Le vapotage présente toujours moins de risque que le tabagisme ;
L’utilisation d’une cigarette électronique en présente quand même certains, qui sont classés dans deux catégories ;
Les risques « possibles », c’est-à-dire pour lesquels les preuves sont faibles : infarctus, maladies coronariennes, AVC, inflammation pulmonaire, BPCO, et dommages à l’ADN. Certains risques pourraient également exister pour la descendance des femmes enceintes ;
Les risques « probables », c’est-à-dire dont les preuves sont fortes, mais peu nombreuses : augmentation de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque, altération des vaisseaux sanguins.
Pour le tabagisme, les risques de toutes les maladies ci-dessus sont classés comme « avérés », c’est-à-dire qu’il ne fait aucun doute que fumer les favorise ;
Parmi toutes les études analysées par l’Anses, aucune n’a mis en évidence l’apparition d’une quelconque tumeur (cancer) à cause du vapotage.
Ce que le rapport ne dit pas :
Le rapport ne dit pas que le vapotage est sûr ;
Le rapport ne dit pas que le vapotage cause des cancers ;
Le rapport ne dit pas que le vapotage provoque des crises cardiaques ;
Le rapport ne dit pas que le vapotage détruit les poumons.
Le vapotage présente des niveaux de risques inférieurs à ceux du tabagisme pour tous les risques étudiés par l’Anses.
L’Anses s’intéresse à la cigarette électronique
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié en février 2026 un rapport d’expertise collective exhaustif sur l’évaluation des risques sanitaires liés aux produits du vapotage. Cette expertise, menée dans le cadre d’une autosaisine en janvier 2023, apporte un éclairage scientifique rigoureux sur les risques de l’utilisation d’une cigarette électronique.
Avec 8,3 % des 18-75 ans utilisant la cigarette électronique en 2023, dont 6,1 % quotidiennement, le vapotage s’inscrit désormais durablement dans le paysage français. Ce rapport constitue la première évaluation française approfondie des risques toxicologiques du vapotage, répondant à une demande expresse du Haut Conseil de la santé publique.
Plusieurs études (…) ont rapporté des risques pour la santé associés à l’utilisation des cigarettes électroniques, notamment respiratoires et cardiovasculaires. Cependant, il n’existe pas encore de consensus scientifique sur leurs effets sanitaires à long terme en raison d’un manque de recul et d’harmonisation méthodologique. Extrait du rapport de l'Anses sur les risques du vapotage, 2026
Une double approche scientifique
L’expertise de l’Anses se distingue par sa rigueur méthodologique, qui combine deux approches complémentaires.
L’évaluation des risques sanitaires (ERS)
La première approche repose sur une revue systématique de la littérature scientifique. Les experts ont analysé plus de 2 500 études publiées entre 2017 et 2024, en appliquant une méthode d’évaluation du poids des preuves similaire à celle utilisée par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC).
Pour les effets cardiovasculaires, 28 études ont été retenues après analyse. Pour les effets respiratoires, 27 études ont été incluses, et 25 pour les effets cancérogènes. Concernant les femmes enceintes et leur descendance, 32 études expérimentales ont été examinées.
Le poids des preuves est classifié selon quatre niveaux : avéré, probable, possible ou insuffisant, en fonction de la qualité et de la cohérence des études humaines, animales, in vivo et in vitro disponibles.
À noter : dans le langage scientifique, le terme « possible » correspond au niveau de preuve le plus faible. Autrement dit, un événement sanitaire classifié comme tel pourrait théoriquement se produire, mais les preuves ne sont pas assez solides pour l’affirmer. Un événement classé comme « possible » invite donc simplement à une vigilance.
La revue de la littérature s’intéresse à la recherche d’études sur l’incidence des effets de l’usage de la cigarette électronique chez des sujets initialement sains et non-fumeurs de tabac.Extrait du rapport de l'Anses sur les risques du vapotage, 2026
Comprendre la hiérarchie des niveaux de preuve est essentiel pour analyser correctement le rapport de l’Anses sur les risques du vapotage.
