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Comment vaper bien, pour pas cher ?

  • Par , le 30/01/2019 à 18h00
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Quand on adopte la vape pour quitter le tabac, c’est dans une motivation de santé, pour soi et pour son entourage. Et la santé, ça n’a pas de prix, c’est entendu. Mais bien sûr, les sous, ça compte. Et si la vape peut engendrer des économies que l’on pourra utiliser pour acheter de meilleurs légumes ou prendre des vacances plus sympas, alors ça peut être aussi une excellente source de motivation.

Réaliser des économies sur son budget vape

Dans la vape, en termes d’économies, l’enjeu principal est dans les consommables : les e-liquides et les résistances des clearomiseurs. Nous verrons que le matériel compte en fait peu (à condition de rester raisonnable). Pour situer cet enjeu, prenons deux exemples de vapoteurs fictifs : Charles et Charlotte.

Charles fumait un paquet de clopes par jour, et, passé à la vape, il consomme 4 ml d’e-liquide par jour à 12 mg/ml de nicotine sur un clearomiseur en inhalation indirecte (par exemple un Zenith d’Innokin), dont il faut changer la résistance une fois par semaine (c’est un peu exagéré, c’est pour l’exemple, disons qu’il vape un e-liquide au tabac macéré).

  • Son budget clope était de 2920 € par an.
  • Son budget e-liquide, en fiole de 10 ml, est de 876 € par an.
  • Son budget résistances est de 104 € par an.

Bon point, son budget clope à déjà été divisé par 3.

Charlotte fumait aussi un paquet par jour, elle a vite adopté la vape directe et consomme 10 ml d’e-liquide à 6 mg/ml par jour sur un clearomiseur subohm (par exemple un TFV12 Prince de Smok), dont il faut aussi changer la résistance une fois par semaine (toujours pour l’exemple).

  • Son budget clope était aussi de 2920 € par an.
  • Son budget e-liquide, en fiole de 10 ml, serait de 2190 € par an.
  • Son budget résistances est de 225 € par an.

Bien que le budget soit toujours inférieur au budget clope, la vape directe, ça coûte plus cher ! Mais Charlotte ne consacre pas ce budget aux e-liquides. Elle a vite compris qu’acheter des fioles de 10 ml pour vaper en direct était insensé !

Comment permettre à Charles et Charlotte de faire des économies ?

En jouant sur les liquides (beaucoup), le matériel (un peu) et la limitation du gâchis (pas mal).

Les e-liquides

On peut acheter des liquides sous deux formes principales : les fioles de 10 ml et les fioles de grande contenance (autour de 50 ml, parfois plus). Mais on peut aussi les assembler soit même en achetant des arômes concentrés et de la base (DIY).

Le prix du millilitre varie d’un facteur 6 entre ces trois formes : 

  • Fioles de 10 ml : autour de 6 €, donc 60 ¢/ml
  • Fioles de 50 ml : autour de 20 €, donc 40 ¢/ml
  • DIY de 100 ml : autour de 10 €, donc 10 ¢/ml

Mais c’est un peu plus compliqué, il faut tenir compte du taux de nicotine dont on a besoin.

Les taux de nicotine

La TDP interdit de vendre des e-liquides nicotinés en fioles supérieures à 10 ml et limite leur taux à 20 mg/ml. Ça complique la vie du vapoteur économe, mais il faut bien faire avec.

Les fioles d’e-liquide de 10 ml sont proposées dans tous les taux de nicotine au même prix, ce sont les plus chères, mais elles offrent un choix facile et pratique.

Les fioles de 30, 50 ml ou plus ne contiennent pas de nicotine, elles sont moins chères au ml, mais il faut donc acheter des boosters de nicotine (de 1 à 2 € environ) pour l’ajouter au liquide. Il faut toutefois tenir compte du fait qu’on ne pourra pas avec elles faire des liquides en fort taux de nicotine, pas plus de 6 mg/ml. Cette solution n’est donc valable que pour Charlotte.

