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Comment arrêter la cigarette électronique ?

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Cela peut paraître un paradoxe que d’être passé du tabac à la cigarette électronique et donc d’avoir arrêté de fumer, et de vouloir désormais arrêter la cigarette électronique. Mais pas du tout. Il est tout à fait logique de vouloir aussi stopper sa consommation de cigarettes électroniques si l’on veut préserver sa santé au maximum. Car il faut le savoir, la vape n’est pas exempte de risques. C’est d’ailleurs pour cela qu’on la décrit généralement comme une méthode de réduction des risques face au tabac fumé. Alors comment faire pour arrêter la vaporette ?

Se désaccoutumer progressivement de la nicotine

La nicotine est un alcaloïde qui, dans le cadre du tabagisme, provoque une forte dépendance. Agissant comme un marqueur chimique dans le comportement, la nicotine renforce l’acte de fumer, et ce d’autant plus quand elle est combinée à de multiples composés chimiques, comme c’est le cas dans les cigarettes de tabac modernes. Ainsi, pour s’éloigner progressivement de la nicotine, il convient de changer avant tout son comportement. Et bonne nouvelle avec la vape, la rapidité d’absorption de la nicotine dans le sang est plus lente qu’avec une cigarette traditionnelle. L’effet de shoot que provoque la nicotine dans le tabagisme n’est pas atteint à la même vitesse avec la vapoteuse, c’est pour cela qu’il faut beaucoup plus régulièrement vapoter lorsque l’on essaie de se sevrer avec cet outil.

Changer ses habitudes est l’une des premières options à considérer si l’on veut s’éloigner de la cigarette électronique. Vous avez l’habitude de vapoter après votre premier café du matin ? Essayez de décaler l’usage de votre cigarette électronique ne serait-ce que de quelques minutes. Si vous avez l’habitude de vapoter en conduisant, essayez de la poser pendant vos trajets. Le but de la manœuvre est de déconnecter le vapotage à vos habitudes les plus fréquentes.

L’un des comportements que l’on rencontre le plus chez les vapoteurs, est celui de baisser son taux de nicotine. On commence par acheter des e-liquides à 18 mg/ml, puis on passe à 12, 6 ou 3 progressivement. Si ce type de réduction représente un risque d’augmenter la fréquence de vapotage, elle est en revanche intéressante si l’on veut vraiment se désaccoutumer de la nicotine. Une fois arrivé à un taux de zéro, il ne restera alors que le comportement à supprimer, c’est-à-dire l’acte de porter sa cigarette électronique à la bouche.

C’est peut-être aussi l’un des points les plus critiques, et pourtant on n’y pense pas souvent, mais la vision de la vapeur qui sort de la bouche et envahit la pièce apporte une satisfaction visuelle que le cerveau apprécie particulièrement.

Le saviez-vous ? Il y a très peu de fumeurs chez les aveugles. Pour remettre en cause cette constatation, essayez de vapoter ou de fumer les yeux fermés, ou dans une pièce sans lumière. Vous allez vite vous apercevoir que le plaisir n’est plus vraiment au rendez-vous. Dans le cadre d’une démarche d’arrêt du vapotage, il serait alors intéressant de passer à du matériel qui produit aussi le moins de vapeur possible, ceci afin de se désaccoutumer aussi du plaisir visuel.

Utiliser des substituts nicotiniques

Il en existe des tas, ils sont d’ailleurs remboursés par la sécurité sociale dans des pays comme la France par exemple. Les plus connus sont les timbres transdermiques, également appelés patchs. Ils se collent à la peau, généralement sur le bras ou sur la cuisse, et diffusent de la nicotine de manière constante dans le sang tout au long de la journée. Ils permettent ainsi d’apporter la dose de nicotine désirée sans avoir à mettre quelque chose à la bouche. Pour être sûr d’utiliser correctement un timbre transdermique, le plus simple et le plus sûr est de consulter un tabacologue spécialisé dans le domaine. À défaut, votre médecin traitant pourra vous renseigner, tout comme votre pharmacie de proximité.