L’évaluation quantitative des risques sanitaires (EQRS)
La seconde approche applique une méthode d’évaluation quantitative des risques spécifiquement aux aldéhydes présents dans les aérosols de vapotage. Six aldéhydes ont été étudiés : acétaldéhyde, acroléine, formaldéhyde, furfural, glyoxal et propionaldéhyde.
Cette méthode calcule des marges d’exposition (MoE) en tenant compte de la variabilité des concentrations dans les émissions et des profils de consommation. Une approche semi-probabiliste, basée sur 50 000 tirages Monte-Carlo* répétés 500 fois, permet d’estimer la proportion de vapoteurs en situation de risque potentiel.
Qu’est-ce que la méthode Monte Carlo ?
La méthode Monte Carlo est une méthode statistique utilisée pour simuler des milliers de scénarios aléatoires afin de tenir compte de la variabilité réelle des situations. Dans le cadre du vapotage, cette méthode est particulièrement utile, puisqu’il est impossible de calculer précisément le risque inhérent à l’utilisation d’une cigarette électronique à cause des nombreux modèles de matériels qui existent, de la durée des bouffées qui varie selon chaque vapoteur, du nombre de bouffées prises chaque jour, des concentrations en aldéhydes de la vapeur qui dépendent de l’e-liquide utilisé, etc.
La méthode Monte Carlo permet donc de « simuler » la pratique de 50 000 vapoteurs différents (50 000 simulations avec, pour chacune d’elles, un nombre de bouffées tirées par jour qui change, et une concentration en aldéhydes qui change également). Puis de répéter 500 fois ces 50 000 simulations, cette fois en modifiant la durée des bouffées.
Cette méthode permet aux chercheurs d’obtenir 500 pourcentages de risques différents, et ainsi d’établir un intervalle de confiance. Au lieu de dire « X % des vapoteurs courent un risque », ils indiquent « Entre X % et Y % des vapoteurs peuvent courir un risque ». Une variation qui reflète mieux les différents types de pratiques du vapotage.
Les effets cardiovasculaires : un risque probable en présence de nicotine
L’augmentation de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque est considérée comme « probables », ce qui signifie, soit que les preuves sont limitées chez l’humain, mais suffisantes chez l’animal, soit que les preuves sont suffisantes chez l’humain, mais pas assez nombreuses ou cohérentes. L’altération de la fonction endothéliale est également considérée comme probable. Cette altération signifie que l’endothélium, qui est une fine couche de cellules qui tapisse l’intérieur des vaisseaux sanguins, ne fonctionne plus correctement. Généralement, une telle altération est considérée comme un marqueur précoce de problèmes cardiovasculaires. Attention cependant : ces effets cardiovasculaires liés à la nicotine (augmentation de la pression artérielle, fréquence cardiaque et altération de la fonction endothéliale) sont également observés avec les substituts nicotiniques médicaux1 (patchs, gommes, sprays, etc.). C’est la nicotine elle-même qui provoque ces effets, quel que soit le mode d’administration. Toutefois, ces effets restent nettement moins marqués qu’avec le tabac fumé, où la combustion ajoute de nombreux autres facteurs nocifs.
Les conclusions de l’Anses sur les effets cardiovasculaires établissent un niveau de preuve probable pour plusieurs modifications physiologiques, notamment l’augmentation de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque, ainsi que l’altération de la fonction endothéliale en présence de nicotine.
Les études cliniques montrent que ces effets surviennent lors d’expositions courtes, avec des mesures réalisées jusqu’à quatre heures après l’utilisation. Pour une utilisation prolongée, les données suggèrent que des événements sanitaires comme l’infarctus du myocarde sont également possibles.
Les données issues d’essais cliniques, ayant évalué les effets d’une exposition courte à la cigarette électronique chez des non vapoteurs, montrent la survenue possible de modifications hémodynamiques lors de mesures réalisées jusqu’à 4h après l’exposition. Ces effets incluent une élévation de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque, une altération de la fonction endothéliale, une réduction de la réponse hyperhémique, ainsi qu’une augmentation de la rigidité artérielle, en lien probable avec la nicotine.Extrait du rapport de l'Anses sur les risques du vapotage, 2026
L’Anses apporte cependant une nuance importante : il existe une distinction entre ces modifications physiologiques réversibles et les maladies chroniques, comme l’hypertension artérielle au sens clinique. Le lien direct entre l’élévation ponctuelle de la pression artérielle observée lors du vapotage et le développement d’une hypertension persistante reste à démontrer.