Explications :

  • Un booster, c’est 10 ml de base neutre avec de la nicotine dedans, au taux de 20 mg/ml.Quand on ajoute 1 booster à 50 ml de liquide, on obtient 60 ml d’e-liquide au taux de 3,33 mg/ml. Ce n’est pas assez pour Charlotte, mettons en un deuxième, on arrive à 5,7 mg/ml et on a 70 ml de liquide.
  • Vous voyez le truc ? Pour Charles, il faudrait arriver à 12 mg/ml, donc ajouter 7 boosters, et nous aurions 120 ml d’e-liquide. Mais les saveurs seraient beaucoup trop diluées pour rester bonnes.
  • En pratique, dans ces formats, les fabricants surdosent un peu le liquide en arômes, pour qu’on puisse ajouter 2 boosters et garder un bon équilibré de saveur en 3 ou 6 mg/ml, mais pas plus. Au-delà, il faut utiliser des arômes concentrés.

Le DIY permet de se faire des e-liquides dans tous les taux entre 1 et 18 mg/ml. Par exemple, pour faire 100 ml de liquide en 18 mg/ml, en admettant que nous avons un concentré qu’il faut diluer à 10 %, il faut :

1 fiole d’arôme et 9 boosters de nicotine. Les 9 boosters apportent 90 ml de base et 1800 mg de nicotine. L’arôme apporte les 10 ml de base qui manquent, et au final nous avons 100 ml de liquide, avec un taux de 1800/100, soit 18 mg/ml.

Pour réaliser le même e-liquide en 12 mg/ml, il faut :

6 boosters (1200 mg de nicotine), toujours une fiole d’arôme, et comme avec ça nous avons que 70 ml de liquide, il faut ajouter 30 ml de base neutre pour compléter.

Il y aurait beaucoup plus à dire sur le DIY, mais ce n’est pas l’objet de l’article, pour aller plus loin, vous pouvez consulter la série d’articles que nous avons consacrés au sujet.

Il y a deux types de DIY : on peut élaborer ses propres recettes en mélangeant différents arômes, c’est une démarche complexe, passionnante, qui demande du savoir faire et des essais nombreux. Elle n’est pas du tout économique ! Nous parlons plutôt ici du DIY simplifié : mélanger un concentré déjà élaboré par des professionnels avec une base et des boosters. Notons aussi que réaliser ses e-liquides soi-même demande un minimum de rigueur et d’hygiène pour ne pas vaper n’importe quoi.

Les très grands formats 

Il y a une dernière solution, apparue depuis quelques temps avec Unicorn Vape et ses “Gros jus” : des bouteilles de 1 litre d’e-liquide. C’est une solution qui équivaut à acheter 20 fioles de 50 ml d’un coup. On peut donc ajouter deux boosters pour 50 ml, et cela ne marche que pour vaper à moins de 6 mg/ml, mais c’est encore moins cher que le DIY !

Le vrai prix !

Fort de ces mises au point, regardons ce que ça donne pour nos deux vapoteurs (les prix sont indicatifs, ils varient un peu en fonction des marques et des boutiques, mais en gros, on est dans les clous).

Charlotte, pour ses liquides en 6 mg/ml, a le choix entre 4 possibilités : 

  • Les fioles de 10 ml : 6 € en moyenne, soit 60 € les 100 ml.
  • Les fioles de 50 ml plus 2 boosters : 20 + 3 € pour 70 ml au total, soit 33 € les 100 ml.
  • Le DIY de 100 ml avec 10 ml d’arôme, 60 ml de base et 3 boosters : 5 + 6,60 €, soit 11 € les 100 ml.
  • Les grands formats de 1 litre, en ajoutant des boosters, soit 8,2 € pour 100 ml.

Charles, pour ses liquides en 12 mg/ml, a le choix entre 2 possibilités :

  • Les fioles de 10 ml : 6 € en moyenne, donc soit 60 € les 100 ml.
  • Le DIY de 100 ml avec 10 ml d’arôme, 30 ml de base et 6 boosters, soit 16 € pour 100 ml.

Qu’est-ce que ça donne comme budget e-liquide ?

Pour Charlotte (10 ml par jour à 6 mg/ml) :

  • Fioles de 10 ml :  2190 € par an, ou 182,50 € par mois.
  • Fioles de 50 ml plus boosters : 1205 € par an, ou 100 € par mois.
  • Le DIY (base + boosters + arômes) : 402 € par a, ou 33,50 € par mois.
  • Les bouteilles de 1 litre + boosters : 300 € par an, ou 25 € par mois.

