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Test : Dawg RTA – Asmodus

  • Par , le 2/11/2018 à 14h00
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Pour concevoir le Dawg RTA, Asmodus s’est associé avec VapersMD, ou plutôt Alex, reviewer russe, maître de la tchatche cyrillique, et concepteur de nombreux atomiseurs ces dernières années. Cet atomiseur double coil pourrait paraître banal, tant ces atomiseurs sont nombreux sur le marché. Mais banal ? Il ne l’est pas. Remarquablement bien construit, il produit d’énormes nuages gorgés de saveurs, à partir d’un air flow dantesque et d’une puissance minimum de 55 W : amateurs de vape serrée, sortez vos crucifix ou fuyez !

Un vrai 5/5

Dawg, c’est comme ça qu’on interpelle son vapoto quand on est badass, et qu’on arrive en Harley devant la terrasse du café biker du coin : “Hey dawg, wasa ?”. En français, “Salut gros, bien ou quoi ?”. Dawg c’est proche de “bro” ou de “fréro”, bref, c’est un signe d’affection virile.

Gros, le Dawg RTA paraît l’être par son design trapu, mais il ne l’est pas tant que ça. Il mesure certes 25 mm de large, mais seulement 47 mm de haut et contient 3,5 ml de liquide, soit à peine de quoi tenir la conversation sur cette terrasse pendant 1/2 heure avant d’enfourcher sa bécane et cruiser vers d’autres goguettes pour faire le beau, ou la belle, ou les deux, c’est comme on veut entre vapotos. Oui, le Dawg consomme autant de carburant qu’une Indian ChiefTain et ce n’est pas un défaut : c’est la rançon de ses qualités, c’est un ato qui a du couple.

Très bien dessiné, il s’accorde facilement avec les box, ou les tubes, pour constituer des sets sérieux, avec de gros accus, si possible deux, parce que la machine vaporise l’énergie aussi bien que la glycérine, sans aucune retenue.

Cet engin produit une vape remarquable, puissante, dense, chaude, propre à ravir ceux qui aiment s’en mettre plein la lampe et emplir une pièce de vapeur en une seule inhalation. Si vous aimez avaler une religieuse au chocolat en une bouchée, le Dawg est fait pour vous.

D’un atomiseur aussi brutal, on attendrait un rendu de saveurs médiocre, sacrifié dans la fournaise des 70 W qu’il exige. Pourtant non, tel un bûcheron russe, il cache sa finesse derrière un look viril, et il exprime avec délicatesse les saveurs des liquides.

OK, j’en fait un peu trop : ce n’est pas un atomiseur fait pour exprimer toutes les subtilités d’un liquide complexe dans la vapeur délicate d’un atomiseur simple coil grec à 9,4 W. Mais les saveurs sont présentes, assez détaillées, tout à fait satisfaisantes à condition d’utiliser un liquide plutôt gourmand, qui s’exprime bien dans une vapeur chaude. On ne vapera pas de la violette dans le Dawg, mais plutôt une tarte aux abricots, un baba au rhum, un Carambar ou un lait vanillé aux fruits à coque (non, j’ai pas dit Tallak !).

Dans les atomiseurs que je possède et que je vape régulièrement, c’est le Reload de Reload Vapor qui, exclusivement, tenait cette place de l’atomiseur réunissant puissance et saveurs, dans une vape aussi proche que possible de celle d’un dripper.

De mon point de vue, le Dawg l’égale, et rejoint les atomiseurs que je qualifie d’incomparables. Leur vape n’est pas seulement bonne, ni meilleure, elle est “personnelle”, originale. Le 5/5 n’est pas usurpé.

Une construction solide

Le Dawg est construit selon les mêmes principes que ses concurrents : une base intégrant le plateau, qui se visse dans la cloche pour enserrer un tube de Pyrex entre la base et le top cap. La qualité des matériaux, leur usinage et leur finition ne souffrent d’aucun défaut.

Le remplissage se fait par le haut, après avoir retiré le top cap. Curieusement, il n’y a pas de joint extérieur sur le top cap. Il n’y a que ce joint vert autour de la cheminée, et pourtant ça marche. L’atomiseur ne fuit pas, même à l’envers, et le revissage du top cap ne provoque pas de pression dans le réservoir. Par contre, si vous avez comme moi avec ce genre d’ato, l’habitude de le retourner pour finir de fermer le top cap, évitez ! Ici, tant qu’il n’est pas vissé à fond, il n’est pas étanche… c’est du vécu 🙂 

Le pin 510 sort largement, il peut donc être utilisé sur un mod hybride, et ne pose aucun problème de connexion sur toutes les box. Toutefois, le pin n’est pas réglable, il fixe le plot positif sur le plateau.

