Pas de restriction des arômes, pas d’emballage neutre ni de bannissement affiché de la vente en ligne. La Grèce mise avant tout sur un contrôle strict des vendeurs et de l’âge des acheteurs, à l’aide d’une nouvelle plateforme numérique.
Un registre national des vendeurs de nicotine et d’alcool

Dans son communiqué, le gouvernement grec affirme que « l’objectif principal de ce nouveau cadre institutionnel est la protection des mineurs, la prévention de la dépendance dès le plus jeune âge, le renforcement de la transparence et de la surveillance du marché, une application plus efficace de la législation, ainsi que l’alignement du pays avec les stratégies nationales et européennes de santé publique. »
Les commerçants concernés devaient s’inscrire sur la plateforme alto.gov.gr avant le 16 avril 2026. Lors de leur inscription, ils reçoivent un document doté d’un QR code destiné à faciliter les contrôles de légalité réalisés par les autorités compétentes. En parallèle, le nouveau cadre réaffirme et généralise l’interdiction de vendre, offrir ou mettre à disposition ces produits aux mineurs, avec des sanctions désormais pénales.
Lorsqu’un client souhaite acheter un produit nicotiné ou alcoolisé, il doit maintenant scanner un QR code puis autoriser le partage du certificat confirmant son âge. Une indication verte ou rouge apparaît alors sur l’application du vendeur, selon que la vente du produit est autorisée ou non.
Outre ces nouveautés, ce système permet également « d’assurer une surveillance et un suivi continus du marché ». Une unité spéciale a été créée au sein de l’Organisation nationale de santé publique, chargée de « surveiller la circulation des produits du tabac et de la nicotine, de collecter les données du marché et de soutenir l’élaboration des politiques de santé publique. » Présenté comme une mesure de protection des mineurs, le dispositif constitue aussi un outil de surveillance commerciale inédit pour les autorités grecques. Une approche qui tranche avec d’autres politiques européennes, souvent centrées sur la restriction des arômes, la volonté d’une mise en place d’emballages neutres ou encore l’interdiction de certains canaux de vente.
Dimitris Papastergiou, ministre de la Gouvernance numérique et de l’Intelligence artificielle, a indiqué que ces mesures seraient étendues aux achats en ligne, « après une période d’adaptation pour les entreprises. »
« Grâce à l’utilisation d’outils numériques modernes, au transfert clair de la responsabilité du contrôle de l’âge vers les vendeurs et au durcissement des sanctions, nous créons un système opérationnel qui limite fortement les possibilités d’accès des jeunes au tabac, à la nicotine et à l’alcool. », a complété le vice-ministre de la Santé, Dimitris Vartzopoulos.
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