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Cigarette électronique : 1% de risque de cancer face au tabac

Une étude parue récemment dans la revue Tobacco Control révèle que le potentiel cancérigène de la cigarette électronique est largement inférieur à celui de la cigarette combustible.

Des dangers évitables

Le Docteur Stephens de l’Université de St Andrews en Ecosse a notamment comparé (1) le potentiel cancérigène des vaporisateurs personnels et du tabac. Selon lui, l’évaluation des dommages causés par ces différents types de produits incarne un enjeu fondamental en terme de santé publique.

Pour ce faire, il a utilisé un modèle d’analyse prenant en compte les émissions des cigarettes électroniques et celles des cigarettes combustibles. Les risques de développer un cancer ont été calculés à partir d’une consommation quotidienne de ces produits sur le long terme (15 cigarettes par jour contre 30 litres de vapeur inhalée quotidiennement, soit environ 375 bouffées de cigarette électronique par jour*).

Les émissions des cigarettes électroniques présentent un potentiel cancérigène inférieur à 1% des émissions de la fumée du tabac selon le chercheur britannique. Cependant, ces émissions de vapoteuses sont susceptibles de varier selon le mode d’utilisation, le e-liquide et les réglages de l’appareil. Stephens rappelle ainsi que les composés les plus nocifs dans la cigarette électronique sont évitables.

D’après le Professeur Stephens, la cigarette implique davantage de risques que le tabac à chauffer qui est quant à lui plus nocif que la cigarette électronique, qui elle-même demeure moins saine que les inhalateurs de nicotine.

Un risque encore inférieur selon Farsalinos

Pour le chercheur grec Konstantinos Farsalinos qui commente sur son site, “il s’agissait d’un bon exercice mais prématuré, principalement parce que pour certains cancérogènes importants (comme le 1,3-butadiène, qui est considéré comme le composé avec le plus grand risque de cancer dans le tabagisme), nous n’avons pas de données concernant les émissions de cigarettes électroniques. Cependant, je suis convaincu que, même si nous disposions de ce type de données, le risque de cancer estimé via l’utilisation de la cigarette électronique serait inférieur à 1% du risque de tabagisme.”

Mise à jour* : Pour avoir un ordre d’idée, et en se basant sur des données présentées par Farsalinos en 2016, ce volume de vapeur pourrait correspondre à environ 375 bouffées par jour en inhalation indirecte (mouth to lung ou MTL). En effet on estime avec cette manière de vapoter, que le volume d’air inspiré se situe entre 60 et 80 ml par bouffée. Ainsi 30 litre de vapeur se convertit en 30 000 millilitre, soit 30 000 / 80 = 375 bouffées. En inhalation directe (direct lung inhalation ou DLI) le volume change radicalement, et peut osciller entre 1000 à 1500 millilitre de vapeur inhalé par bouffée selon Farsalinos, qui met en garde les vapoteurs adeptes de cette technique (en anglais) depuis quelques temps maintenant. Si l’on suit ainsi ce type de calculs, entre 30 et 20 bouffées en inhalation directe (30 000 / 1500 = 20) par jour suffirait pour atteindre le niveau des 30 litre de vapeur inhalée décrit dans cette étude.

Lire également une analyse de l’étude par Philippe Poirson


(1) Stephens WE Comparing the cancer potencies of emissions from vapourised nicotine products including e-cigarettes with those of tobacco smoke Tobacco Control Published Online First: 04 August 2017. doi: 10.1136/tobaccocontrol-2017-053808