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Test : pod Orion – Lost Vape

  • Par , le 8/10/2018 à 14h00
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Lost Vape dévoile son premier pod, paré d’une esthétique superbe et de caractéristiques de vape alléchantes, en particulier avec le mode Replay que son chipset propose (DNA Go de Evolv). Promesse tenue ? Oui, et pas à moitié, ce pod est formidable.

Un pod 2.0

Le pod Orion est le premier pod de Lost Vape, connue pour son matériel de qualité (les fameuses box Therion et Paranormal par exemple). Il est équipé du chipset DNA Go, qui est aussi le premier chipset d’Evolv dédié aux pods (les chipsets DNA d’Evolv pour les box font partie des meilleurs). Et pour un premier coup, c’est un coup de maître : il offre une qualité de vape épatante que ce soit en inhalation directe ou indirecte : du jamais vu sur un pod.

Par ailleurs, je resterai neutre sur les finitions, pour ne pas risquer une crise d’abus de superlatifs, strictement réprimée par la convention internationale des journalistes et reviewers. Le boitier est en acier, les détails de finitions sont impressionnants : même les vis sont jolies, les panneaux sont parfaitement ajustés. Ils sont ici en fibre de carbone mate, il en existe d’autres en abalone par exemple. Bref, les photos parlent d’elles-mêmes, l’Orion à bien l’air de ce qu’il est, un objet “haut de gamme”.

Le rendu des saveurs est impressionnant

La restitution des saveurs est au niveau des meilleurs clearomiseurs, voire de certains atomiseurs reconstructibles, avec sa résistance de 0,5 ohm en inhalation indirecte. La vapeur est aussi dense que possible à ces faibles puissances, et le hit bien présent (en fonction du taux de nicotine utilisé), sans être agressif. Avec cette seule caractéristique, le pod mériterait déjà son 5/5, mais Lost Vape ne s’arrête pas là.

En effet, la marque propose 2 réservoirs différents. Le premier est équipé d’une résistance de 0,5 ohm, destiné à l’inhalation indirecte. L’autre est équipé d’une résistance de 0,25 ohm destiné à l’inhalation directe modérée, jusqu’à 30/35 W. Avec ce réservoir, les saveurs sont toujours agréables, mais moins relevées et moins précises. En contrepartie, la production de vapeur est impressionnante par rapport à la taille de l’engin. Evidemment, l’autonomie en prend un coup, on a rien sans rien.

Une polyvalence étonnante

Cette polyvalence est surprenante : à ma connaissance, aucun pod n’offre une telle gamme de vape, d’une inhalation indirecte serrée à 10 W, à une inhalation franchement directe à 35 W. Certes, il faut changer de réservoir pour le faire, mais ça prend peu de temps. Rien n’empêche de posséder plusieurs réservoirs (ils sont bien étanches), remplis de différents liquides, et dédiés à des vapes différentes en fonction du moment et de ses envies.

Arrivée d’air variable

L’arrivée d’air se fait par le haut, ce qui permet de garantir qu’il n’y aura pas de fuite sous le réservoir. Il peut se régler avec la petite bague sous le drip tip, dont l’action est différente selon le réservoir en place. Avec la 0,5 ohm, le tirage va de très serré à presque ouvert, alors qu’avec la 0,25, il commence à presque ouvert pour aller vers une franche inhalation directe.

Puissance variable

Sur la façade, il y a 3 boutons et une LED. Le bouton du haut n’en est pas un, c’est la glissière de fixation du réservoir, nous y reviendrons. Le bouton rond et le bouton de mise à feu.

Le bouton oblong en bas sert à sélectionner la puissance de vape, indiquée par la couleur de la LED : basse (blanche), moyenne (bleue) et forte (rouge).

Lost Vape ne donne pas les valeurs de ces trois niveaux, parce qu’elles sont différentes selon qu’on utilise un réservoir de 0,5 ou de 0,25 ohm. Avec la résistance de 0,5 ohm, la gamme va d’une petite vape douce à une vape plus intense en inhalation indirecte, autour de 18/20 W. Avec la résistance de 0,25 ohm, la gamme va d’une vape en inhalation directe douce et tiède à une vape soutenue et plus chaude.

Mais vous êtes observateurs, et vous avez remarqué que sur la photo, la LED est verte. C’est qu’il y a encore autre chose.

Un contrôle de température enfin pratique et utile

Evolv, qui fabrique le chipset DNA Go de ce pod, a mis au point un mode qui utilise le contrôle de température pour ce qu’il peut faire de mieux, sans avoir à s’intéresser aux réglages. C’est le mode replay, il est accessible en appuyant longuement sur le bouton de sélection de puissance, la LED devenant alors… verte.