Le plateau est de type postless, il ressemble pas mal au plateau du Reload, justement, avec ses arrivées d’air cintrées sur les côtés. Sur cette photo, on peut remarquer que la pose des mèches va demander un peu de réflexion : les quatre emplacements ont chacun leur arrivée de liquide, mais faudra-t-il ou non remplir de coton la partie libre entre deux emplacements, devant les posts ?

Enfin, le flux d’air est très ouvert, presque libre, et se règle avec une bague percée de deux fois trois trous, qui ressemble cette fois à celle du Manta d’Advken. Il y a donc trois positions de réglage naturel : 1, 2 ou 3 trous ouverts. Les positions intermédiaires sont possibles, mais présentent peu d’intérêt : cet ato est fait pour vaper gros, donc air flow ouvert assez largement, faut assumer, ou choisir un autre atomiseur.

Montage à soigner

Le montage n’est pas particulièrement difficile, mais il demande du soin pour tirer le meilleur de cet atomiseur, exactement comme sur un Reload : le placement des coils au-dessus des airs flow est déterminant.

Les coils se place d’abord en travers, c’est normal avec un plateau postless, il suffit de le redresser après les avoir fixé. Le type de vape du Dawg invite à monter du gros fil et, pour cette fois, je ne l’ai même pas essayé avec un fil simple. Ici, c’est le premier montage que j’ai fait, en fused clapton de nichrome, et je me suis raté.

C’est là que j’ai raté, je me suis fait piégé par la longueur des pattes, qui se raccourcissent quand on redresse les coils. Du coup, mes bobines ne sont pas assez à l’aplomb des arrivées d’air : ça fonctionne, mais pas au mieux. Les saveurs et la production de vapeur sont bien meilleure en positionnant les coils pile au dessus des arrivées. Il convient aussi de choisir à quelle hauteur les placer, ce qui jouera sur le flux d’air. Je les place à 1,5 mm ce qui réduit un peu l’airflow, donc la vapeur, mais intensifie un peu les saveurs. Si on les place plus haut, on fait l’inverse. Et il n’y a pas de bonne position, c’est à chacun de choisir selon des goûts.

Une fois les coils remplacés et rodés, j’ai placé les mèches dans leurs logements. C’est un moment délicat. Comme on le voit sur la photo, le chemin est long entre l’arrivée du liquide et le coil. Il faut donc que la capillarité soit parfaite pour alimenter une vape à plus de 50 W. Bref, ne pas tasser et le maître mot ici, il faut trouver la bonne densité en fonction du coton utilisé. Un peu de pub en passant : la Fiber’n Coton fonctionne très bien sur cet ato !

Bref, cet atomiseur est remarquable dans son genre de vape, tous les utilisateurs de clearomiseurs aériens, TFV12 Prince de Smok et autres NRG Tank de Vaporesso ou Plex d’Innokin, devraient s’intéresser à lui. Une fois apprivoisé, ils découvriraient une qualité de vape autrement plus subtile.

Revue technique

Le Dawg est livré dans une solide boite en carton fort, accompagné d’un pyrex, de vis et de joints de rechange.

Les caractéristiques essentielles du Dawg RTA d’Asmodus

Type de matériel atomiseur reconstructible
Diamètre 25 mm
Hauteur 47 mm (avec drip tip)
Contenance 3,5 ml
Poids 66 g
Plateau de montage postless
Plage d’utilisation à partir de 55 W
Matériaux acier

Petites observations de gamme

S’il n’est pas si gros, le gros n’en est pas moins assez lourd : 66 g. C’est que, vendu au prix du moyen de gamme, cet atomiseur est construit selon des critères du haut de gamme.

Les finitions et les ajustements sont parfaits, le design est juste, en adéquation avec sa vape puissante et fine.

L’acier est épais, il donne de la solidité et de la densité à l’atomiseur. Les pas de vis sont aussi fluides et précis que possible : ils se serrent bien, sans jamais se bloquer.

La bague d’air flow est parfaitement ajustée et freinée, pour ne pas bouger toute seule, tout en restant facile à régler. Elle est épaisse, donnant une belle impression de qualité.

Pour être clair, cet atomiseur serait signé par une marque allemande ou suisse, ça ne choquerait personne.

En résumé

On aime

  • Tout !
  • La vape puissante et savoureuse
  • L’air flow pratique et bien dimensionné
  • La qualité de fabrication et de finition
  • Le design de bon goût

On n’aime pas

  • Il demande un peu de travail pour trouver le bon montage.

Conclusion

5 /5
 

Le Dawg RTA d’Asmodus est un remarquable atomiseur. Construit selon les standards du haut de gamme, il propose une vape puissante (55 W et plus), et des saveurs soutenues, assez précises. Il exige un peu de travail pour le monter correctement, mais pour un amateur de reconstructible, c’est une qualité, c’est un ato qui se mérite 😉

 

Le Dawg RTA d’Asmodus en images

 
Pour les pros, le matériel Asmodus est disponible sur le site Asmodus wholesale.

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