Vous êtes ici : Vaping Post » Communauté » CBD Expo, première !

CBD Expo, première !

    Annonce
  • Le Petit Vapoteur
  • Pulp Liquides
  • Innokin
  • Vaporesso
  • Geekvape
  • Jwei Eleaf

Le CBD a enfin son salon professionnel en France ! C’est CBD Expo et il se tiendra du 16 au 18 octobre au Paris Event Center. Patrick Bédué, son organisateur, nous explique tout.

Depuis 2014, vous avez de l’expérience dans l’organisation de salons via Vapexpo. Comment vous est venue l’idée de vous lancer dans CBD Expo ?

J’avais déjà l’idée de l’organiser en 2020 juste avant la pandémie parce que j’étais déjà consommateur de CBD. De plus, lors du Vapexpo Las Vegas de 2019, mes partenaires américains avaient coorganisé un salon du CBD (le CBD.IO) : je me suis rendu compte qu’il y avait un marché. Le CBD s’est répandu depuis en France, et surtout en Europe. Et la visite d’un salon du CBD au Royaume-Uni avant la pandémie avait fini de me convaincre. Et pour ne rien cacher, beaucoup d’acteurs de la vape qui se mettaient au CBD m’en parlaient aussi. Sans la pandémie, le premier CBD Expo aurait dû avoir lieu en juin 2020. Comme j’ai déjà l’expérience dans l’organisation de salons sur des secteurs émergents, je me suis dit : pourquoi ne pas essayer avec le CBD et le chanvre ?

Le vrai nom, c’est le salon du CBD et du chanvre.

Quelle est votre vision du CBD ?

Je le vois comme un produit de bien-être, un produit de relaxation, qui pour moi ne fait de mal à personne. Au contraire, c’est un vecteur d’emplois, de nouveauté et d’entrepreneuriat. C’est dommage que le CBD et le chanvre en général aient mauvaise presse en France. C’est aussi dommage que le gouvernement veuille interdire la fleur pour qu’il n’y ait pas d’amalgame avec le cannabis, alors qu’elle ne contient pas, ou une part minimale, de THC. Je trouve que c’est une bonne chose de pouvoir avoir accès à des produits de bien-être comme le CBD. De plus, au niveau écologique, le chanvre peut être cultivé sans produits phytosanitaires et peut remplacer des matériaux polluants dans des applications comme l’isolation.

Est-ce qu’il y aura des stands d’exposants hors CBD ?

Oui, le salon du CBD ne se concentre pas seulement sur le CBD. Il s’appelle CBD Expo parce que c’est vendeur, mais le vrai nom, c’est le salon du CBD et du chanvre et on veut inviter des acteurs comme des agriculteurs, des personnes du BTP qui font de l’isolation et autres produits dérivés de la plante. Nous n’allons pas montrer que des huiles sublinguales ou des gélules. Nous voulons montrer toutes les applications des dérivés du chanvre.

Nous voulons montrer une bonne image du CBD et du chanvre […], d’autant plus qu’il sera sûrement scruté à la loupe.

Qu’est-ce que vous prévoyez au niveau des protections sanitaires ?

Pour l’instant, nous restons sur une jauge maximum de 5 000 visiteurs par jour. Le pass sanitaire pourrait être demandé mais nous ne savons pas encore de quelle façon. Nous attendons les directives du gouvernement.

Pourquoi le salon est-il réservé aux professionnels ?

Comme c’est un nouveau salon pour le secteur qui est récent, et parce qu’il y a un boom économique autour du CBD, nous voulons montrer une bonne image du CBD et du chanvre en réalisant un salon très professionnel. D’autant plus qu’il sera sûrement scruté à la loupe. Nous voulons aussi offrir un salon aux professionnels où ils pourront discuter sereinement entre eux.

Le CBD Expo se tiendra en même temps que Vapexpo, allez-vous donc recruter pour organiser l’événement ?

En termes d’organisation, oui, nous serons obligés de recruter, que ce soient des intérimaires ou des emplois en CDD, nous allons devoir grossir.

Combien d’exposants seront présents ?

Nous espérons entre 50 et 70 stands. Il y a beaucoup de demandes, l’engouement est énorme. J’ai eu beaucoup d’appels très tôt. C’est pour ça que j’espère avoir beaucoup de professionnels talentueux, qui présentent des produits de qualité. Ça, nous y tenons énormément.

Y aura-t-il des exposants étrangers ?