Mode replay : revivez la perfection

Le mode replay est un mode contrôle de température, qui se règle de manière analogique, en vapant.  Il suffit de régler son pod sur une puissance qui nous va bien et de vaper, en prenant des bouffées plus ou moins soutenues, jusqu’à trouver le “sweet spot” : la bouffée idéale. Alors, on arrête tout, on la mémorise en faisant un appui long sur le bouton de sélection, et la LED devient verte pour signifier sa compréhension de la manœuvre.
Les bouffées suivantes sont des copies conformes de cette bouffée, et ça marche. En bonus, si le réservoir s’épuise sans qu’on s’en rende compte, nous ne subirons pas de dry hit.

Comment font-ils ça ?
En mode puissance, le chipset envoie une puissance fixe, la température du coil varie en fonction de notre inhalation : si on aspire plus ou moins fort ou plus ou moins longtemps, l’air refroidit plus ou moins le coil, ce qui change la vape.
Les chipsets DNA surveillent la température du coil. Ils ne la mesure pas directement, mais au travers de la mesure de la variation de la résistance du coil (les coils sont en acier, la résistance de l’acier varie avec la température).

En activant le mode replay, on dit au chipset “oui, voilà, cette température me va bien rejoues moi ça !”. Le chipset passe alors en mode “contrôle de température”, il  fait varier la puissance lui même pour maintenir le coil à la température mémorisée, quelle que soit la force ou la durée d’inhalation. C’est malin.

Le pod Orion en pratique

Comme tous les pods, le Orion est composé de deux parties : la batterie et le réservoir, interchangeable.

Pour insérer le réservoir, il faut le positionner comme sur cette photo, puis appuyer sur le bouchon métallique pour le clipser sur l’ergot visible à droite.

Pour le retirer, il faut d’abord le déclipser, en actionnant le bouton poussoir en haut de la façade. Ce poussoir est assez raide, c’est probablement le seul point négatif à relever sur ce pod, et encore : en contrepartie, il tient impeccablement, et il tiendra longtemps.

La plupart des pods ne peuvent être remplis que par des trous minuscules avec des fioles aux embouts fins. Sur le Orion, le remplissage se fait par un large trou, accessible en dévissant le bouchon argenté.

Il est donc possible de le remplir avec des embouts plus large, twists ou des pipettes. C’est un détail, mais qu’est-ce que c’est pratique !

Un autre détail montre le soin apporté à la conception et à la finition du Orion : la prise USB, pour recharger la batterie, est munie d’une petite trappe.

Pour accéder à la prise, il suffit de tirer sur la trappe, retenue par 2 tubes de silicone : pas de prise disgracieuse visible, et pas de poussières dedans.

Bref, sans reparler des finitions, le Orion est un formidable pod, qui peut rivaliser avec les meilleures vapoteuses du marché, et le mode replay est un véritable atout pour l’agrément de vape.

Revue technique

Le pod Orion est livré dans une boite toute simple en carton fort, accompagné d’un câble USB, d’un mode d’emploi complet, et de deux réservoirs.

Les caractéristiques essentielles du pod Orion de Lost Vape

Type de matériel kit débutant
Dimensions mod 93 mm 37 sur 13,5
Batterie 950 mAh
Charge USB
Capacité du réservoir 2 ml
Plage d’utilisation 7 à 40 W
Résistances 0,5 et 0,25 ohm
Arrivées d’air réglables
Poids du kit 87 g

Petites observations contenues

Les réservoirs du Orion peuvent contenir 2 ml de liquide, ce qui est probablement un peu juste pour vaper en inhalation directe avec les réservoirs de 0,25 ohm, mais largement suffisant en inhalation indirecte avec les réservoirs de 0,5 ohm.

Ces réservoirs sont bien étanches et sont durables, ils peuvent être remplis entre 5 et 15 fois, selon les liquides et la puissance utilisés, avant que la résistance ne rende l’âme (les liquides tabac ou sucrés encrassent beaucoup les résistances).

Il est donc envisageable de s’équiper de 3, 4… 5 réservoirs, avec des saveurs différentes pour en changer facilement, ou avec des résistances de 0,5 ou 0,25 ohm pour varier sa vape. On dispose ainsi de 6 à 10 ml de réserve, de quoi voir venir.

Petites observations nicotinées

La plupart des pods sont faits pour être utilisés en inhalation indirecte serrée, avec des liquides fortement dosés en nicotine, en particulier parce qu’ils s’adressent plutôt à des débutants, donc des fumeurs qui ont besoin dans un premier temps d’inhaler une vapeur contenant autant de nicotine que la fumée d’une clope.