Pour Charles (4 ml par jour à 12 mg/ml) :

  • Fioles de 10 ml :  876 € par an, ou 73 € par mois.
  • Le DIY (base + boosters + arômes) : 233 € par an, ou 19,5 € par mois.

Bref, le DIY est bien la solution la plus économe pour les e-liquides, que ce soit pour Charles ou pour Charlotte. Ceci étant, c’est à chacun de décider ce qui lui va le mieux, et s’il a envie de s’occuper de faire ses liquides soi-même ou pas, ce qui implique d’y consacrer un peu de temps, et un petit investissement en matériel pour mesurer les proportions, vite amorti.

Mais il faut aussi porter attention au gâchis que l’on peut avoir en se trompant dans ses achats d’e-liquides.

Eviter le gâchis

Le gâchis, c’est quand on jette son liquide, parce que finalement on ne l’aime pas. Et mine de rien, ça arrive trop souvent. (Ça vaut aussi pour le matériel si on a des tendances à l’achat compulsif, mais nous, on n’est pas comme ça !)

L’exemple du “Gros jus” est saisissant : certes c’est le moins cher pour vaper en 6 mg/ml, mais il faut en acheter 1 litre, et si, au final, il ne nous plaît pas, ou qu’on s’en lasse,  “l’affaire” nous aura coûté cher.

Si Charles achète un concentré dont la description lui a plu, mais qui au final ne le convainc pas, il n’aura pas économisé 44 € (par rapport à des fioles), mais perdu 16 €.

Ce n’est pas forcément une affaire de qualité de l’e-liquide ou du concentré, mais les goûts sont très subjectifs, ce qui plait aux uns ne plaira pas aux autres, et que, tant qu’on n’a pas goûté, on ne sait pas. Ce qui vaut pour les concentrés vaut aussi pour les e-liquides : les fioles de 10 ou 60 ml que l’on achète à l’aveugle, à partir de leur description sur le Net, finissent régulièrement dans l’évier. Les pros du marketing savent nous hameçonner avec des textes appétissants, qui ne correspondent pas toujours à ce que l’on va ressentir.

Comment éviter, ou diminuer le gâchis ? 

En prenant le temps, avant d’acheter sur Internet ou de faire son DIY, de bien connaître ses goûts en e-liquide. Donc, en goûtant d’abord des e-liquides dans une boutique physique, avant de les acheter, en fiole de 10 ml.

Pourquoi pas directement en fiole de 50 ml ? Parce que même en ayant goûté, on fera des erreurs. Un arôme peut nous impressionner avec quelques bouffées en boutique, mais ne pas tenir dans la durée. Le but est de se tromper moins souvent et de ne pas trop perdre dans l’affaire : avec un fiole de 10 ml, on n’aura gâché que 6 € et 10 ml, pas 23 € et 70 ml !

Bref, à retenir pour faire des économies sur le coût des e-liquides :

  • Goûter les e-liquides en boutique et acheter des fioles de 10 ml pour faire son goût et ne pas gaspiller.
  • Prendre des fioles de grande contenance et des boosters (si on vape avec taux de nicotine inférieurs à 6 mg/ml).
  • Passer au DIY en mélangeant un concentré avec des boosters et de la base en ayant formé son goût avant.

Le matériel

Pour le matériel, l’enjeu principal se situe dans les consommables. En effet, si on compte qu’un matériel durera au moins 2 ans, son coût ne compte pas beaucoup par rapport au e-liquide.

Soyons fous, et prenons le cas d’un atomiseur haut de gamme à 130 €. Amorti sur 3 ans, il coûte 3,6 € par mois. C’est pas énorme, il faut toutefois avoir la trésorerie pour sortir les 130 € d’un coup. Mais on n’est pas obligé de vaper sur un tel matériel, l’important, là aussi, c’est de ne pas se tromper, donc d’essayer avant : il vaut mieux acheter un atomiseur à 50 € en boutique après l’avoir essayé, qu’un atomiseur à 35 € sur internet, qui ne nous ira peut-être pas.

