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Vapotage des jeunes : le Canada sur les traces des USA ?

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La ministre de la santé canadienne a récemment annoncé son souhait de durcir la législation en matière de marketing pour les produits du vapotage. Mettant en avant l’augmentation du nombre de jeunes qui vapotent, le Canada est-il sur le point de se lancer dans une croisade similaire à celle de la FDA aux États-Unis ?

Des réglementations basées sur un rapport biaisé

Depuis de nombreux mois, l’augmentation du nombre de jeunes qui vapotent aux USA est la principale préoccupation de Scott Gottlieb, commissaire de la FDA. Parlant de ce fait comme d’une « épidémie de vapotage » ou encore d’une « tragédie de santé publique », l’homme cherche depuis, par tous les moyens mis à sa disposition, à éloigner les jeunes du vaporisateur personnel, sans même se soucier de savoir s’ils fumaient avant ou non.

Cette semaine, ce fut au tour de Ginette Petitpas Taylor, ministre de la santé du Canada, de lui emboiter le pas. S’étant dite « profondément préoccupée par les récents rapports selon lesquels le vapotage des jeunes est à la hausse », la femme politique aurait parlé des produits de la vape comme d’une « menace » pour les nombreuses victoires du pays « contre le tabac ».

Au Canada, bien que la publicité pour les produits de la vape soit déjà réglementée (interdiction de réaliser des publicités qui pourraient « plaire aux jeunes », interdiction de la promotion de la vape grâce à des témoignages etc), la ministre souhaiterait la restreindre encore un peu plus. Les règles proposées limiteraient ainsi « l’endroit où les publicités pourraient être affichées afin de limiter leur visibilité auprès des jeunes » et exigeraient également la mise en place d’avertissements sanitaires.

Voir les réglementations proposées en détail

Points de vente : il serait interdit de diffuser de la publicité sur les produits de la vape à tout point de vente où les jeunes ont accès, y compris en ligne. Toutefois, des affiches indiquant la disponibilité et le prix des produits de vaping pourraient être apposées sous certaines conditions. De plus, les catalogues ou les dépliants qui fournissent de l’information sur les marques de vaporisateurs personnels disponibles seraient autorisés à tout point de vente, à condition qu’ils ne soient pas affichés publiquement et ne soient mis à la disposition d’un client adulte que sur demande. Ces restrictions ne s’appliqueraient pas aux points de vente auxquels les jeunes n’ont pas accès (p. ex. un magasin de vape  qui ne permet pas aux jeunes d’entrer dans ses locaux ou sur son site Web), tant que le matériel publicitaire ne peut être vu de l’extérieur de ces endroits.

Lieux publics : il serait interdit de diffuser des publicités de produits (p. ex., des affiches) dans certains endroits publics auxquels les jeunes ont accès, comme les centres commerciaux, les installations récréatives, artistiques et culturelles, les parcs, les véhicules et les stations de transport en commun, les panneaux publicitaires et autres supports matériels extérieurs pour la publicité commerciale.

Médias de radiodiffusion : il serait interdit de diffuser de la publicité sur les produits dans les médias pendant ou à côté (dans les 30 minutes qui précèdent ou qui suivent) de toutes les émissions pour enfants et jeunes, à toute heure du jour et de la nuit et sur toutes les chaînes.

Publications : la publicité pour des produits de la vape ne serait pas permise dans les publications destinées aux enfants et aux jeunes. Cela inclurait les publications électroniques telles que les sites Web et les plateformes de médias sociaux.

Bien qu’aucune de ces règles ne soit en soi dramatique pour la vape au Canada, leur principal problème réside dans le rapport sur lequel elles sont basées. En effet, afin de les justifier, Health Canada s’appuie sur une étude réalisée par l’U.S. National Academies of Sciences, dont les conclusions sont qu’il « existe des preuves substantielles que l’usage de la cigarette électronique entraîne des symptômes de dépendance » et que « l’usage de la cigarette électronique augmente le risque de consommation de cigarettes combustibles chez les jeunes et les jeunes adultes ».

A titre de rappel, de nombreuses études ont déjà démontré que non, la vape ne conduit pas à la consommation de tabac fumé. Au Royaume-Uni, pays dans lequel les autorités de santé font la promotion de la vape auprès du grand public, l’Action on Smoking and Health estime que seul 0,5 % des adolescents vapoteurs n’étaient pas consommateurs de tabac auparavant.

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