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Vapexpo Las Vegas : but alors, you are french ?

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Le salon Vapexpo de Las vegas s’est achevé ce 10 novembre. Ou plutôt, devrait-on dire, la première édition du Vapexpo Las Vegas… Cette rencontre entre deux continents de vapoteurs s’est avérée être un french succès, mélange d’élégance à la française et de démesure américaine. Bilan.

Ce qui se passe à Vegas reste au Vapexpo

C’était donc le pari un peu fou lancé par Patrick Bédué : organiser un Vapexpo aux Etats-Unis, et plus précisément à Las Vegas. Mais bon, un pari, Las Vegas en a vu d’autres. Il n’empêche : proposer un salon français dans un pays que l’on qualifiera gentiment de légèrement chauvin, et dans la ville du monde où les sollicitations sont les plus abondantes, il fallait du courage et une bonne dose de confiance.

Le Vapexpo s’est déroulé sur deux jours, les 9 et 10 novembre, au Las Vegas Convention Center, pour une édition uniquement réservée aux professionnels.

“Il y avait 120 exposants. Pour ces deux jours, nous avons reçu 4000 visiteurs” souligne Patrick Bédué, manifestement épuisé, mais heureux. Il ajoute “il y avait des exposants américains, bien entendu, des français, et beaucoup de Canadiens. La vape est un peu en difficulté là-bas, et ils voient aux USA l’opportunité de développer leur business. Vapexpo était une plate-forme idéale pour eux”.

“Et il y a eu de nombreux français parmi les visiteurs” constate Patrick “j’ai ressenti beaucoup de gratitude à l’idée qu’ils aient fait le déplacement. C’est un très grand signe de confiance”.

Vapexpo Las Vegas II, welcome boys

Quand on demande à Patrick : et si c’était à refaire ? La réponse fuse : “Et bien, on va le refaire, de toute façon. Les contacts sont pris, ce sera l’année prochaine, à peu près à la même époque, ça reste encore à affiner.”

Ce que Patrick ne mentionne, pas, par modestie, c’est que ce n’est pas lui qui a proposé aux américains de remettre ça. Ce sont eux qui lui ont demandé de pérenniser l’événement. 

Donc, on peut dire que cette édition a été un succès ? “Oui” reconnaît Patrick Bédué “les américains ont adoré le salon. Beaucoup nous ont dit que c’était l’événement de vape qu’ils attendaient. Il y a eu d’autres salon de vape à Las Vegas, mais à priori, c’était très différent et ça ne correspondait pas à ce que les pros attendaient.”

Effectivement, sur la page Facebook, les commentaires sont enthousiastes, principalement sous le post qui annonce que le Vapexpo reviendra. “Best vape Show ever” commente un visiteur américain, qui fait à lui seul la synthèse des commentaires. Les français ont fait forte impression. Le secret ? Un mélange d’élégance à la française (ce sont les mots des visiteurs US) et une adaptation aux standards organisationnels américains (sexe et grosses voitures, NDLR).

La logistique made in USA

Xavier Mondy, de Fiber’n Cotton qui avait un stand à Las Vegas, habitué des Vapexpo français : “En matière d’organisation, c’est une façon de faire totalement différente. Nous étions habitués aux éditions françaises, là, tout est simple, on a affaire à Vapexpo, point. Aux USA, il y a l’équipe du Vapexpo, la société qui s’occupe des stands, la société qui fournit l’électricité… Chacun a son pré carré, c’était assez déconcertant. Heureusement, Patrick était là pour nous aider, il a fait l’intermédiaire entre tout le monde. Et les prestations fournies étaient impeccables”.

“On a travaillé avec les organisations sur place” explique Patrick Bédué “la méthode que nous avons adopté, c’était de faire notre salon, mais en s’adaptant à leur façon de travailler, qui est très différente de la nôtre”.

Ghyslain Armand, fondateur du Vaping Post, s’étonne quant à lui “Ce qui frappe chez les américains, c’est les warning. Il y en avait partout, ils ne plaisantent vraiment pas avec ça. Même sur les tapis, à l’entrée du salon, nous étions prévenus que ce produit contient de la nicotine”.

