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La e-cigarette de Platon

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Bon, puisque l’article de la semaine dernière sur la vape vue par la pensée confucéenne ne vous a absolument pas intéressés, nous allons, par pur esprit de contradiction, poursuivre cette série, cette fois-ci en observant la e-cigarette par le prisme platonicien. Parce qu’il faut toujours, ami vapoteur, mettre à plat ton idée.

Il faut appeler philosophes ceux qui s’attachent en tout à l’essence, et non amis de l’opinionPlaton

Platon, le boss du game philosophique

Si vous n’avez peut être jamais entendu parler de Kierkegaard, Heidegger, Wittgenstein, Hume ou Schopenhauer (c’est dommage, c’est absolument génial, Schopenhauer), vous n’avez pas pu échapper à Platon. Quand vous étudiez la philosophie, Platon, c’est le boss de fin du premier niveau. Et si vous jouez au niveau expert, vous vous le faites en Grec classique, c’est encore mieux.

Platon, c’est le gars qui a écrit un texte pour dire qu’écrire, c’était nul. Rien que ça force le respect. Plus sérieusement, c’était un disciple de Socrate, et Socrate, c’est le boss de fin de jeu quand vous jouez à la maïeutique.

Bon, rapidement, la Maïeutique, c’est l’inverse du cours magistral. C’est un dialogue entre le maître et l’élève, où le maître, plutôt que d’enseigner ce qu’il sait à son élève, lui pose des questions afin de pousser celui-ci à réfléchir pour en faire ses propres déductions. Voilà pourquoi la plupart des textes de Platon sont présentés comme des dialogues souvent mettant en scène Socrate.

L’idée de Platon, c’est qu’en nous contentant d’observer la réalité, nous n’avons qu’une version biaisée du monde, qui est pure idée. C’est très bien décrit dans l’allégorie de la caverne : des individus qui auraient grandi dans une caverne en ne voyant du monde extérieur que les ombres qui y sont projetées. Nous sommes les enfants de la caverne, notre monde, ce sont les ombres, et la réalité qui projette ces ombres, ce sont les idées qui sont à l’origine de tout. Les habitants de la caverne pensent que les ombres sont la réalité, et donc la vérité, alors qu’elles n’en sont que l’image.

Voilà qui nous éclaire : une grande majorité des vapoteurs sont platoniciens sans le savoir.

Platon, ce vapoteur qui s’ignore

Quelles sont les ombres de la vape aujourd’hui ? Des liquides gourmands ou frais fruités, des set-up qui font beaucoup de vapeur ou préservent les saveurs, des boxs dont le menu est personnalisable à l’infini et qui envoient du watt. C’est devenu pour certains un mode de vie. Ça, c’est l’image de la vape.

L’idée de la vape, c’est l’arrêt du tabac, qui tue chaque jour dans le monde des milliers de personnes. C’est une découverte des mécanismes complexes de la dépendance, des propriétés de la nicotine et d’autres substances, des réactions aussi des groupes d’intérêts face à cette menace. C’est un enjeu de science, de politique, de société et financier comme on en voit rarement. Bref, très loin du hipster à casquette. Ça, c’est l’idée originelle de la vape.

Typiquement platonicien, donc : l’image perçue de la vape par la plupart des gens est superficielle et ne correspond pas à la vérité, qui elle est effleurée par ceux qui la cherchent, à savoir tous ceux et toutes celles qui cherchent un moyen de l’améliorer ou de la contrer.

Mais, objecterez-vous, Platon préconise, pour chercher les idées, de commencer par les maths. Et oui, là encore, c’est exact. La loi de Ohm, déjà entendu parler ?

D’autant que le discours le plus efficace en boutique auprès d’un fumeur curieux est celui de la maïeutique. Décidément, Platon reste le patron, il fait carton plein.

Mais la vape est-elle cartésienne ? Cela, nous le verrons vendredi prochain.

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