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Plan cancer européen : Aiduce et Sovape réagissent contre l’interdiction des arômes

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Deux des principales associations françaises de défense des vapoteurs, Aiduce et Sovape, ont cosigné un communiqué de presse pour dénoncer une idée d’interdiction des arômes. Cette dernière a été émise lors d’une réunion du BECA, plan anti-cancer européen.

Compromis du plan, plan compromis ?

Actuellement ont lieu les discussions visant à élaborer le texte du BECA, le plan anti-cancer européen. S’il part d’une bonne intention, force est de constater que des idéologues se sont immiscés dans les débats. Et ce n’est jamais une bonne chose. Pour preuve, la proposition d’un « amendement de compromis » visant à interdire les arômes de la vape.

Un « amendement de compromis » est, en langage clair, une proposition faite lorsqu’un petit groupe bloque le débat sur un point de détail, tandis que le reste des participants aimerait bien avancer, parce qu’il y a beaucoup de travail. Dans une conversation lambda, il est généralement concédé dans un soupir par la phrase « bon, si si ça peut vous faire plaisir, mais on peut revenir au sujet, maintenant ? ».

Plus inquiétant encore : selon le dictionnaire Larousse, un compromis est une « action qui implique des concessions réciproques ; transaction ». Et si l’interdiction des arômes est une concession, on imagine que les restrictions proposées à l’origine sur la vape devaient friser l’interdiction. Et un idéologue, toujours selon ce dictionnaire, est « quelqu’un qui vit dans le monde des idées, qui ignore les réalités concrètes ». Nous verrons à quel point c’est vrai.

Bonne nouvelle, le fait qu’il y ait eu un compromis signifie aussi qu’il y a aussi des personnes dans le groupe qui n’ont pas une image totalement négative de la vape. Mauvaise nouvelle, elles n’ont manifestement pas les moyens d’imposer leur point de vue.

Les joies de l’idéologie

Mais après tout, pourquoi pas ? Pourquoi l’idéologie n’aurait-elle pas le droit à des petites concessions, après tout ce qu’elle a fait dans la lutte contre le cancer ? Pourquoi il n’y en a toujours que pour la science ? La question mérite d’être posée.

Si l’on se plonge dans les annales scientifiques des quarante dernières années, au chapitre « progrès contre le cancer », on constate deux choses : la liste des avancées médicales est conséquente. La science a appris beaucoup de chose sur cette maladie, a mis au point un certain nombre, pour ne pas dire un nombre certain de traitements et de remèdes, qui ont permis de réduire le taux de létalité du cancer.

Par exemple, le taux de guérison du cancer de la prostate chez l’homme a progressé de 21 % en vingt ans. Le taux de guérison, c’est lorsque le patient n’a manifesté aucun signe de rechute durant les cinq années qui ont suivi la fin du traitement. Il a aussi progressé de 9 % dans les cancer du sein. Ça semble peu, 9 %, mais derrière ce chiffre, il y a 5265 femmes par an an dans un pays comme la France qui ne meurent pas.

Bref, la médecine, et plus généralement la science, avancent sur la lutte contre le cancer, à petit pas, mais elles progressent.

Concentrons-nous maintenant sur les avancées que les idéologues ont permis de faire sur le sujet. En voici une liste exhaustive :

– Aucune.

Et on pourra ajouter qu’il existe des cas avérés ou des idéologues ont été indirectement la cause de la mort d’un patient. Un exemple au hasard, Steve Jobs.

Que trépasse si je faiblis

Dès lors, le communiqué commun de l’Aiduce et de la Sovape rappelle quelques réalités qui font très mal aux idéologues au sein de cette commission. Outre les études scientifiques démontrant l’absence de danger de la nicotine, l’absence de preuves, et ce n’est pas faute d’avoir cherché, de dangerosité des arômes, les deux associations rappellent des chiffres sur le tabagisme des jeunes.

Notamment que ce tabagisme là est en baisse, que les jeunes qui commencent le vapotage ont un taux important de chances de NE PAS tomber ensuite dans la cigarette, et rappellent pour finir que la vente de produits de la vape est, de toute façon, interdite aux mineurs dans toute l’Europe.

Outre cela, l’interdiction des arômes jetterait un nombre considérables de vapoteurs dans le marché noir, avec tout ce que cela comporte de risques, et une autre partie non moins considérable dans la rechute tabagique.

Ce ne sont pas des spéculations ou des projections, mais des réalités concrètes, ignorées par les antivape. Ce qui démontre que le Larousse avait raison et que l’emploi du mot idéologue n’était pas ici abusif. Ce serait amusant si le sujet n’était pas si sérieux et si l’idéologie n’avait pas un bilan désastreux en matière de cancer.

Même si il n’y aura pas de révision de la TPD l’an prochain, force est de constater que les idéologues antivape s’infiltrent dans chaque brèche, même la plus saugrenue. Mais toute lutte, contre le cancer ou le tabagisme, se gagne avec des faits, pas des fantasmes.

Le communiqué Aiduce/Sovape (site de Sovape)

Cet article d’opinion n’engage que le point de vue de son auteur et ne représente pas forcément l’avis de la rédaction.

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