existe désormais un consensus auprès d’une grande partie du monde scientifique concernant le fait que vapoter est beaucoup moins nocif que fumer, une large portion du grand public continue de croire à tort que la cigarette électronique est autant, si ce n’est plus nocive que le tabagisme. Dans tous les pays du monde, y compris le Royaume-Uni pourtant connu pour présenter l’e-cigarette comme un outil de sevrage tabagique efficace, la méconnaissance de la réduction des risques offerte par la vape ne cesse de croître. Comment alors, bien informer les populations à ce sujet ? Les courtes vidéos sont-elles efficaces ? Voilà la question que se sont posée des chercheurs travaillant pour l’University of Bath, au travers d’une étude (1) publiée dans le journal Nicotine & Tobacco Research.

Pour cette analyse, 382 participants fumeurs ont été recrutés. Tous ont ensuite été scindés en 3 groupes :

  • 1 groupe qui s’est vu présenter une vidéo de 30 secondes réalisée par Cancer Research UK, avec des messages simples et quelques pictogrammes. (Lien de la vidéo)
  • 1 groupe à qui l’on a demandé de visionner une vidéo de 2mn20 réalisée par le National Centre for Smoking Cessation and Training, présentant un panel d’experts s’exprimant sur la réduction des risques offerte par la cigarette électronique. (Lien de la vidéo)
  • Un troisième groupe qui n’a visionné aucune vidéo.

Avant de présenter les vidéos aux différents groupes, une série de questions leur a été posée concernant la réduction du risque tabagique offerte par l’utilisation d’un vaporisateur personnel, ainsi que sur ce qui fait le danger du tabagisme et du vapotage. Enfin, les participants ont été invités à répondre à une question concernant leur plus grande préoccupation concernant le vapotage, ainsi que sur leur fréquence d’utilisation d’une e-cigarette pour ceux qui avaient déjà essayé, le nombre de cigarettes de tabac fumées chaque jour, et le nombre de tentatives sérieuses d’arrêt du tabac qu’ils avaient faites.

Voir les questions précises qui ont été posées aux participants

Déclarations générales sur la réduction des risques

  • (1) J’en sais assez sur les e-cigarettes pour me faire une opinion précise.
  • (2) Les e-cigarettes sont nocives.
  • (3) Les e-cigarettes sont moins nocives que les cigarettes combustibles.
  • (4) Les e-cigarettes sont un outil utile pour les personnes qui veulent arrêter de fumer.
  • (5) Il existe des preuves scientifiques convaincantes que les e-cigarettes sont sûres.
  • (6) Il existe des preuves scientifiques convaincantes que les e-cigarettes sont plus sûres que le tabac.

Déclarations spécifiques sur la réduction des risques

  • (1) Les risques du tabagisme pour la santé proviennent du goudron des cigarettes combustibles.
  • (2) Les risques du tabagisme pour la santé proviennent de la nicotine des cigarettes combustibles.
  • (3) Les e-cigarettes contiennent souvent du goudron.
  • (4) Les e-cigarettes contiennent souvent des produits chimiques qui sont nocifs pour la santé de l’utilisateur.
  • (5) Il existe un risque élevé d’accidents lors de l’utilisation des e-cigarettes.
  • (6) La vapeur secondaire des e-cigarettes peut exposer d’autres personnes à des risques.
  • (7) Les e-cigarettes normalisent le tabagisme, incitant davantage de jeunes à fumer.

Les mêmes questions leur ont été posées suite au visionnage des vidéos.

Des résultats encourageants…

Les chercheurs indiquent que l’exposition à une courte vidéo comme celles qui ont été présentées aux 2 groupes aurait permis de corriger de manière significative les perceptions erronées des e-cigarettes chez les fumeurs adultes qui ne fument pas et d’augmenter leurs intentions d’essayer une e-cigarette, par rapport aux participants du groupe témoin qui n’ont pas vu de vidéo.

De plus, les auteurs indiquent avoir également pu observer un effet de contagion, c’est-à-dire que les groupes ayant visionné les vidéos auraient montré une approbation plus faible concernant le risque d’accident. Ils auraient été également plus susceptibles de penser que les e-cigarettes ne présentaient pas de risque de fumée secondaire, malgré le fait que les vidéos visionnées ne parlaient pas de ces sujets. Pour les chercheurs, ces courtes présentations médiatiques permettraient ainsi d’encourager une attitude généralement plus positive concernant la cigarette électronique.

… mais pas parfaits

Si ces résultats sont très positifs, ils ne sont cependant pas parfaits.

En effet, si ces vidéos ont permis de corriger certaines perceptions erronées qu’avaient les participants concernant le vapotage, il n’en est pas de même pour la nicotine. Ainsi, le groupe ayant visionné la vidéo de Cancer Research UK n’aurait pas modifié sa perception de la substance. Une perception qui aurait pourtant été modifiée chez le groupe ayant regardé la vidéo du National Centre for Smoking Cessation and Training.

Pour les scientifiques, cette différence pourrait s’expliquer par les mots utilisés pour parler de la nicotine dans les deux vidéos. Alors que la première indiquait que les e-cigarettes contiennent de la nicotine, la nicotine crée une dépendance mais ne provoque pas de cancers, la seconde expliquait que les gens meurent à cause du goudron, des autres composants de la fumée, mais pas de la nicotine. La nicotine n’est donc pas le composant nocif.

Une différence de sémantique qui pourrait avoir fait toute la différence, la seconde vidéo indiquant clairement que la nicotine n’est pas nocive, contrairement à la première qui se contente d’indiquer qu’elle ne provoque pas de cancers. Une différence pouvant paraître minime, et qui pourtant, semble avoir eu un réel impact chez les spectateurs.

Ainsi, si les vidéos semblent efficaces afin de transmettre des informations concernant la réduction des risques offerte par le vapotage, leur format et les mots utilisés devront être choisis avec soin, sous peine de, peut-être, ne pas fonctionner.


(1) Madeleine Svenson, James Green, MSc, Olivia M Maynard, PhD, Tackling Smoker Misperceptions About E-cigarettes Using Expert Videos, Nicotine & Tobacco Research, 2021;, ntab104, https://doi.org/10.1093/ntr/ntab104

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