Les effets respiratoires : des preuves encore limitées
Les effets respiratoires du vapotage semblent rassurants. Le rapport de l’Anses note qu’il n’existe pas assez de preuves qui indiquent que l’utilisation d’une cigarette électronique pourrait provoquer d’asthme ou de bronchite. Et que le lien entre vapotage et BPCO est simplement « possible », c’est-à-dire le niveau de preuve le plus faible qui existe.
Concernant les effets respiratoires, le niveau de preuve reste globalement plus faible. Pour l’asthme, la bronchite, la toux ou les sifflements, le poids des preuves est jugé insuffisant pour établir un lien de causalité.
L’interprétation des résultats est particulièrement complexe, puisque de nombreux facteurs environnementaux et biologiques peuvent influencer le développement de ces symptômes. De plus, les symptômes, comme la toux ou les sifflements, ne constituent pas des maladies en tant que telles, mais peuvent refléter des atteintes sous-jacentes ou transitoires.
Les symptômes, tels que la toux ou les sifflements, ont été plus fréquemment documentés, mais leur interprétation reste délicate, car ils ne constituent pas des maladies en tant que telles, mais peuvent refléter des atteintes sous-jacentes ou transitoires, parfois liées à d’autres états respiratoires.Extrait du rapport de l'Anses sur les risques du vapotage, 2026
La question de la BPCO
La question de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) mérite en revanche une attention particulière. Certaines études suggèrent une association possible entre l’usage quotidien de la cigarette électronique et la survenue d’une BPCO. Mais plusieurs limites importantes doivent être soulignées :
Les durées d’exposition rapportées dans ces études sont inférieures à cinq ans, alors que la BPCO se manifeste généralement au-delà d’une décennie d’exposition ;
L’historique tabagique des populations étudiées est souvent mal caractérisé, donc les symptômes repérés chez les patients pourraient provenir de leur passé tabagique plutôt que de leur exposition au vapotage ;
Les sujets « jamais fumeurs » sont absents des études longitudinales disponibles, donc il est impossible de dire si les potentiels symptômes repérés viennent du vapotage ou du tabagisme.
La question de la bronchopneumopathie chronique obstructive ou BPCO est plus complexe, car il s’agit d’une maladie chronique nécessitant une longue durée d’exposition à un ou des facteurs de risque. […] À noter que la BPCO se manifeste généralement au-delà d’une décennie d’exposition, avec une consommation tabagique cumulée souvent supérieure à 20 paquets-années.Extrait du rapport de l'Anses sur les risques du vapotage, 2026
L’Anses note que l’augmentation de la fraction expirée de monoxyde d’azote, marqueur spécifique de l’inflammation pulmonaire, est jugée possible chez les utilisateurs de cigarette électronique.
Les effets cancérogènes : des signaux précoces à surveiller
Comme les risques respiratoires, les risques cancérogènes du vapotage sont considérés comme « possibles », c’est-à-dire que les preuves ne sont pas assez solides pour affirmer que le risque existe. Les risques étudiés concernent la formation de tumeurs, des dommages à l’ADN, et une modification des gênes. Mais, là encore, le poids des preuves est le plus faible qui soit.
À ce jour, aucune étude menée chez les utilisateurs de cigarette électronique n’a mis en évidence le développement de tumeurs. Cependant, l’Anses identifie la survenue possible de modifications biologiques compatibles avec les premières étapes de la cancérogenèse.
