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7 mythes sur la vape entièrement démontés

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Il y a à peine deux mois, une scientifique britannique donnait une conférence sur la vape destinée à briser certaines des fausses croyances de la population à son sujet. Retour sur les points les plus importants évoqués à cette occasion.

La vape toujours mal connue du grand public

La situation de la vape au Royaume-Uni est paradoxale. Bien que le pays soit celui qui en fasse la promotion la plus poussée, la majeure partie de sa population continue malgré tout de très mal la connaître. En octobre dernier, une enquête de l’Action on Smoking and Health (ASH) révélait ainsi que malgré les 3 millions de vapoteurs que compte le pays, seuls 17 % du grand public auraient conscience que le vaping est moins nocif pour la santé que la consommation de tabac fumé. Le reste des habitants penseraient quant à eux qu’il est aussi, sinon plus nocif que le tabac fumé, à 22 %, tandis que 23 % ne sauraient toujours pas quoi en penser.

Pour approfondir le sujet
Malgré les 3 millions de vapoteurs que compte le Royaume-Uni, une grande partie de sa population ne la connaît toujours que très mal

Afin d’améliorer cette situation, de nombreux scientifiques parlent régulièrement de la vape afin d’informer le grand public de la réalité des faits. En novembre dernier, c’était au tour de la professeure associée Lynne Dawkins, exerçant à la London South Bank University, de donner une conférence destinée à « casser les mythes » concernant la cigarette électronique.

Une conférence s’articulant autour de véritables questions ou remarques entendues par la scientifique, que vous pouvez découvrir ci-dessous en vidéo (en anglais) et dont nous vous proposons de vous traduire les passages les plus importants :

1 – Nous ne savons rien sur la vape

Une phrase que beaucoup d’entre nous ont déjà entendue et qui, si elle était vraie il y a quelques années, ne l’est plus du tout aujourd’hui. Comme l’explique la professeure Dawkins, tandis que les recherches sur la cigarette électronique en 2013 n’étaient que d’une cinquantaine, elles sont aujourd’hui plus de 500 à être réalisées chaque année. Un chiffre basé sur le nombre de publications d’une seule revue scientifique. La professeure associée met toutefois en garde :

« Toutes les publications de recherche ne sont pas valables sur le plan méthodologique, valables sur le plan écologique ou traduites fidèlement dans un communiqué de presse, ce qui peut semer la confusion ».

Un point qu’il convient en effet de rappeler puisque de nombreuses “recherches” sur la vape sont considérées comme mal réalisées par le corps scientifique, et bien souvent contredites dès leur publication.

Quelques exemples pour illustrer ces propos :

  1. Particules fines dans la vape : une nouvelle étude alarmiste déjà contredite,
  2. Une étude imprécise conclue que la vape n’aide pas à arrêter de fumer,
  3. Une nouvelle étude alarmiste et controversée sur la vape,
  4. L’étude de Portland sur le formaldéhyde est formellement démontée,
  5. etc…

2 – La vape n’est pas réglementée

Ce point est un peu plus délicat à débattre puisqu’il dépend du pays dans lequel on se trouve. Toutefois, la vape est globalement assez bien réglementée dans le monde. L’Union Européenne a naturellement la TPD, les États-Unis ont également leur lot de réglementations aussi nombreuses qu’impossibles à comprendre puisque peu ou pas appliquées pour certaines d’entre elles, et d’autres pays ou États interdisent quant à eux complètement l’utilisation d’une cigarette électronique, tels que Hong Kong, certaines régions en Inde, et malheureusement de nombreuses autres localités.

Mais la législation ne se contente pas de l’autoriser ou de l’interdire. Elle oblige également les fabricants, revendeurs, et même parfois consommateurs, à suivre certaines règles particulièrement strictes. Que ce soit au niveau de l’étiquetage, des procédures à suivre afin de lancer un nouveau produit sur le marché, des lieux où il est possible de vendre des produits de la vape… Oui, la cigarette électronique est définitivement réglementée.

3 – La vape est utilisée par des non-fumeurs et des jeunes

Là encore, la situation est relativement compliquée puisque les chiffres diffèrent selon les pays, et parfois même au sein d’une même localité selon la source des données.

