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La théorie de passerelle vers le tabagisme démontée par le site Stop-tabac.ch (Université de Genève)

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"E-cigarette, une  passerelle vers le tabagisme ?" à lire sur Stop-tabac.ch

“E-cigarette, une passerelle vers le tabagisme ?” à lire sur Stop-tabac.ch

Le vapotage pourrait conduire à une dépendance à la nicotine, voire entraîner les jeunes non-fumeurs à faire le premier pas vers le tabagisme ou des drogues, c’est du moins ce que pensent certains pourfendeurs de la cigarette électronique. Cependant, Stop-Tabac.ch, site web dédié à l’arrêt du tabagisme pense que les enquêtes et les études qui soutiennent cette hypothèse font fausse route.

[Stop-tabac.ch est un site de l’Institut de Santé Globale (Faculté de Médecine, Université de Genève, Suisse). Il est développé par des professionnels de la santé, fondé et dirigé par Jean-François Etter.]

Avant d’apporter des limites aux différentes études et enquêtes menées par les adversaires du vaporisateur, Stop-Tabac s’est tout d’abord permis de recueillir les arguments de ces derniers. Selon eux le vaporisateur constitue une passerelle vers le tabagisme, et pourrait entrainer l’usage de drogues telles que le cannabis ou la cocaïne.

La nicotine contenue dans certains e-liquides exercerait les mêmes effets biologiques sur le cerveau que la nicotine contenue dans la fumée du tabac, la nicotine étant une voie d’introduction aux drogues. De plus, le vapotage pourrait attirer les jeunes non-fumeurs, car celui-ci aurait un côté « fun », notamment grâce à la variance de ses goûts.

Les théories de passerelle et de dépendance sont scientifiquement infondées

Stop-tabac explique qu’il n’est pas scientifiquement prouvé que l’e-cigarette induit une dépendance à la nicotine. Certains scientifiques estiment en effet qu’en vapotant avec des bouffées répétées et rapprochées, le vaporisateur délivre la nicotine avec une cinétique voisine de celle de la cigarette (même si plus lente). Une telle habitude pourrait alors maintenir la dépendance. Par ailleurs, vaper par petites bouffées réparties régulièrement sur la journée, apporterait une cinétique voisine de celle des patchs, sans entretenir à un niveau élevé la dépendance. Il est également très fréquent de constater chez les utilisateurs réguliers une baisse significative du taux de nicotine contenue dans les e-liquides utilisés.

D’autre part, l’hypothèse selon laquelle les cigarettes électroniques seraient une passerelle vers le tabac entre en contradiction avec la plupart des relevés scientifiques qui indiquent que ce sont surtout les ex-fumeurs et les fumeurs qui s’adonnent au vapotage. Et cela chez les adultes comme chez les jeunes. Pour illustrer son argument, Stop-Tabac s’est basé sur plusieurs enquêtes menées à ce sujet à travers le monde, notamment celle de Paris Sans Tabac en 2014, qui a montré que c’était surtout les jeunes fumeurs qui testaient le vaporisateur (90 % des fumeurs contre 23 % des non-fumeurs) ou encore cette étude qui avait été menée sur 26 566 jeunes européens, qui révélait que seulement 1 % des non-fumeurs avaient testé le vaporisateur.

Sur le terrain le taux de tabagisme du Royaume-Uni était au plus bas en 2013, cela alors que l’initiation au vapotage était en plein essor. Le site de l’Institut de Santé Globale insiste sur la nécessité de prendre des études longitudinales afin d’évaluer la réalité du risque de passerelle.

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