Ces modifications incluent :
Des effets génotoxiques et mutagènes : qui endommagent l’ADN (génotoxiques) ou qui provoque des mutations permanentes de l’ADN (mutagène) ;
Des altérations épigénétiques : l’activation ou la désactivation de certains gènes ;
Des modifications du transcriptome : l’ensemble des gènes qui sont lus et exprimés à un moment donné. Une modification du transcriptome fait donc que certaines cellules pourraient changer quels gènes elles utilisent, ce qui pourrait modifier leur comportement ;
Des processus néoplasiques (observés uniquement chez l’animal) : c’est-à-dire la formation de tissus anormaux, également appelée tumeurs (qui peuvent être malignes ou bénignes).
À ce jour, aucune étude menée chez les utilisateurs de cigarette électronique n’a mis en évidence le développement de tumeurs. En revanche, plusieurs travaux expérimentaux chez l’animal, ainsi que quelques études chez l’humain montrent la survenue possible de modifications biologiques compatibles avec les premières étapes de cancérogenèse.Extrait du rapport de l'Anses sur les risques du vapotage, 2026
Plusieurs éléments importants doivent être pris en compte dans l’interprétation de ces résultats :
Le processus de cancérogenèse est long, progressif et multifactoriel. Les données actuelles obtenues chez l’humain portent sur des durées d’exposition limitées (quelques mois à quelques années), insuffisantes pour évaluer le risque cancérogène. L’apparition de la cigarette électronique étant récente (15 ans au maximum), le recul temporel n’est pas encore suffisant.
Par ailleurs, le développement d’un cancer est un processus souvent long, progressif, et multifactoriel. Les données actuelles obtenues chez l’humain, issues d’études menées sur des durées d’exposition limitées (quelques mois à quelques années dans les études examinées), ne permettent pas d’évaluer ce risque. Pour rappel, l’apparition de la cigarette électronique est récente, il y a 15 ans au maximum.Extrait du rapport de l'Anses sur les risques du vapotage, 2026
Les études montrent par ailleurs une association probable entre la survenue de stress oxydant et l’utilisation de cigarette électronique, un mécanisme biologique impliqué dans le développement des cancers.
L’Anses conclut que « si certains effets observés invitent à la vigilance, ils ne permettent pas de conclure à un possible effet cancérogène de la cigarette électronique à ce jour. Mais la survenue de certaines modifications biologiques compatibles avec le développement de tumeurs est possible. »
Pour les femmes enceintes : des effets possibles sur le fœtus
Les risques du vapotage durant la grossesse sont particulièrement difficiles à étudier, puisque toutes les études retenues par l’Anses ont été menées sur des animaux (rongeurs). Si certaines de ces recherches ont souligné plusieurs risques pour le fœtus, les résultats des études animales ne peuvent pas toujours être rapportés aux humains. D’autres risques doivent également être considérés, mais n’ont pas pu être étudiés. L’Anses recommande aux femmes enceintes de ne pas vapoter si elles peuvent arrêter de fumer à l’aide de traitements conventionnels, comme les patchs, les gommes à mâcher, etc. Elle précise toutefois que « si elle n’y parvient pas, la cigarette électronique peut être envisagée comme une alternative pour un arrêt complet de la cigarette fumée, dans le cadre d’une réduction des risques. »
Les données expérimentales animales suggèrent que l’exposition à la cigarette électronique pendant la gestation pourrait entraîner de possibles effets cardiovasculaires et respiratoires délétères sur la progéniture.
Sur le plan cardiovasculaire, certaines études in vivo indiquent des altérations des cellules cardiaques chez la progéniture mâle, des altérations hémodynamiques (problèmes de circulation sanguine) ou des troubles du rythme cardiaque.
Concernant le système respiratoire, les résultats mettent en évidence des altérations morphologiques et fonctionnelles du poumon chez la descendance exposée in utero, incluant des altérations génétiques, des modifications histopathologiques (lésions des tissus pulmonaires) et des processus inflammatoires persistants.