Quoi qu’il en soit, au Royaume-Uni, pays où la vape est la plus mise en avant par les autorités publiques, Lynne Dawkins rappelle que selon l’ASH, sur les 3 millions de vapoteurs que compte le pays, 1,7 million serait des fumeurs, 1,4 millions des ex-fumeurs, et seulement 0,5 % de la population du pays vapoterait sans jamais avoir fumé auparavant. Un chiffre décrit comme étant « très faible » par la scientifique.

4 – Vapoter au lieu de fumer, c’est juste échanger une dépendance pour une autre

La réponse d’Hawkins est très claire sur ce point :

« Dans une certaine mesure, c’est vrai, mais il s’agit peut-être davantage d’une question morale (ou d’une préférence individuelle) que d’un problème de santé publique. La nicotine, tout en créant une dépendance, n’est pas responsable de la plupart des effets néfastes sur la santé causés par la fumée du tabac. Le passage à une forme “plus propre” d’administration de nicotine, comme le vapotage, réduit donc considérablement le risque de maladies liées au tabagisme, bien qu’il puisse maintenir la dépendance à la nicotine. Les recherches limitées disponibles sur l’effet d’accoutumance de la vape par rapport au tabagisme suggèrent que le vapotage est moins “addictif” que le tabagisme ».

Pour aller plus loin
N’hésitez pas à lire notre article « tout savoir sur la nicotine » afin d’approfondir ce sujet.

5 – Il vapote beaucoup plus souvent qu’il ne fumait

Il est vrai qu’un vapoteur passe généralement plus de temps à vapoter qu’il n’en passait à fumer lorsqu’il consommait du tabac. Une situation qui s’explique simplement par le fait que « la vape entraîne une administration de nicotine dans le sang moins efficace que le tabagisme » comme le rappelle la professeure. Il est toutefois possible de réduire le temps passé à vapoter en augmentant la dose de nicotine du e-liquide consommé.

Il y a quelques mois, une étude anglaise conseillait d’ailleurs aux nouveaux vapoteurs de commencer leur transition à l’aide d’un e-liquide fortement nicotiné.

6 – Nous ne connaissons pas les effets de la vape à long terme

Nous y voilà… Probablement l’argument le plus souvent avancé par les opposants à la réduction des risques ou tout simplement, les citoyens lambda s’inquiétant de cette nouvelle évolution de la consommation de nicotine.

Toutefois, comme le rapporte Lynne Dawkins :

« Il y a de nombreuses publications que j’aurais pu couvrir ici, mais je me concentre sur un examen des données de McNeil et al (2018, chapitre 9) qui démontrent une réduction de plus de 90% des biomarqueurs de maladies et, dans plusieurs cas, des niveaux similaires aux non-fumeurs. Il est vrai que nous ne connaissons pas les effets à long terme sur la santé, mais d’après ce que nous savons, tout effet à long terme sera certainement beaucoup moins nocif que le tabagisme ».

A titre de rappel, le ministère de la santé britannique estime quant à lui que le vapotage est au moins 95 % moins nocif que la consommation de cigarettes de tabac.

7 – La vape amène les jeunes à fumer

Le point qui est actuellement le plus débattu aux États-Unis et qui pourrait potentiellement, dans ce pays, signer l’arrêt de mort de la vape.

Toutefois, comme l’explique la professeure, ces données ne sont pas confirmées par les études menées au Royaume-Uni :

« Cette affirmation n’est pas étayée par les données actuelles du Royaume-Uni. Les données de cinq enquêtes différentes menées au Royaume-Uni sur l’usage de la cigarette électronique chez les jeunes âgés de 11 à 16 ans montrent que l’usage régulier de la cigarette électronique est limité aux fumeurs. Il y a très peu d’utilisation chez les non-fumeurs. Bien que plusieurs enquêtes indiquent que ceux qui ont essayé une cigarette électronique mais qui n’ont jamais fumé au départ sont plus susceptibles de fumer au moment du suivi, ces études ne permettent pas de déduire une causalité et une explication de “responsabilité commune” est plus probable ».

Et vous, vapoteurs et professionnels du secteur, qu’avez-vous entendu comme inepties à propos de la cigarette électronique ? Y a-t-il d’autres phrases qui vont été dites et qui vous ont fait bondir au plafond ?

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