L’Orion est différent sur ce point, il s’adresse à presque tous les vapoteurs, et il est capable d’offrir aussi bien une vape serrée ou plus ouverte. Partant, le bon taux de nicotine dépendra du réservoir utilisé et du type de vape souhaité.
Par exemple, pour mon usage, je l’ai utilisé de trois manières : 

  • En inhalation indirecte serrée, à faible puissance, avec le réservoir de 0,5 ohm et un liquide dosé à 20 mg/ml sel de nicotine.
  • En inhalation directe serrée à puissance moyenne, avec le réservoir de 0,5 ohm et un liquide dosé à 12 mg/ml de nicotine classique.
  • En inhalation directe ouverte à puissance maximum, avec le réservoir de 0,25 ohm et un liquide dosé à 6 mg/ml de nicotine classique, ce qui est mon dosage normal avec mes reconstructibles.

Dans les trois cas, la vape est excellente. Ma préférence va aux deux premières options, parce que les saveurs sont vraiment excellentes avec le réservoir de 0,5 ohm, et que l’autonomie électrique en prend un coup dans le dernier cas.

Petites observations autonomes

La batterie du pod a une capacité de 950 mAh, ce qui est dans le haut du panier des pods. Mais cette capacité ne nous renseigne pas sur son autonomie réelle, qui dépend aussi de la puissance utilisée.

  • En inhalation indirecte à faible puissance, l’autonomie monte à plus de 300 bouffées, soit l’équivalent de plus d’un paquet de clopes : c’est remarquable et rare sur un pod.
  • En inhalation directe modérée, disons autour de 20 W, nous disposons d’environ 160 bouffées, l’équivalent d’un peu moins d’un paquet. C’est bien aussi, mais ceux qui vape beaucoup devrons s’assurer de pouvoir charger la batterie une fois dans la journée.
  • En inhalation directe à puissance maximum, 35/40 W, l’autonomie chute à 80 bouffées, équivalentes à 6 ou 7 clopes, ce qui ne permet pas de vaper toute la journée, à moins de vaper très peu.

Bref, la batterie est au mieux de ce qu’on peut faire en gardant un format compact, et son autonomie est excellente pour une vape en inhalation indirecte, modérée ou soutenue. En inhalation directe avec le réservoir de 0,25 ohm, on touche aux limites du format.

Petites observations coûteuses

Que ce soit en termes de finitions ou en termes de vape, ce pod est formidable. Probablement le meilleur aujourd’hui, puisqu’il égale les meilleurs clearomiseurs en inhalation indirecte.

Mais il n’est pas donné : il coûte le prix de 3 ou 4 pods classiques, ou celui d’un setup composé d’un bon clearomiseur et d’une batterie à puissance variable  de plus grande capacité (3 fois plus). Du coup, est-ce que ça vaut le coût ? Ça dépend !

D’abord relativisons : il coûte moins cher que 2 cartouches de clopes, c’est pas si énorme. Ensuite, tout dépend ce que l’on cherche :

  • Si on cherche le meilleur rapport vape/prix, mieux vaut prendre un setup plus autonome, mais il faudra mettre les mains dans le liquide pour changer de résistance.
  • Si on cherche une vapoteuse simple et discrète pour vaper de manière modérée, qui ne demande aucune manœuvre salissante, alors un pod classique est suffisant.
  • On peut choisir le Orion pour trois raisons : 
    – Avoir une vapoteuse aussi simple qu’un pod, mais avec la polyvalence d’un setup classique.
    – Avoir un pod qui offre la même qualité de saveurs qu’un excellent clearomiseur.
    – Avoir en plus un bel objet.

Ce sont des raisons valables. Si le prix de l’Orion est plus élevé que les autres pods, ses qualités sont à la hauteur et le rapport qualité/prix est probablement meilleur. Si on compare aux voitures, un pod classique serait une Dacia, le Orion une BMW. Personnellement, je roule en Dacia, mais je vape en Orion 🙂

En résumé

On aime

  • Tout !
  • La qualité de conception et de finition
  • La vape remarquable en inhalation indirecte
  • La vape, bonne en inhalation directe
  • Le chois des puissances bien étagées
  • Le mode replay, et le contrôle de température enfin utile
  • Le réglage du flux d’air
  • Bref, tout est bon dans le Orion.

On n’aime pas

  • Hum… rien, du coup.
  • En cherchant des noises, on pourrait critiquer la faible autonomie avec le réservoir de 0,25 ohm à pleine puissance.

Conclusion

5 /5
 

Le pod Orion de Lost Vape est un coup de maître. C’est à mon avis, le meilleur pod actuel : il offre la même qualité de vape et de saveurs que les meilleurs clearomiseurs classiques. S’il est plus complexe qu’un pod habituel, ses réglages sont pertinents, et la gamme de vape qu’il propose est susceptible de satisfaire tous les besoins de base des vapoteurs, débutants ou non, de la vape serrée à 10 W à une vape ouverte à 35 W. Remarquable.

Le pod Orion de Lost Vape en images

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