Patrick Bédué enfonce le clou “pour être en règle avec la législation, même les bannières du Vapexpo devaient porter le warning informant qu’il y avait de la nicotine. Pourtant, techniquement, nous on ne vend pas de nicotine, du tout, on organise un salon. Mais dès que ça a à voir avec la vape, c’est obligatoire.”

Tout le monde s’accorde sur le sérieux des équipes sur place. Ponctualité, serviabilité, les américains ont une rigueur indubitable sur les prestations de service.

(Not so) poor lonesome CBD

Le CBD était présent sur le salon. Mais pas comme lors des éditions françaises: le CBD occupait une superficie très importante.

“C’était étonnant” sourit Xavier de Fiber’n Cotton “là bas, le cannabis est légalisé, ils ont une approche totalement différente. Le CBD avait presque son propre salon, il couvrait une surface impressionnante. En se promenant dans les allées, on pouvait sentir des effluves, des visiteurs qui se fumaient leur joint” s’amuse-t-il, avant de préciser “mais le salon était organisé pour, il y avait vraiment des espaces distincts, ce qui fait qu’au final, il n’y avait aucune gêne de part ou d’autre”

Même constat chez Ghyslain Armand “le marché du CBD aux USA n’a rien à voir avec l’approche européenne. Quand on voit, par exemple, les réticences françaises en la matière, là-bas, c’est décomplexé.”

Si les ricains n’étaient pas là

Et les américains, ils sont comment ? Qu’est-ce qui différencie le visiteur d’un salon américain d’un visiteur français ? Patrick Bédué sèche sur la question “Honnêtement, je ne sais pas. Il y avait peut-être une légère différence d’ambiance, mais c’est au niveau du subjectif. Non, je n’ai pas vu de différence si flagrante que ça.”

Xavier, de Fiber’n Cotton, en voit une “le professionnel américain est plus direct. En France, un visiteur qui s’arrête sur ton stand, si le produit ne l’intéresse pas, il pose quelques questions, sans doute pour être poli. Là-bas, le professionnel, si il ne compte pas faire de business, il te le dit franchement et il s’en va : « oh, vous c’est de la fibre ? Non, merci, au revoir. » voilà. Celui qui reste, c’est qu’il est intéressé, et il entre directement dans une relation business, échange de carte, envoi d’e-mail de contact. C’est beaucoup plus direct, beaucoup plus frontal. En fait, l’expression «time is money», c’est leur façon de vivre.”

Xavier souligne aussi “les américains sont beaucoup moins pointilleux sur la qualité et la sécurité du produit. Les européens posent beaucoup plus de questions là dessus. De même, ils discutent du prix beaucoup plus tard. Ils ont une approche du business différente.”

Le bilan : I’ll be back

Ghyslain, du Vaping Post : “C’était un salon fatigant, mais le jet-lag y était pour beaucoup. Le point que j’ai trouvé décevant, et ça n’a rien à voir avec l’organisation du salon, c’est le faible public aux débats et aux conférences. Il y avait un programme vraiment intéressant, Phil Busardo et Dimitri, par exemple, ont donné une conférence vraiment passionnante, et ils n’ont pas eu le public qu’ils méritaient, là où en France, ils feraient salle comble.”

Xavier, de Fiber-n Cotton “J’ai beaucoup aimé. On y a fait des rencontres passionnantes, découvert une approche du business différentes de celle à laquelle nous sommes habitués. C’est toujours bien de sortir de sa zone de confort. Il y avait beaucoup de visiteurs, tout était bien. L’organisation américaine désarçonne un peu, c’est vrai, mais je tire mon chapeau à Patrick qui a su nous aider comme il fallait.”

Et, l’organisateur, Patrick Bédué “On peut dire que ça a été un succès, et si j’en juge les messages que je reçois depuis des Etats-Unis, le salon a beaucoup plu. Mais surtout, ce qui me tenait le plus à cœur s’est réalisé : nous n’avons pas organisé un salon de la vape à Las Vegas, nous avons organisé un Vapexpo. Dans les allées, on retrouvait vraiment le Vapexpo.”

Au fond, c’est sans doute cela qu’on appelle la “french touch”.

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