Sur le plan cardiovasculaire, certaines études in vivo indiquent des altérations des cellules cardiaques chez la progéniture mâle, des altérations hémodynamiques ou des troubles du rythme cardiaque, suggérant un impact du vapotage sur le développement cardiaque fœtal.Extrait du rapport de l'Anses sur les risques du vapotage, 2026
L’Anses souligne que ces observations doivent être interprétées avec précaution, car elles proviennent essentiellement de modèles expérimentaux sur des rongeurs. Néanmoins, elles mettent en évidence une vulnérabilité du fœtus aux substances générées par les émissions des cigarettes électroniques, en particulier en présence de nicotine.
La période prénatale, caractérisée par des processus de développement rapides et complexes, constitue une fenêtre critique où toute perturbation est susceptible d’avoir des répercussions postnatales à long terme.Extrait du rapport de l'Anses sur les risques du vapotage, 2026
Le rapport note également que plusieurs effets n’ont pas été étudiés, notamment les effets neurologiques, immunitaires et endocriniens, pourtant cruciaux pendant la grossesse.
Les aldéhydes : un risque quantifié
Le vapotage expose ses utilisateurs à des quantités d’aldéhydes (substances irritantes, dont 4 sont classés cancérogènes) bien moindres que dans le cas du tabagisme. Une réduction qui s’explique en grande partie par l’absence de combustion dans le cadre de l’utilisation d’une cigarette électronique.
L’évaluation quantitative des risques liés aux aldéhydes constitue l’un des apports majeurs de ce rapport. Les résultats montrent qu’une proportion significative de vapoteurs se trouve dans des situations où le risque sanitaire ne peut être complètement exclu. Ce risque reste cependant toujours inférieur à celui du tabagisme.
Résultats par substance
Les probabilités d’exposition critique (PoCE) varient considérablement selon l’aldéhyde. Les pourcentages ci-dessous indiquent la quantité de vapoteurs qui courent un risque lors de l’utilisation d’une cigarette électronique :
Formaldéhyde : 13 % des vapoteurs (intervalle de confiance : 8-21 %)
Acétaldéhyde : 5 % (3-9 %)
Acroléine : 17 % (14-21 %)
Propionaldéhyde : 96 % (90-99 %)
Glyoxal : 99 % (98-100 %)
Furfural : 18 % (9-30 %)
Ces chiffres indiquent que, pour le glyoxal et le propionaldéhyde, la quasi-totalité des vapoteurs se trouve dans une situation où le risque ne peut être exclu. Pour les autres aldéhydes, entre 5 % et 18 % des vapoteurs sont concernés.
Comparaison avec la cigarette fumée
Aldéhyde
% de fumeurs à risque
% de vapoteurs à risque
Formaldéhyde
🟥 85 % (81–89 %)
🟨 13 % (8–21 %)
Acétaldéhyde
🟥 100 %
🟨 5 % (3–9 %)
Acroléine
🟥 100 %
🟨 17 % (14–21 %)
Propionaldéhyde
🟥 100 %
🟥 96 % (90–99 %)
Glyoxal
🟥 100 %
🟥 99 % (98–100 %)
Furfural
🟥 100 %
🟨 18 % (9–30 %)
Pour 4 aldéhydes sur 6, le vapotage réduit massivement
le nombre de personnes à risque par rapport au tabac (de 85-100 % chez les fumeurs à 5-18 % chez les vapoteurs).
La comparaison avec la cigarette conventionnelle révèle des différences marquées. Pour tous les aldéhydes étudiés, 85 % à 100 % des fumeurs sont en situation de risque non excluable.
Les concentrations en aldéhydes dans les émissions de cigarette électronique sont nettement inférieures à celles de la fumée de tabac, avec des réductions allant de 79,2 % (glyoxal) à pratiquement 100 % (furfural).