En dehors des patchs, vous trouverez aussi dans toutes les officines, des gommes à mâcher. Elles sont aussi efficaces pour délivrer de la nicotine, mais ont l’inconvénient d’en délivrer une dose réduite. Ainsi il est très courant de devoir en mâcher plusieurs dans la journée afin d’obtenir satisfaction, ce qui peut vite devenir pénible, voire créer des troubles de la bouche comme des aphtes ou des irritations. Les gommes à mâcher restent néanmoins une option à considérer.

Les inhalateurs de nicotine, comme par exemple ceux que l’on peut trouver à bord de certains avions, ne sont pas les plus populaires, et pour cause. On les compare souvent à des tampons hygiéniques, et c’est vrai que leur forme et l’absence de couleur peut porter à confusion et provoquer des moqueries. Leur principal défaut restant qu’ils ne produisent aucune vapeur. Si on a l’impression de tirer une bouffée, on ne recrache rien, et le cerveau est très vite déçu. Ceci étant, il délivre bien de la nicotine, et c’est ça le plus important. Si les deux dernières options ne vous ont pas satisfait, vous pouvez très bien donner une chance à ces inhalateurs de nicotine.

Réduire la concentration en arômes de vos e-liquides

Cela peut vous paraître un peu bête, mais dans le cadre du vapotage on peut très vite développer une certaine dépendance au goût des e-liquides, et notamment pour ceux qui sont très sucrés. Les e-liquides gourmands ou fruités, rentrent parfaitement dans cette catégorie.

Pour réduire la concentration en arômes de vos flacons préférés, il faudra obligatoirement vous pencher vers le DIY, cette pratique qui consiste à fabriquer soi-même son liquide. Pour cela, nul besoin d’être chimiste, il suffira de se procurer une base neutre, un flacon de concentré d’arômes, et éventuellement un autre flacon contenant de la nicotine (booster). L’avantage de cette technique est de pouvoir doser à sa guise tous les ingrédients de base et nécessaires à la fabrication d’un e-liquide.

En utilisant moins d’arômes, la vapeur aura forcément moins de goût. Le vapotage sera alors de plus en plus neutre, et votre palais pourra se déshabituer progressivement d’une saveur forte à laquelle vous vous étiez habitué. Si en parallèle, vous réduisez aussi votre taux de nicotine, et que vous changez votre comportement progressivement, vous pourrez commencer à dénaturer votre vape.

Attention à la rechute

Tous ces conseils sont issus de notre propre expérience, et nous devons attirer votre attention sur le risque de retomber dans le tabagisme si, pour une raison ou pour une autre, votre organisme est en manque de nicotine.

Il faut se rappeler que le vapotage est une méthode de réduction des risques qui permet au fumeur, qui ne veut pas ou qui ne peut pas arrêter de fumer, de s’éloigner des méfaits du tabac fumé. Il est tout à fait louable de vouloir arrêter la cigarette électronique, mais il ne faudrait pas non plus la diaboliser dans le cadre d’un sevrage tabagique.

D’après plusieurs sondages, de nombreuses personnes pensent à tort que la nicotine est responsable des cancers du fumeur. Or ce sont principalement les goudrons et le monoxyde de carbone qui sont à l’origine des grandes maladies du tabagisme. Si la consommation régulière de cigarette électronique vous inquiète, rappelez-vous quand même que vous avez quitté grâce à elle l’une des habitudes de consommation les plus dangereuses au monde.

En dernier lieu nous vous rappelons aussi qu’alterner cigarette électronique et cigarette de tabac n’apporte que très peu d’avantages pour la santé. S’éloigner complètement du tabac fumé doit rester l’un de vos objectifs principaux.


N’hésitez pas à consulter le groupe Facebook Je ne fume plus pour obtenir plus de conseils et échanger avec d’autres vapoteurs. Si vous résidez en France, le numéro 39 89 de Tabac Info Service est également consultable pour obtenir l’aide d’un tabacologue, et le 0848 000 181 pour la Suisse (en français, allemand et italien).

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