La Filière française de la vape (FIVAPE) a rejoint le Conseil du commerce de France (CdCF), organisation patronale qui fédère une trentaine de fédérations du commerce et siège au Medef comme à EuroCommerce.
Une adhésion symbolique, mais pas que

L’intérêt de cette adhésion est principalement stratégique. Si le CdCF n’est pas une organisation spécialisée dans les questions de santé ou de nicotine, son intégration permet à la FIVAPE de positionner la vape comme une branche du commerce spécialisé, aux côtés, par exemple, de l’habillement, de la chaussure ou encore de l’ameublement. Une position qui pourrait aider la Fédération à défendre les spécificités de son secteur face à un discours institutionnel qui tend parfois à le considérer comme une simple extension de celui du tabac.
Être membre du Conseil du commerce de France devrait aussi permettre de présenter les boutiques de vape comme des commerces spécialisés, représentant environ 3 500 points de vente et 25 000 emplois directs et indirects, plutôt que simplement comme les vendeurs d’un produit nicotinique parfois controversé.
Outre cette reconnaissance symbolique, l’adhésion de la FIVAPE au CdCF lui permet également d’accéder à une organisation déjà introduite auprès des pouvoirs publics, tant français qu’européens.
Les fédérations membres du Conseil peuvent également participer à des commissions et groupes de travail durant lesquels elles partagent leur expertise et élaborent des positions communes. Cette adhésion pourrait donc permettre à la FIVAPE de contribuer à des travaux sur des sujets très concrets, comme les relations sociales, l’environnement, la fiscalité, le commerce en centre-ville, etc.
Soulignons par ailleurs que le CdCF est lui-même adhérent du Medef et membre d’EuroCommerce, la principale organisation patronale européenne qui représente le commerce de détail et de gros auprès des institutions de l’Union européenne. Grâce à cette adhésion, la FIVAPE intègre donc indirectement un réseau de représentation beaucoup plus large et peut espérer bénéficier d’un poids collectif dont elle ne disposerait pas seule.
Soulignons toutefois que l’objectif du Conseil du commerce de France reste avant tout la défense des intérêts communs du commerce. Certains des enjeux spécifiques auxquels doit faire face la filière du vapotage en France, notamment les débats scientifiques et sanitaires ou encore les réglementations propres aux produits de la vape, ne constituent pas le cœur de compétence du CdCF.
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