À partir du 1er janvier 2027, Hawaï n’autorisera plus que la vente des produits du vapotage ayant reçu une autorisation formelle de la FDA. Contrairement au reste des États-Unis, aucune tolérance ne sera accordée aux produits en attente d’examen. Les flacons d’e-liquide, les systèmes ouverts et la quasi-totalité des puffs disparaîtront du marché légal, qui se limitera à une poignée de pods fermés, en majorité commercialisés par des cigarettiers.
Aloha aux produits de Big Tobacco

Aux États-Unis, la FDA est en charge de la régulation des produits du vapotage. Selon la législation américaine, seuls les produits ayant reçu une autorisation de vente de la part de l’organisme fédéral peuvent être commercialisés. Dans les faits, depuis une directive publiée le 8 mai 2026, l’agence ne poursuit plus en priorité les produits dont la demande d’autorisation (PMTA) a été jugée recevable et reste en cours d’examen, sauf ceux jugés attractifs pour les mineurs. Sans autorisation formelle (MGO, ou Marketing Granted Order), ils restent donc en vente.
Si certains États américains ont créé des registres de produits autorisés à la vente, qui intègrent ces produits en attente, à partir du 1er janvier 2027, Hawaï n’acceptera, lui, que les cigarettes électroniques ayant reçu une MGO. Autrement dit, la tolérance dont bénéficient les produits en attente d’examen sera supprimée, et les seules références légales seront donc les 48 que la FDA a expressément autorisés, c’est-à-dire uniquement des systèmes fermés : la Vuse du cigarettier Reynolds, la NJOY du cigarettier Altria, la Logic du cigarettier Japan Tobacco, ainsi que la Juul et la Juul2 de Juul Labs et le G2 de Glas, deux fabricants indépendants.
Les systèmes ouverts, composés d’une box, d’un clearomiseur ou d’un atomiseur, seront tous interdits à la vente, tout comme les flacons d’e-liquides, la Food and Drug Administration n’ayant autorisé aucun de ces produits. Quant aux puffs, une autre loi hawaïenne, qui entrera en vigueur le même jour, les interdira. Seule la NJOY Daily d’Altria, autorisée par la FDA, échappera à l’interdiction.
Outre le fait que cette législation représentera une aubaine pour les cigarettiers, dont plusieurs des produits ont reçu une MGO, soulignons qu’à l’origine, cette proposition de loi avait été poussée au nom de la santé des jeunes. Pourtant, avant même l’adoption de ces lois, la part des lycéens hawaïens ayant vapoté au cours du mois écoulé était passée de 30,6 % en 2019 à 13,2 % en 2023.
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