Si l’on compare avec la cigarette fumée, le vapotage conduit à une forte réduction de l’exposition aux aldéhydes dans les émissions : de 80 à près de 100 %.Extrait du rapport de l'Anses sur les risques du vapotage, 2026
L’Anses met toutefois en garde contre une interprétation trop simpliste de ces résultats : « cette réduction de concentration dans les émissions ne se traduit pas par une réduction de la même amplitude de la fraction des vapoteurs en situation où les risques ne peuvent être exclus. »
L’exemple du glyoxal est parfait pour illustrer ces propos : une baisse de 79,2 % de la concentration ne conduit qu’à une diminution de 0,6 % de la part de la population de vapoteurs pour laquelle le risque peut être exclu. Une observation qui permet de rappeler qu’une réduction d’exposition n’est pas forcément proportionnelle à une réduction du risque. Soulignons d’ailleurs que cette infime réduction du risque malgré une forte diminution de l’exposition, n’est pas concrètement expliquée dans le rapport. Mais voici ce qui se passe :
Le glyoxal est un irritant des voies respiratoires, potentiellement mutagène et cancérogène. Son seuil de sécurité (PoD) est particulièrement bas : 0,0143 mg/m3, ce qui signifie que même une concentration très faible de glyoxal dans l’aérosol d’une vapoteuse suffit à dépasser le seuil de risque. De plus, la marge d’exposition (MoERef) de cet aldéhyde est de 225, ce qui signifie que pour être en sécurité, il faut que la quantité de glyoxal soit 225 fois inférieure au seuil toxique.
Dans le cadre du tabagisme, la concentration en glyoxal est de 4,8 mg/m3. Dans le cadre du vapotage, il est de 1 mg/m3. La quantité de glyoxal dans la vapeur de cigarette électronique est donc 79 % inférieure à celle dans la fumée de cigarette, MAIS cette quantité reste 70 fois au-dessus du seuil de sécurité. La majorité des vapoteurs reste donc à risque. Une situation qui se répète pour le propionaldéhyde avec 132 mg/m3 pour les fumeurs, 1,2 mg/m3 pour les vapoteurs, soit une réduction de 99,1 %, MAIS, le seuil de sécurité étant fixé à 0,267 mg/m3, avec une marge d’exposition de 900, les vapoteurs restent 4,5 fois au-dessus du seuil de sécurité.
Malgré tout, pour l’ensemble des effets sanitaires considérés, les poids de preuves pour le vapotage sont inférieurs à ceux du tabagisme. L’Anses conclut : « bien que la cigarette électronique entraîne moins d’effets nocifs que la fumée de tabac, son usage n’est pas dépourvu de risques, ceux-ci demeurant toutefois inférieurs à ceux associés au tabagisme. »
L’absence de combustion reste donc l’avantage majeur du vapotage par rapport au tabac fumé.
Pour l’ensemble des effets sanitaires liés au vapotage considérés dans cette évaluation, les poids de preuves sont toujours inférieurs à ceux connus pour le tabagisme. […] Au regard des connaissances actuelles, il apparaît que, bien que la cigarette électronique entraîne moins d’effets nocifs que la fumée de tabac, son usage n’est pas dépourvu de risques, ceux-ci demeurant toutefois inférieurs à ceux associés au tabagisme.Extrait du rapport de l'Anses sur les risques du vapotage, 2026
La majorité des risques repérés par l’Anses présente le niveau de preuve le plus faible.
Les limites des études actuelles
L’Anses identifie plusieurs limites méthodologiques majeures qui doivent être prises en compte dans l’interprétation des résultats de son rapport :
Manque de recul temporel : l’apparition récente de la cigarette électronique (15 ans maximum) ne permet pas d’évaluer les effets sanitaires à long terme. Les durées d’exposition rapportées dans les études sont souvent de quelques mois à quelques années seulement ;
Hétérogénéité des produits et des comportements : la grande diversité des dispositifs, des e-liquides et des pratiques de vapotage complique l’analyse. Les conditions d’utilisation varient considérablement selon les individus et influencent l’exposition aux substances potentiellement nocives ;
Difficultés d’attribution causale : il est difficile d’isoler l’effet propre au vapotage du passé tabagique des utilisateurs. L’Anses rappelle que seuls 2 % des vapoteurs adultes n’ont jamais consommé de tabac fumé, ce qui rend complexe l’identification d’effets spécifiques au vapotage ;
Absence d’harmonisation méthodologique : le manque d’harmonisation des protocoles d’étude limite la comparabilité des résultats entre différents travaux de recherche.
