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Coronavirus : quelles précautions en boutique de vape ?

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Le coronavirus continue sa progression. Y a-t-il des précautions particulières à prendre pour les boutiques de vape ? Réponses aux questions les plus fréquemment posées, pour les jours à venir.

Une épidémie en ascension

L’épidémie de coronavirus continue de se propager à vitesse de plus en plus soutenue. Ce qui n’a rien de fondamentalement étrange en soi : la période asymptomatique et contagieuse est longue, et un nombre plus élevé de malades signifie un nombre plus élevé de contaminants.

Parmi les pays d’Europe les plus touchés, la France, où les boutiques de vape se trouvent confrontées à une problématique : le pays a une densité de points de vente physiques importante, et les tests de liquides sur des atomiseurs de démonstration y sont légaux.

Y a-t-il des précautions particulières à prendre vis-à-vis du coronavirus ? Un passage au stade 3 aura-t-il des répercussions ? Les réponses aux principales questions.

Qu’est-ce que le stade 3 ?

L’épidémie en France est encore au stade 2. C’est-à-dire qu’elle est considérée comme préoccupante pour la santé publique, mais circonscrite à certaines zones, des foyers infectieux (« cluster » est un mot anglais qui désigne un… Foyer infectieux).

Un passage en phase trois signifie que la propagation de l’épidémie se fait sur l’ensemble du territoire, et non plus sur des zones géographiquement déterminées. Ce qui impliquera la prise de certaines mesures.

L’impact direct de ces mesures sur les boutiques de vape sera probablement nul. La phase 3 consiste, le plus souvent, non pas en des mesures généralisées et directives, mais en un éventail de possibilités offertes aux autorités locales, comme la suppression des transports en commun et l’interdiction de rassemblements, et de mesures incitatives, comme demander aux entreprises de faire télétravailler tous les salariés pour qui c’est possible.

Il est peu probable que les fermetures de commerces soient ordonnées : l’état a dores et déjà fait savoir qu’il voulait réduire au maximum l’impact sur l’économie. En revanche, il est possible que les démarches de vente qui impliquent un contact rapproché ou le test de produit porté à la bouche soient interdite jusqu’à la fin de l’alerte.

Un exemple : ce qui a été promulgué en Italie : “Pour toutes les activités commerciales: tous les opérateurs de structures commerciales doivent porter un masque et des gants comme outils de protection individuelle minimum; le gestionnaire doit s’assurer que l’accès est subordonné à l’installation de vente ou est en tout cas convenable et éviter les rassemblements de personnes en respectant la distance d’au moins 1 mètre entre les visiteurs; le gestionnaire devra à l’entrée de l’installation un dispositif pour désinfecter les produits et vérifier que chaque visiteur l’utilise; le gestionnaire devra autoriser l’accès à la structure uniquement aux clients équipés d’un masque et qui se sont désinfectés les mains; considérant ces mesures comme minimales et indispensables pour garantir la sécurité des opérateurs et des visiteurs, la suspension de l’activité en cas d’infraction est prévue à titre de sanction.”

Que faire en boutique de vape ?

Certaines solutions présentées ici peuvent paraître exagérées. Nettoyer son poste de travail entre chaque client par exemple. Mais demandez-vous ce que préfèrent, justement, vos clients : patienter une minute de plus, où avoir affaire à un parfait irresponsable ? 

L’hygiène en boutique de vape est primordiale. Demandez aux conseiller de veiller à ce que leur poste de travail soit impeccable, surtout si ils ont à démonter l’atomiseur d’un client pour changer les pièces. Une pulvérisation de désinfectant sur le comptoir, un coup de papier essuie-tout, ça prend deux secondes et c’est efficace. 

Il est préférable, de la même façon, d’éviter au maximum d’installer les résistances à la place du client. Si c’est votre vendeur le porteur, il pourrait contaminer de nombreuses personnes. Si il n’y a pas d’autre solution, une désinfection préliminaire des mains avec un gel hydro alcoolique s’impose.

De même, un nettoyage de l’atomiseur avant/après manipulation n’est pas un luxe. Des produits comme l’Aseptivape peuvent s’avérer très utiles pour ces cas-là. 

Aseptivape, pour l’hygiène des drip tips

Enfin, il y a le cas spécifique des bars à vape, ou quel que soit le nom donné aux atomiseurs de démonstration. Il n’est pas nécessaire, pour l’instant, de les supprimer, à la condition que les clients utilisent leurs propres drip-tips ou des drip tips jetables.

Mais en cas de phase trois, il serait mieux de le supprimer momentanément. Ceci, afin de rassurer la clientèle, et d’éviter une certaine mauvaise presse. On sait la capacité de certains journalistes à attaquer la vape au moindre prétexte, et de là à accuser les boutiques d’avoir été le vecteur de l’épidémie, il n’y a qu’un pas.

Quels conseils donner aux clients ?

Certains clients peuvent venir demander conseil. Les précautions à prendre en période d’épidémie sont assez simples : ne pas prêter son matériel et l’entretenir.

Plus spécifiquement, quelques vapoteurs continuent en parallèle de fumer, les fameux « vapofumeurs ». Et même si votre but est de les faire basculer totalement sur la vape, mettez provisoirement de côté votre conscience professionnelle pour les avertir : les cendriers publics sont de véritables nids à microbes. Y poser sa cigarette juste un instant pour se libérer les mains est une très mauvaise idée.

Paranoïa ?

Tout ceci est-il paranoïaque ? Oui. Mais la raison en a été donnée plus haut : la découverte d’un foyer d’infection dans une boutique de vape serait le régal d’une certaine presse, et après toutes ses avanies passées, le secteur n’a vraiment pas besoin de ça.

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