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Une étude allemande relativise une nouvelle fois le danger du vapotage passif

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Une nouvelle étude publiée en ligne [1] avant d’être imprimée dans le International Journal of Hygiene and Environmental Health s’est penché sur les taux de substances chimiques détectés dans l’air ambiant en présence de vapeur de cigarettes électroniques.

La vapotage passif une nouvelle fois relativisé par une étude allemande

La vapotage passif une nouvelle fois relativisé par une étude allemande

Cette étude allemande a analysé les taux d’un grand nombre de polluants dans l’air ambiant d’une pièce située dans un immeuble de bureaux en présence de trois fumeurs de cigarettes électroniques. La pièce était modérément ventilée à 0,56 de changement d’air à l’heure (CAH).

En voici les principaux résultats :

« La concentration intérieure de CO et de CO2 est restée inchangée entre les périodes contrôlées et celles du vapotage. »

« Les niveaux de formaldéhyde, de benzène et des produits de pyrolyse comme l’acroléine et l’acétone n’ont pas dépassé les niveaux naturels. »

« En ce qui concerne les sept hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) considérés comme probablement cancérigènes par le CIRC (Centre international de Recherche sur le Cancer), la concentration a augmenté en moyenne de 20%, passant de 122,8 ng/m3 (contrôlé) à 147,3 + 26.2 ng/m3. ».

« Aucune hausse significative n’a été observée en ce qui concerne les éléments toxiques et potentiellement cancérigènes comme le cadmium, l’arsenic et le thallium ».

« La concentration d’éléments et de métaux a montré que le taux d’aluminium avait augmenté de 2,4 fois. » [Cependant, aucune hausse significative d’autres métaux n’a été observée, dont le cuivre, le chrome, le nickel, le plomb, l’étain, le vanadium ou le zinc.]

Critique du docteur Siegel (Université de Boston)

Le Docteur Siegel explique [2] que cette étude, bien que limitée à seulement trois marques de cigarettes électroniques, offre des preuves rassurantes qu’il n’y pas, au jour d’aujourd’hui, de craintes importantes liées au vapotage passif.

Selon Siegel et avant cette étude, la principale crainte pour la santé de l’entourage du vapoteur reposait sur la possibilité d’une exposition à des aldéhydes cancérigènes et toxiques et autres produits de pyrolyse dont les formaldéhydes, acroléines et acétones. Cependant, cette étude n’a trouvé aucune hausse de la concentration de ces polluants en conditions réalistes (de la vie réelle).

Malgré une légère augmentation de la concentration d’hydrocarbures aromatiques polycycliques, aucune hausse significative n’a été relevée en ce qui concerne les composés connus ou probablement cancérigènes.

A l’exception de l’aluminium, les concentrations de la plupart des métaux étaient considérablement inférieures lors du vapotage que dans des conditions de non vapotage. Par conséquent, les métaux ne semblent pas à l’heure actuelle être un problème important pour la santé explique le professeur de Boston.

Pour résumer, cette étude permet d’atténuer les craintes suscitées par des études antérieures sans en éveiller de nouvelles. Alors que d’autres recherches sont nécessaires, en particulier car il existe tellement de marques de cigarettes électroniques sur le marché, les preuves actuelles ne montrent aucun danger significatif pour la santé associé au vapotage passif.

Siegel va plus loin en affirmant qu’à la lumière de ces résultats, la meilleure chose que les auteurs de cette étude ont su faire pour insinuer que les cigarettes électroniques représentaient un danger pour la santé publique a été d’affirmer « qu’elles n’étaient pas libres d’émission ». Or si les chercheurs n’ont rien trouvé de pire à dire selon lui, cela signifie qu’elles ne doivent pas être considérées comme un danger pour la santé publique et qu’elles ne nécessitent pas à l’heure actuelle l’intervention du gouvernement.

Selon Michael Siegel il existe en effet deux manières d’interpréter cette étude. La première est de mettre l’accent sur ces résultats rassurants selon lesquels il n’y a aucune raison significative de s’inquiéter et la seconde, de l’interpréter comme ses auteurs l’ont fait, en concluant comme suit : « Les analyses de la qualité de l’air intérieur lors de périodes de vapotage ont montré que les e-cigarettes n‘étaient pas libres d’émission ».

Les auteurs ont utilisé à deux reprises cette formulation pour résumer leurs résultats. A l’heure actuelle, le fait que les e-cigarettes ne soient pas libres d’émission semble être la seule chose alarmante que l’on puisse en dire.


Références :

[1] Use of electronic cigarettes (e-cigarettes) impairs indoor air quality and increases FeNO levels of e-cigarette consumers
International Journal of Hygiene and Environmental Health, Available online 6 December 2013
Wolfgang Schober, Katalin Szendrei, Wolfgang Matzen, Helga Osiander-Fuchs, Dieter Heitmann, Thomas Schettgen, Rudolf A. Jörres, Hermann Fromme
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1438463913001533 [2] New Study of Passive Vaping Shows No Evidence of a Significant Public Health Hazard – http://tobaccoanalysis.blogspot.fr/2014/01/new-study-of-passive-vaping-shows.html
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