Malgré les titres alarmistes de plusieurs médias de l’Hexagone, ce rapport de l’Anses confirme les résultats de nombreuses études scientifiques. Si l’usage d’une cigarette électronique n’est pas anodin et représente certains risques pour la santé, le vapotage reste largement moins nocif que le tabagisme.
Comprendre le rapport de l’Anses sur les risques de la cigarette électronique
Que mesure exactement cette étude ?
Elle évalue l’exposition aux aldéhydes présents dans les émissions de cigarette et de cigarette électronique. L’analyse repose sur la marge d’exposition (MoE), un indicateur utilisé en toxicologie pour estimer le niveau de préoccupation sanitaire.
Qu’est-ce que la marge d’exposition (MoE) ?
La MoE compare la dose associée à un effet toxique à la dose réellement inhalée. Plus la MoE est élevée, plus la marge de sécurité est importante. Lorsque la MoE descend sous un certain seuil, un risque ne peut plus être exclu.
Que signifie « probabilité d’exposition critique » ?
Il s’agit du pourcentage de situations dans lesquelles la MoE est jugée insuffisante. Ce n’est pas un risque individuel, mais la proportion de scénarios où un problème sanitaire ne peut pas être écarté.
Pourquoi les résultats sont-ils presque systématiquement plus élevés pour les fumeurs ?
Parce que la combustion génère des concentrations d’aldéhydes bien supérieures à celles produites par le vapotage. La fumée de cigarette contient ces composés en quantité structurellement élevée.
Tous les aldéhydes présentent-ils le même niveau de risque ?
Non. Certains, comme le propionaldéhyde ou le glyoxal, peuvent présenter des pourcentages à risque élevés même en vapotage (96-99%). D’autres, comme l’acétaldéhyde, restent très largement en dessous des niveaux observés chez les fumeurs.
Le vapotage produit-il des aldéhydes cancérogènes ?
Oui, mais en quantité très variable selon les conditions d’usage. L’absence de combustion réduit fortement la production, mais ne l’annule pas totalement.
Les conditions d’utilisation influencent-elles les résultats ?
Oui. Puissance excessive, matériel mal réglé ou phénomène de dry hit peuvent augmenter la formation d’aldéhydes. Les tests incluent souvent des scénarios extrêmes pour couvrir l’ensemble des situations possibles.
Peut-on conclure que le vapotage est sans danger ?
Non. Le vapotage n’est pas neutre. En revanche, les données montrent une réduction nette et massive de l’exposition aux aldéhydes par rapport au tabagisme.
Pourquoi est-il important de comparer vape et tabac plutôt que d’analyser la vape seule ?
Parce que l’enjeu de santé publique concerne majoritairement des fumeurs. La question pertinente n’est pas « zéro risque », mais « réduction du risque par rapport à la combustion ».
Le rapport conclut-il que le vapotage est aussi dangereux que le tabac ?
Non. Le tabac est associé à des risques avérés, massifs et bien documentés. Le vapotage n’est pas neutre, mais les preuves disponibles ne le placent pas au même niveau de dangerosité que la cigarette.
Pourquoi le tabac est-il classé « avéré » sur presque tous les effets ?
Parce que les liens entre tabagisme et maladies cardiovasculaires, respiratoires, cancers et complications de grossesse sont établis par des décennies de données épidémiologiques solides.
Que signifie « avéré », « probable » et « possible » dans le rapport ?
« Avéré » = relation démontrée et cohérente dans de nombreuses études humaines. « Probable » = faisceau de preuves solide, mais pas encore au niveau de certitude du tabac. « Possible » = signaux ou indices, mais preuves limitées, hétérogènes ou encore trop indirectes.
Pourquoi le risque cardiovasculaire du vapotage est indiqué « probable » ?
Parce que la nicotine n’est pas neutre sur le système cardiovasculaire (effets sur la fréquence cardiaque, la pression artérielle, la vasoconstriction). Les données ne montrent pas une équivalence avec le tabac, mais elles justifient une prudence.
Le vapotage augmente-t-il le risque d’infarctus ou d’AVC ?