Bref, le prix d’achat du matériel n’est pas le principal enjeu pour faire des économies.
Par contre, le type de matériel joue beaucoup, selon la manière dont on vape.

Reprenons l’exemple de Charles et Charlotte en comptant que leur matériel dure deux ans (ce qui est peu, mais réaliste parce que le matériel progresse, qu’on a envie de changer un jour et que notre vape peut évoluer). 

Charles vape avec un Kit Kroma (Zenith + box) d’Innokin. Il lui a coûté 65 €, ce qui représente 2,70  € par mois. Mais les résistances lui coûtent 2 € par semaine, donc 8,6 € par mois. Ce n’est pas énorme, mais ça représente un peu plus de 100 € par an.

Après avoir eu quelques mauvaises surprises, sa batterie étant épuisée avant la fin de sa journée, Charles a décidé d’investir dans un deuxième setup, le même puisqu’il lui convient bien. Du coup, il est plus à l’aise et ça ne lui coûte que 2,7 € de plus par mois (il n’achète pas plus de résistances, elles durent toujours une semaine de vape). Au total, le budget de Charles pour le matériel est de 169 € par an.

Charlotte vape sur un kit Mag (TFV12 Prince + box) de Smok. Il lui a coûté 80 €, ce qui représente 3,30  € par mois. Mais les résistances lui coûtent 4,3 € par semaine, donc 18,75 € par mois. Ça commence à compter, dans les 225 € par an.

Elle aussi a investi dans un deuxième setup, parce qu’elle aime bien changer de saveurs en cours de journée, donc elle ajoute 3,30 € par mois à son budget, auquel il faut ajouter 6 accus et un chargeur, puisque ses box demandent des accus interchangeables. Ça représente environ 70 € pour deux ans, donc 2,9 € par mois. Au total, le budget de Charlotte pour le matériel est de 340 € par an.

Comment faire mieux ?

Hé bien, c’est déjà pas mal ! Charles et Charlotte sont très raisonnables, ils n’achètent pas de matériel de manière compulsive, alors que c’est ça l’ennemi principal !
Et puis, nous mesurons bien que ce n’est pas le matériel qui coûte le plus cher, ce sont les liquides, et les résistances.

Donc, s’il y a une grosse économie à faire, c’est du côté de Charlotte : a-t-elle vraiment besoin de vaper sur un clearomiseur subohm dont les résistances sont chères, et qui l’amène à consommer 2,5 fois plus de liquide que Charles ?

On ne peut pas décider pour elle, la vape est très personnelle et le principal, c’est que ça la tienne éloignée de la clope définitivement.

340 € par an pour le matériel, ça parait beaucoup, mais si Charlotte optimise son budget liquide en faisant son DIY, son budget annuel de vape sera de 740 €, à comparer au 2920 € de la clope. Tout va bien !

Ceci dit, Charles et Charlotte pourraient faire un peu plus d’économies en éliminant les résistances de l’équation, avec un atomiseur reconstructible.

Adopter un atomiseur reconstructible.

Le prix d’achat de l’atomiseur est équivalent, mais comme on fait ses résistances soi-même, on évite une grande part du budget résistances interchangeables. Il y a un investissement à faire dans quelques outils : entre 15 et 30 € pour un kit qui durera longtemps, son coût est donc négligeable à long terme.

Il faut acheter quelques consommables : du fil et du coton, pour 20 € par an, à tout casser.
Pour le budget résistance, on passe donc à 30 € par an, au lieu de 104 € pour Charles et 225 € pour Charlotte.

C’est donc significatif, mais il faut mettre la main à la pâte : faire ses résistances soit même se rapproche plus de la pipe que de la cigarette. Il faut surveiller l’état de son coton, le changer tous les deux jours en gros, après avoir nettoyé la résistance, et ça passe par une phase d’apprentissage pour tortiller son fil et surtout placer la bonne quantité de coton au bon endroit. Il n’y a rien d’insurmontable, tout le monde peut y arriver s’il en a envie, que ce soit pour la vape indirecte ou directe subohm.

En passant au DIY et au reconstructible, les budgets de nos amis seraient optimisés au mieux : 

  • Charles passerait de 1045 à 300 €,
  • Charlotte passerait de 1545 à 410 €.

De quoi mettre du beurre dans les épinards !

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