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Tiens, voilà du boudin, le jour noir de la vape belge

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Que s’est-il passé en Belgique le 24 mars 2020 ? Alors que le gouvernement du royaume prenait des mesures pour lutter contre le coronavirus, une valse-hésitation s’est déroulée autour de la vape belge, avant de décider de son éradication pure et simple. Retour sur une journée noire.

Pour les Belges, y’en a plus

Oui, il peut sembler étonnant de choisir un chant de la Légion Étrangère française particulièrement offensant pour les belges en titre de cet article. Et pourtant, il semble particulièrement de circonstances, tant les vapoteurs belges ont été offensés par la journée d’hier.

Les faits sont là : alors que les vapoteurs belges, en pleine guerre contre le coronavirus, s’apprêtaient à continuer la bataille de la vape contre le tabac, leur gouvernement les en a empêchés.

Lesdits faits sont eux-même passablement compliqués à débrouiller.

Le 18 mars, les autorités fédérales belges décident de la fermeture de magasins dans le cadre des lois de confinement visant à lutter contre le coronavirus. Dans la liste des commerces fermés, les boutiques de vape, comme dans d’autres pays d’Europe, avant que leurs gouvernements ne se ravisent (en France et en Italie).

D’après plusieurs témoignages concordants, la police belge, sans doute obéissant à des consignes, a scrupuleusement vérifié que les boutiques de vape étaient bel et bien closes.
Patrick, cofondateur de l’Union Belge pour la Vape (UBV-BDB) a alors tenté d’alerte Maggie De Block, Ministre de la santé belge, sur Twitter, tentatives restées sans réponse.

La vente en ligne est interdite en Belgique, depuis l’arrêté du 28 octobre 2016, adopté suite à une application particulièrement stricte de la TPD2. La Belgique s’est en effet toujours montrée bonne élève de la lutte contre le vapotage. Un zèle qui ne s’est pas étendu à la lutte anti-tabac, en revanche…

Le 24 octobre, le Service Public Fédéral (SPF) Santé Publique belge donne l’autorisation, « à titre dérogatoire », aux boutiques de prendre et livrer des commandes à distance. Accord tout d’abord donné à UBV-BDB , la SPF précisant que, débordés, « ils ne pourraient pas donner de confirmation écrite », dérogation par ailleurs confirmée à Pierre Fagniez, journaliste de RTL.be.

Une bonne nouvelle, donc, avant cet ultime coup de théâtre : une dépêche du Ministère de la santé belge confirme que les boutiques de vape resteront fermées et que la vente en ligne reste interdite. Un ordre forcément tombé de très haut, plus haut en tout cas que le SPF santé Publique. Et tous les regards de converger vers Maggie De Block, qui n’a jamais fait le moindre effort pour dissimuler son hostilité vis à vis de la vape.

Une chose est certaine : la très éphémère autorisation de vendre en ligne donnée par le SPF Santé Publique a été accordée uniquement aux boutiques belges et ne concernait pas les boutiques situées dans d’autres pays européens, contrairement à ce que certains ont fait mine de croire. Il n’est donc pas impossible que les colis envoyés dans le laps cours de temps où l’interdiction de vente en ligne a été suspendue soient confisqués si ils sont interceptés.

Sources :

SFP Santé Publique 

RTL.be

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