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Interview de Daniel Thomas, porte-parole du CNCT, en marge du Sommet de la vape

En marge du Sommet de la vape, Ghyslain Armand s’est entretenu avec le Pr. Daniel Thomas, cardiologue et membre du conseil d’administration du Comité National Contre le Tabagisme (CNCT).

Si ses propos mettent en relief l’évolution de la position exprimée lors du premier sommet de la vape, il reste opposé au vapotage dans les lieux publics et expose dans cet entretien ses raisons.

La première inquiétude du cardiologue porte sur l’exemplarité, il craint la remise en scène du tabagisme même si vapoter n’est pas fumer. Un autre argument contre le vapotage dans les lieux publics concerne l’aspect sanitaire, même s’il est mineur et que “ça n’a rien à voir” avec le tabac , “il reste des inconnues“.

Interrogé sur les limites de parler positivement de la vape, Daniel Thomas réagit “en pratique la probablité (de poursuites) n’existe pas” et poursuit “il faut qu’on s’écoute, qu’on se respecte et qu’on ne se fasse pas de procès d’intention, ni dans un sens ni dans l’autre.

C’est bien l’objet du Sommet de la vape, permettre aux parties prenantes de débattre dans le respect mutuel, pour avancer et oeuvrer contre le tabagisme.


Pour aller plus loin : les conclusions du Sommet de la vape :

Les conclusions du Sommet de la Vape 2017

 

  • Titan

    Il n’en demeure pas moins qu’à la lumière de cet interview, rien ne change. Que ce monsieur mette des rubans autour ou pas, son discours amalgame la Vape à la cigarette et à ses interdictions. Il faut rajouter aussi que même s’il rejette toute idée de “procès d’intention” de part et d’autre, il en fait un lui-même en se retranchant derrière un manque de recul (leitmotiv de beaucoup dans son cas) auquel il ne donne par définition aucune chance de voir le jour. A raisonner comme ça, dans 30 ans on parlera encore de “manque de données” justement parce que on aura interdit les situations pouvant nous en donner. En cela, il ne dénote pas de MST qui parlait elle-même de manque de recul alors qu’elle le décapitait d’office en interdisant l’usage.
    On interdit parce qu’on ne sait pas, et comme on ne sait pas, on interdit … Le serpent qui se mord la queue, avec en toile de fond le non-dit assourdissant de la situation des buralistes, tabatiers et autres labos qui voient l’horizon de leurs indécents profits se ternir …

    • Anto

      Il est clair qu’il n’a peut être pas connaissance de toutes les études sur le vapotage passif, car il y en a pas mal je crois, mais pour une asso anti-tabac qui passe d’une vue diabolisée à un encouragement pour la réduction des risques, je trouve ça quand même assez positif. Personnellement j’ai des enfants, et même si le risque pour l’entourage me parait réduit, je ne souhaite pas polluer l’air ambiant davantage, du coup je vape à la fenêtre (et encore je suis tout seul chez moi à vaper). Pour les VOCs rejetés ce sont à priori des microgrammes par mètre cube certes, mais tout de même. La position du CNCT ne me choque pas tant que ça. La vape dans les lieux publics c’est ingérable, surtout avec les “cloud machines” que l’on a actuellement.

      • Alterna Facta

        Chez vous c’est interdit de vaper, pas chez moi parce que j’ai pas d’enfants en bas âge. Mais si demain vous veniez chez moi avec vos jeunes enfants, çela deviendrait fortement déconseillé. Un vapoteur qui serait extrêmement discret n’aurait pas de remarques tandis qu’un vapoteur de gros nuage serait envoyé à coup de pieds aux fesses dans la cuisine.

        C’est dommage de ne pas donner sa chance à la courtoisie, les situations dans les mêmes lieux peuvent changer et idéalement on devrait pouvoir s’adapter.

        Faire une loi alors qu’on n’a jamais vraiment entendu parler de problème de vapotage en public, c’est regrettable. Il faudrait laisser les établissements décider.

        L’interdiction dans les lieux comme les transports publics où il y a promiscuité parait justifié, mais a t on vraiment besoin d’une loi ? je crois pas.