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Interview de Patrick Bédué, « le plus important pour un salon pro, c’est qu’il génère du business »

Mis à jour le 30/12/2022 à 11h32
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Les 22 et 23 octobre prochains, la 16e édition du Vapexpo se tiendra à Paris, comme l’an dernier au Paris Event Center. Cette année, pas mal de nouveautés sont au programme. Pour le Vaping Post, son président Patrick Bédué les dévoile et délivre quelques confidences.

© Sébastien Duijndam

Commençons par l’actualité, le Vapexpo Paris. Dans quel état d’esprit l’abordez-vous ?

Par rapport à l’année dernière, ça n’a rien à voir. Les stands ont été pris d’assaut et il y a même une liste d’attente (interview réalisée le 11 juillet, ndlr). On constate un regain d’intérêt pour le salon et ça nous met en confiance. Même si l’affluence n’a pas été extraordinaire à Lille, les exposants continuent à croire en l’importance du salon, et ça nous fait du bien. On espère que le salon va se dérouler dans la continuité des dernières éditions en termes de business. On souhaite aussi que ça aide les acteurs du marché à présenter leurs nouveautés.

Pour cette édition, il y aura beaucoup d’exposants chinois, à quoi est-ce dû ?

C’est simplement parce que les salons sont annulés en Chine.

Ce salon est-il réservé aux professionnels ?

Au départ c’était prévu, mais finalement il sera également ouvert aux particuliers le samedi après-midi.

Nous allons mettre en avant les liquides gagnants des awards 2021 dans un bar à juice qui s’appelle ‘Le comptoir des awards’.

Quelle superficie pour combien d’exposants ?

On a réservé la même configuration que l’année, il y aura donc 8 000 m² et environ 89 exposants.

Quelles nouveautés sont à attendre ?

Nous allons mettre en avant les liquides gagnants des awards 2021 dans un bar à juice qui s’appelle “Le comptoir des awards”. Les visiteurs pourront donc tous les goûter et aussi boire un coup. La station de vape sera fabriquée par Puf Puf. C’est une opération qu’on renouvellera chaque année. Nous avons aussi une collaboration avec la société de communication Ouate. C’est un espace food trucks à l’intérieur du salon, qui ressemblera à une place parisienne. Ce sera dément ! Et on conserve toujours les food trucks à l’extérieur. Sinon, les drip tips tours de cou seront offerts à l’entrée par Swoke. Enfin, le billet d’entrée permettra de visiter Vapexpo et CBD Expo.

Un stylo avec un QR code est inséré avec chaque PGVG, il offre quatre entrées gratuites.

Il y a aussi l’opération des stylos en collaboration avec PGVG.

Oui ! Comme vos lecteurs l’ont certainement déjà remarqué en ouvrant le magazine, un stylo avec un QR code est inséré avec chaque exemplaire, il offre quatre entrées gratuites.

Et du côté des conférences ?

Cette année, elles sont organisées par PGVG magazine, ce qui est un gage de sérieux (sourire). Il y en aura quatre.

Êtes-vous impactés d’une façon ou d’une autre par l’inflation du prix des matières premières ?

Pour l’instant, non. L’installateur général a stocké ces matières premières. D’ailleurs, nous n’avons pas augmenté les tarifs du mètre carré, ce qui est normal.

Comment analysez-vous l’affluence moins importante que prévu de Vapexpo Lille ?

Si on parle de fréquentation, l’affluence à Lille a été normale pour un salon pro de n’importe quelle industrie. Nous, on a été habitués au caviar avec des fréquentations exceptionnelles. Depuis, le marché a mûri et nous avons un nombre de visiteurs “normalisé”. Le plus important pour un salon pro, c’est qu’il génère du business avec la présence des grands acteurs du marché.

Où en sont Vapexpo Madrid et Las Vegas ?

Las Vegas n’est plus d’actualité, le marché s’est écroulé là-bas. La réglementation leur a été fatale, c’est fou, alors que ce marché était tout-puissant. Le lobby a été puissant. L’organisation avec laquelle je collaborais ne travaille même plus dans la vape. Sinon, Vapexpo Madrid continue, j’étais même surpris du monde qui est venu à la dernière édition. C’était très bien, j’espère qu’on va continuer comme ça.

Pour les adultes, je trouve que c’est (les puffs, ndlr) intéressant pour ceux qui veulent se mettre à la vape.

Quel regard portez-vous sur l’évolution du marché français ?

On peut dire ce qu’on veut sur ce sujet, mais je trouve que la puff invite pas mal de gens à vaper. C’est une porte d’entrée. Grâce à ça, on arrive à convaincre plus de gens de passer à la vape. Je vous dis ça mais dans ma boutique Bocalinda, nous n’en vendons pas.

Pourquoi ?

Pour être honnête, nous avons passé une commande, mais nous ne l’avons pas renouvelée. Il y avait trop de mineurs, d’adolescents qui entraient dans la boutique. Ce n’est pas mon métier. Il y a même un adulte qui est entré en boutique pour en acheter à un ado qui était resté dehors. Nous avons refusé de lui vendre. En revanche, pour les adultes, je trouve que c’est intéressant pour ceux qui veulent se mettre à la vape. C’est tellement facile d’usage. À mon avis, il ne faut pas taper dessus aveuglément.

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Photos : © Sébastien Duijndam/Vapexpo Nos coups d’œil précédents