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Communiqué : Pour arrêter de fumer, le vapotage est le moyen le plus populaire en France.

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À lire dans le dernier BEH publié le 29 mai par Santé Publique France, 52,3% des tentatives d’arrêt tabagique se font sans aucune aide. Pour ceux qui choisissent une aide, le vapotage est le moyen le plus populaire avec 26,9% des tentatives d’arrêt (soit 56,4 % des tentatives d’arrêt avec une aide). Loin devant les substituts nicotiniques (18,3% des tentatives).

Avec 200 morts par jour, le tabagisme est la première cause évitable de morts prématurées. Les gouvernements successifs ne cessent de prendre des mesures pour enrayer ce fléau qui reste en France d’une dimension largement supérieure à celle de nos voisins européens. Santé Publique France a annoncé 26,9% de prévalence tabagique en 2017 contre 29,4% en 2016.

La baisse d’un million de fumeurs annoncée ce lundi 28 mai en conférence de presse par la ministre des Solidarités et de la Santé, la Pr. Agnès BUZYN, et par le directeur de Santé Publique France, le Dr. François BOURDILLON, s’est produite lors de la dernière année du précédent gouvernement. Elle est contemporaine des mesures prises durant son Programme National de Réduction du Tabagisme : paquet neutre, forfait de remboursement à 150€ des substituts nicotiniques et actions de mobilisation par le dispositif Tabac Info Service, en particulier l’opération Mois Sans Tabac.

Le Dr François BOURDILLON a très justement souligné que cette baisse pouvait aussi être attribuée à l’essor considérable du vapotage, moyen le plus populaire pour tenter d’arrêter de fumer. Avec plus d’un quart (26,9%) des tentatives d’arrêt, le vapotage se situe largement devant l’usage des substituts nicotiniques qui viennent depuis quelques semaines de bénéficier d’une nouvelle mesure de remboursement intégral.

Alors qu’elle avait annoncé s’inspirer du modèle anglais du Stoptober, la Ministre de la Santé a déclaré selon l’AFP : « Un dispositif comme la cigarette électronique, qui n’induit pas forcément un arrêt complet du tabac, ne joue pas le rôle que l’on souhaite. Parce que nous souhaitons (…) faire en sorte que les gens ne fument plus du tout ».

Nous, associations, acteurs de la vape, du soin et de la réduction des risques, souhaitons témoigner de l’efficacité constatée du vapotage pour les fumeurs qui souhaitent sortir de leur addiction morbide, qu’ils vapotent quelques mois et arrêtent tout ou qu’ils continuent à vapoter. Au delà du produit, le vapotage est aussi un formidable mouvement d’entraide entre citoyens qui vont au devant des fumeurs pour les motiver et les aider à se sevrer.
L’association SOVAPE vient de publier un rapport qui concerne les vapoteurs du Mois Sans Tabac 2017 (groupe créé par Santé Publique France) et qui révèle un taux de sevrage de 48% à la fin du mois de novembre et de 38% à cinq mois, soit 10 fois plus de chance d’arrêter de fumer que sans rien. Encourager les fumeurs à arrêter c’est bien, leur donner tous les moyens de réussir, c’est mieux.

Nous appelons la Ministre de la Santé et des Solidarités, Agnès BUZYN, et le Pr Jérôme SALOMON, Directeur Général de la Santé, à réactiver le Groupe de Travail Vapotage de la DGS pour continuer à donner à cet outil la place qu’il mérite dans la sortie du tabagisme et préserver l’autonomie de la filière française, indépendante de l’industrie du tabac, et parmi les leaders mondiaux de ce secteur.

Claude BAMBERGER (Président de l’AIDUCE), Anne BORGNE (Présidente du RESPADD), Jean-Pierre COUTERON (Président de FÉDÉRATION ADDICTION), Pr. Bertrand DAUTZENBERG (Vice-Président du RESPADD), Nathalie DUNAND (Présidente de SOVAPE), Dr. William LOWENSTEIN (Président de SOS ADDICTIONS) et Jean MOIROUD (Président de la FIVAPE).