Vous êtes ici : Vaping Post » Politique » USA : Juul dévoile son plan d’action contre le vapotage des mineurs

USA : Juul dévoile son plan d’action contre le vapotage des mineurs

    Annonce

Le PDG de Juul a publié hier un communiqué dans lequel il dévoile son plan d’action afin de lutter contre le vapotage des jeunes aux USA. Entre restrictions des ventes pour certaines saveurs et vérification plus stricte de l’âge des acheteurs, tout y passe. 

Juul forcé de réagir

Photo by rawpixel on Unsplash

Voilà maintenant plusieurs mois que Juul est attaqué de toute part. Entre confiscation de documents par la FDA, enquêtes menées par certains procureurs, et plaintes de consommateurs, l’entreprise ayant connu une croissance plus rapide que Facebook et qui possède aujourd’hui 70 % du marché américain se voit forcée de réagir. 

C’est dans ce cadre  que Kevin Burns, PDG de la société, a publié hier sur le site officiel de la marque, son plan d’action afin de lutter contre le vapotage des jeunes. La FDA l’accusant directement d’être responsable de cette « tragédie de santé publique ». 

« Notre intention n’a jamais été d’amener les jeunes à utiliser les produits Juul. Mais l’intention n’est pas suffisante, ce sont les chiffres qui comptent, et les chiffres nous disent que l’utilisation des produits de la vape par des mineurs est un problème. Nous devons le résoudre (…) Cela commence par l’action, pas les mots. Voici notre plan d’action » démarre ainsi le dirigeant de la société. 

Suppression de certaines saveurs dans les boutiques

La première action mise en place par Juul est de retirer de toutes les boutiques physiques plusieurs de ses saveurs. Ainsi, ses e-liquides aux arômes de mangue, fruits, crème et concombre ne seront désormais plus disponibles en vape shop ni où que ce soit d’autre, hormis sur son site internet. 

Une bien triste nouvelle pour les fumeurs des USA qui n’auront alors plus aussi facilement accès à ces saveurs, dont les arômes jouent un rôle primordial afin de réussir à se sevrer du tabac. 

Vérification de l’âge des acheteurs plus poussée

Les saveurs qui posent problème n’étant plus disponibles que sur le site internet de la marque, il faut maintenant s’assurer que les acheteurs qui passeront par internet afin de se les procurer ont bien l’âge requis, soit 21 ans.

Pour ce faire, Juul va mettre en place un nouveau système de vérification de l’âge. 

Ainsi, toute personne souhaitant se procurer des produits Juul par le biais du site de la marque devra fournir son nom, son adresse, sa date de naissance, ainsi que les 4 derniers chiffres de son numéro de sécurité sociale. 

Ces données seront ensuite vérifiées et comparées à des dossiers accessibles au public, qui permettront de vérifier l’âge de l’acheteur. 

Pour les personnes ne souhaitant pas communiquer leur numéro de sécurité sociale, une copie de la pièce d’identité sera demandée. 

Dire qu’une simple pièce d’identité suffit à se procurer une arme à feu dans certains États…

Limiter le nombre de commandes 

De plus, afin de limiter les petits arrangements entre amis et voir des mineurs demander à des personnes majeures de leur procurer du matériel, les clients seront « strictement limités à deux appareils et à quinze colis Juul pod par mois, et pas plus de dix appareils par an ». 

Kevin Burns explique que ces sécurités seront encore renforcées d’ici à la fin de l’année par le biais d’une authentification à deux facteurs.

Il sera alors nécessaire aux clients d’inscrire sur le site de la marque un numéro qui sera envoyé sur leur téléphone, ainsi que l’envoi d’une « photo en temps réel pour faire correspondre le visage d’un utilisateur avec une pièce d’identité téléchargée ». 

Durcissement des contrôles en boutiques physiques

En plus de ces mesures, le PDG de la société annonce qu’il enverra 4 fois plus de « clients secrets » au sein des boutiques qui proposent ses produits, passant ainsi de 500 à 2 000 visites chaque mois. 

Kevin Burns prévient que chaque détaillant qui sera attrapé par la société ou par la FDA, à vendre des produits Juul à des mineurs, se verra infliger une amende ainsi qu’un refus de l’entreprise de continuer sa collaboration commerciale avec le vape shop incriminé. 

Disparition des réseaux sociaux

Juul fait également part de la suppression complète et totale de son compte Facebook et Instagram afin d’arrêter de faire la promotion de ses produits. La société indique qu’elle surveillera également le web afin de s’assurer qu’aucun vendeur tiers ne mette en avant son matériel d’une manière « inappropriée ».

Twitter et Youtube seront quant à eux uniquement utilisés afin de se « limiter aux communications non promotionnelles » et « pour afficher les témoignages d’anciens fumeurs adultes qui sont passés au système Juul ». 

La société indique par ailleurs avoir demandé directement à la direction desdits réseaux sociaux de l’aider dans cette lutte. 

« Nous mettons ce plan en œuvre dès aujourd’hui. Nous serons un partenaire transparent et engagé dans cet effort avec la FDA, les procureurs généraux des États, les municipalités locales et les organisations communautaires. Nous remercions le commissaire Gottlieb pour son leadership constant dans ce dossier crucial » termine ainsi le PDG de la société, indiquant au passage qu’il espère bien que toute la vaposphère suivra à l’avenir les mêmes règles que lui. 

 

Plus d’actualité sur Juul

USA : le lobbying pourra-t-il sauver Juul ?

  • Publié le 11/12/2018

L’entreprise toujours dans une situation compliquée Voilà maintenant plusieurs mois que la société Juul est accusée de tous les maux aux USA. Notamment pointée du doigt comme étant responsable en …

Juul devrait bientôt arriver en Suisse

  • Publié le 3/12/2018

Juul à la conquête de nouveaux marchés Voilà maintenant plusieurs mois que Juul, leader de la vape aux États-Unis, fait part de son souhait de s’attaquer à de nouveaux marchés. Particulièrement …

Juul attaque plusieurs entreprises pour contrefaçons

  • Publié le 26/11/2018

Juul souhaiterait défendre la santé publique Mardi dernier, l’entreprise Juul Lab Inc a déposé une plainte pour « contrefaçon de brevet »  auprès de l’USITC (United States International Trade Commission), dans le …

Annonce