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La FDA complice d’un film antivape à vomir

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FCB New York, une agence de communication, en partenariat avec la FDA, a annoncé ce mardi le lancement de la toute dernière campagne de prévention du tabagisme chez les jeunes intitulée “The Real Cost”. Totalement centrée sur la vape, elle vise les adolescents à travers un clip vomitif dans le fond et la forme.

Epidémie de vape et langage orienté

“De façon apparemment inattendue, la vape chez les adolescents est devenu une épidémie”, a déclaré Suzanne Santiago, vice-présidente exécutive de FCB New York, directrice du management du groupe. “L’une des raisons est que la majorité des adolescents considèrent que la vape est inoffensive, et notre mission, aux côtés de la FDA, est de briser cette perception, en les éduquant sur les produits chimiques nocifs et addictifs qu’ils peuvent inhaler.”

La première campagne “The Real Cost” (“Le coût réel”) en 2014 avait, selon ses organisateurs, permis à 350 000 jeunes de ne pas commencer à fumer, ce qui aurait, toujours selon ses organisateurs, entraîné une économie pour le contribuable américain de 181 000 dollars par tête de jeune abstinent, soit 31 milliards de dollars à ce jour (source FDA). Un chiffre très faible comparé, par exemple, à celui de la France, qui s’explique par la protection sociale publique beaucoup moins poussée aux USA.

Le FCB New York et la FDA remettent aujourd’hui le couvert, prétendant enseigner aux adolescents “le coût réel de la vape”.

La campagne va viser des adolescents de 12 à 17 ans, qui auraient essayé la vape ou qui seraient prêts à l’essayer. Le message est simple, pour ne pas dire simpliste : “en vapant, on devient accro à la nicotine et on s’expose à des produits chimiques dangereux”. Ceci, sans tenir compte des études qui prétendent justement, à propos des produits chimiques, le contraire.

Selon plusieurs sondages, 80 % des jeunes américains considèrent que la vape, qu’ils comptent l’utiliser un jour ou non, n’est pas dangereuse pour la santé. C’est cette idée qu’entendent combattre le FCB de New York et la FDA.

Aronofsky plagie The Strain

La nouvelle campagne du FCB – intitulée “Epidémie “ – utilise la troublante métaphore visuelle d’un organisme pour décrire les conséquences négatives de la vape sur les poumons, la circulation sanguine et le cerveau.

Darren Aronofsky, visiblement content de lui.

L’ensemble est très imagé : on y voit des adolescents vapoter. Dès qu’ils posent leurs lèvres sur le drip tip d’une e-cig, leur peau se déforme, comme si leur organisme était parcouru par des vers. Le tout insistant bien sur le côté répugnant de la chose, et ce n’est pas un hasard : à cet âge, aux USA comme ailleurs, l’apparence et le regard des autres est un souci constant chez les jeunes. La campagne est pensée, dans ses moindres détails, pour taper là ou ça fait mal.

C’est le réalisateur Darren Aronofsky qui réalise le clip. Connu pour ses films “Requiem for a dream” et “Black Swan”, le cinéaste est en nette perte de vitesse, son dernier opus en date, l’abominable pensum “Mother” s’étant fait descendre par la critique et bouder par le public. Darren Aronofsky est surtout connu pour son ego démesuré et son pseudo-intellectualisme, qui l’a sans doute poussé à s’imaginer en chevalier blanc anti-vape. Pour ce faire, il a abondamment plagié, notamment la série “The Strain” avec ses vers répugnants qui rampent sous la peau.

Le thème de la campagne est “l’épidémie”, bien entendu l’épidémie de vape “qui s’étend” selon les initiateurs de la campagne. 

Cautère et jambe de bois

Cet acharnement antivape peut s’expliquer assez facilement. Il arrange toute le monde : l’industrie du tabac, encore puissante aux USA et cotée en bourse, les puritains antitout qui font florès dans ce pays paradoxal, et surtout la FDA et les politiques, qui détournent l’attention des parents de jeunes adolescents d’autres sujets. Il est en effet plus facile d’obtenir des résultats contre la vape, ou du moins de les revendiquer, que contre des fléaux, réels eux, comme l’obésité qui touche 37 % de la population et ne cesse de progresser chez les jeunes, ou la drogue, les overdoses mortelles dues aux opiacés ayant fait un bond de 30 % en un an.

La campagne, outre ce clip, se verra déclinée en spots radios, en bannières publicitaires sur internet, en GIFs animés et en “interventions” sur les réseaux sociaux, quoi que cela puisse signifier.

Tout cela ressemble au scénario d’un mauvais film. On voit ce qui a pu séduire Aronofsky.

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