En fonction des restrictions sanitaires, nous espérons avoir des Suisses, des Autrichiens, des Anglais, des Allemands, qui sont des acteurs essentiels en Europe. Les Espagnols sont aussi très forts. Comme nous sommes l’un des premiers salons en Europe et que les étrangers savent que le marché français est très prometteur, nous espérons en attirer un maximum, ne serait-ce même qu’en tant que visiteurs.

Il y aura un pôle juridique où des avocats répondront à toutes les questions des futurs entrepreneurs.

Justement, combien de visiteurs espérez-vous ?

Le plus possible [rires] en respectant la jauge journalière. Je pense que beaucoup de gérants de CBD shops, de buralistes, de pharmaciens et de professionnels du bien-être répondront présents. Nous pensons qu’il y aura un gros buzz.

Craignez-vous la concurrence de salons type Spannabis ?

Non, pour moi ça n’a rien à voir. C’est un salon dédié au cannabis ouvert aux particuliers. Ce sont des confrères, mais sur un autre thème. CBD Expo, c’est un référencement de professionnels qui permet à tous de faire son marché. C’est un accélérateur de business. Mon objectif, c’est aussi de donner de la crédibilité à la filière. Si on pouvait y contribuer, j’en serais très fier.

Mis à part les stands, qu’y aura-t-il sur le salon ?

Il y aura un pôle juridique où des avocats répondront à toutes les questions des futurs entrepreneurs qui rêvent d’ouvrir une boutique de CBD. Ils sauront tout sur la législation au moment où se tiendra le salon. Ça prendra la forme de petits stands où les visiteurs pourront poser leurs questions lors de modules de 10 minutes d’entretien avec un·e avocat·e spécialisé·e. Nous voulons vraiment aider les nouveaux entrepreneurs à éviter les problèmes juridiques, c’est pour ça que nous inviterons des spécialistes  pour répondre à toutes les questions. Nous prévoyons aussi d’autres surprises que nous annoncerons sur le site Web. Pour ça, il faut nous suivre sur les réseaux sociaux et s’inscrire à la newsletter. Il y aura aussi un plateau TV pour les conférences sur des thèmes autour du CBD et du chanvre. 

Nous allons faire signer une charte très drastique par tous les exposants.

Quelle différence entre l’organisation d’un salon de vape et d’un salon du CBD et du chanvre ?

C’est la même chose, mais pour CBD Expo nous aurons peut-être affaire à des personnes qui exposent pour la première fois dans un salon. C’est là que nous intervenons pour leur prendre la main et les accompagner dans la conception et le montage des stands.

Comment comptez-vous vous prémunir de dérives ?

Nous allons faire signer une charte très drastique par tous les exposants. Ils devront montrer patte blanche. Cette charte consiste à nous assurer que les produits proposés respectent la réglementation par rapport au taux de THC, qui est de 0,2 % maximum. Nous voulons éviter toute dérive et bien choisir les exposants qui seront présents pour mettre en avant le CBD et le chanvre. Il est primordial que le visiteur pro puisse faire son marché sereinement et ne se voir proposer que des produits de qualité qui respectent les normes européennes et françaises.

Est-ce que vous attendez un buzz médiatique ?

Oh oui ! C’est sûr et certain, nous allons être très sollicités.

Comment allez-vous le gérer ?

De manière professionnelle, nous allons répondre à absolument toutes les questions. Nous avons une personne dédiée à la communication qui va devoir gérer toutes les demandes. Ça va être très lourd, mais tant mieux ! Nous voulons donner une bonne image du CBD et du chanvre et nous allons gérer cet engouement.

Plus d’articles sur le CBD

Fleurs de CBD, les fausses amies de la vape

  • Publié le 12/01/2022

Avec la demande croissante pour les “fleurs”, qui apparaissent dans les rayons de certains concurrents, un dilemme évident se présente pour les vape shops.

Gendarmerie et police face au CBD

  • Publié le 28/10/2021

Quelle est l’attitude des forces de l’ordre face au CBD en France ? En cas de contrôle par la police ou la gendarmerie, que risque un possesseur de CBD ?

Interview : Nathalie Fichaux, directrice d’InterChanvre

  • Publié le 27/10/2021

Créée en 2003, InterChanvre regroupe 1 414 producteurs, 140 salariés et 6 chanvrières pour 16 400 ha cultivés.

Annonce

Cet article a plus de 10 jours, les commentaires sont donc fermés. Merci de votre compréhension.