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Fontem Ventures (JAI) travaillerait sur une cigarette électronique médicament

Les produits JAI sont commercialisés en France dans les bureaux de tabac.

Les produits JAI sont commercialisés en France dans les bureaux de tabac.

Les Echos consacrent ce lundi 3 août 2015 un article sur la société Fontem Ventures qui commercialise le produit JAI, une cigalike jetable ou rechargeable déclinée également dans un modèle avec clearomiseur.

Fontem Ventures est une filiale du cigarettier Imperial Tobacco située au Pays-Bas qui détient les brevets de l’inventeur de l’e-cigarette industrielle Hon Lik. La société avait fait l’objet de certaines critiques sur les réseaux lors du lancement en France de son produit phare.

Les Echos révèlent aujourd’hui des informations sur l’un de ses sous-traitants, PharmaPac, une usine pharmaceutique implantée dans une banlieue de Liverpool au Royaume-Uni. Cette société produirait notamment des médicaments pour le compte des groupes Novartis, Bayer ou Teva.

2 millions de cigarettes électroniques JAI seraient ainsi produites chaque mois dans cette usine selon Les Echos, avec pour cible les marchés français et italiens. Ged Shudall, responsable développement chez Fontem Ventures précise que les processus de fabrication mis en place chez PharmaPac s’inscrivent dans une volonté de se conformer aux nouvelles contraintes imposées par la Directive sur les produits du tabac (TPD).

Parmi les choix de commercialisation possibles, l’Europe propose en effet à ses États membres de réglementer la cigarette électronique comme un médicament si cette dernière est présentée comme telle (allégations thérapeutiques) ou comprend des caractéristiques techniques relevant du régime des médicament (taux de nicotine supérieur à 20mg/ml).

Jouant sur les deux fronts, Fontem Ventures travaillerait également sur la conception d’une cigarette électronique médicament qui lui permettrait d’avancer des arguments d’aide au sevrage, chose pour le moment interdite chez les professionnels spécialisés dans les produits de la vape sans autorisation de mise sur le marché (AMM). De quoi peut être bénéficier de l’image d’un produit (médicament) pour faire valoir indirectement un second (produit de consommation) …

La société britannique CN Creative qui commercialise la marque Intellicig, aurait elle aussi entrepris des démarches pour obtenir une autorisation de mise sur le marché du médicament au Royaume-Uni. CN Creative avait été rachetée par le cigarettier BAT en 2012.

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  • Camé Leon

    Si ca devient un médicament les gouvernement ne pourront interdire la vape dans les lieux publics ?

    • Remz

      Seulement si tu vapes de l’AMM 😉

      • Titan

        Va pas être compliqué d’imiter un matos “AMM”, lol! Moi si c’est ça, j’en fais une demain avec mon matos actuel. Bien maquillé, ça passera et je pourrai vaper au restau 🙂

  • manu06

    a présent nous avons la confirmation,si besoin était,de qui sont les vrais auteurs de la directive…………………..

  • Naomi Sato

    ça me fait rire le vendeur de poison qui te propose de te vendre le contre poison 🙂