Le rapport ne permet pas d’affirmer un lien causal aussi solide que pour la cigarette. Il parle plutôt de plausibilité biologique et de signaux à surveiller, surtout chez les personnes déjà à risque.
Pourquoi le risque respiratoire est classé « possible » pour le vapotage ?
Parce que l’inhalation d’aérosols peut irriter les voies aériennes, modifier l’inflammation et influencer certains symptômes chez des profils sensibles. Mais on n’a pas le niveau de preuve du tabac pour des maladies chroniques lourdes.
Est-ce que le vapotage cause la BPCO comme le tabac ?
Le tabac est une cause majeure et avérée de BPCO. Pour le vapotage, les preuves actuelles ne permettent pas d’affirmer une causalité comparable. Le rapport reste prudent et parle surtout d’incertitudes et de besoin de suivi à long terme.
Le vapotage est-il cancérogène ?
Le tabac est cancérogène de façon avérée. Pour le vapotage, le rapport évoque au mieux un risque « possible » selon les substances et les expositions, mais avec un niveau de preuve bien plus faible et un recul moindre.
Pourquoi parle-t-on quand même de risque cancérogène pour la vape ?
Parce que certains composés irritants ou toxiques peuvent être présents à faible dose, et parce que l’absence de combustion ne garantit pas « zéro cancérogène ». Mais l’ampleur et la certitude ne sont pas celles du tabac.
Le vapotage est-il dangereux pendant la grossesse ?
Le tabac pendant la grossesse est un risque avéré. Pour le vapotage, le rapport parle souvent de risque « possible », avec beaucoup de prudence, car les données humaines sont limitées et une partie des signaux vient d’études animales ou de mécanismes attendus (notamment via la nicotine).
La nicotine seule peut-elle poser problème pour le fœtus ?
Oui. Indépendamment de la fumée, la nicotine est suspectée d’avoir des effets sur le développement (notamment via la vascularisation placentaire). C’est l’une des raisons pour lesquelles le rapport reste strict sur la prudence en grossesse.
Le vapotage sans nicotine change-t-il le niveau de risque ?
Potentiellement oui sur une partie du volet cardiovasculaire et grossesse, puisque la nicotine est un facteur clé. Mais « sans nicotine » ne veut pas dire « sans exposition » : solvants, arômes et produits de dégradation restent à considérer.
Que dit le rapport sur les situations « à risque » liées aux aldéhydes ?
Il montre que, pour certains aldéhydes, le tabac place quasi systématiquement les fumeurs dans des zones de préoccupation. Pour la vape, c’est plus faible pour plusieurs composés, mais certains scénarios peuvent rester problématiques.
Est-ce que ces chiffres veulent dire que « X % des vapoteurs vont tomber malades » ?
Non. Ce sont des pourcentages de scénarios d’exposition où un risque ne peut pas être exclu selon une méthode toxicologique. Ce n’est pas une prédiction individuelle.
Pourquoi y a-t-il des intervalles (ex : 13 % [8–21]) ?
Parce qu’il y a de l’incertitude statistique et des variations selon les hypothèses, les mesures, les conditions d’essai. L’intervalle donne une fourchette plausible plutôt qu’un chiffre « gravé dans le marbre ».
Quelle est la conclusion pratique la plus raisonnable ?
Le tabac reste la référence du danger avéré. Le vapotage n’est pas neutre, mais apparaît globalement nettement moins exposant sur plusieurs dimensions, avec des points de vigilance (nicotine, grossesse, pratiques extrêmes, produits mal réglés).
1Neunteufl, T., et al. (2002). Contribution of nicotine to acute endothelial dysfunction in long-term smokers. Journal of the American College of Cardiology, 39(2), 251-256. https://doi.org/10.1016/S0735-1097(01)01732-6
Voir les études qui ont été retenues pour ce rapport
Les études sur les effets respiratoires retenues par l’Anses
Antoniewicz L, Brynedal A, Hedman L, Lundback M, Bosson J A. Acute Effects of Electronic Cigarette Inhalation on the Vasculature and the Conducting Airways. Cardiovascular Toxicology. 2019;19(5):441-50.
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