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Pas besoin de savoir parler comme un vapoteur pour passer à la vape

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Dans les groupes de vape, on voit régulièrement un profil : une personne, homme ou femme, qui explique : “Je me mettrais bien à la vape, mais je ne comprends rien à ce que racontent les vapoteurs.” Non, effectivement, les vapoteurs ont un langage bien à eux, et vous ne le comprenez pas, c’est normal. Mais le plus important : ça ne fait rien. C’est juste du jargon. On s’en fiche. Démonstration.

 

En exagérant un peu

“Bon, vous cherchez quoi, vous êtes plutôt flavour chaser ou cloud chaser ? Parce que c’est pas le même matériel, si vous voulez vaper du juice gourmand, il faudra plutôt un ato MTL, avec un tirage serré, et du coil assez haut, mais si c’est le cloud qui vous branche, là, on part sur de l’open draw, avec une box qui monte dans le wattage, y’a pas de soucis tant que vous avez le bon ampérage sur les accus pour le subohm.”

“Euh… Ben moi, en fait, je veux juste arrêter de fumer.”

Jargonnons, il en restera toujours quelque chose

La vape, de par son histoire, a regroupé, depuis des années, des vapoteurs en communauté. Des premières importations semi-officielles de Chine distribuées dans des groupes d’intérêts, jusqu’à l’explosion et la diversification du marché, qui a encore une fois, poussé certains vapoteurs à se regrouper par affinités, elle a suivi, finalement, le même chemin que d’autres produits technologiques. Ou pas, d’ailleurs : il existe, sur Facebook, des groupes d’amateurs de timbres, de maquettes de bateaux, de Lego, etc.

La vérité, la voici : apprendre ce jargon ne vous sera d’aucune utilité pour vapoter.

Chaque groupe humain, pour se distinguer et affirmer son existence en tant que communauté d’intérêt, a besoin de signes distinctifs. C’est soit une appellation spécifique, soit un jargon. Par exemple, les fans de Lego s’appellent entre eux les AFOL (Adult Fan Of Lego). C’est une expression d’initié. Ou bien allez voir un groupe de philatélistes : c’est garanti, vous ne comprendrez pas un traître mot de ce qu’ils racontent. Est-ce que ça vous rend incapable d’envoyer une lettre ?

Le langage spécifique des vapoteurs est donc une simple réaction humaine, une manière de s’affirmer comme n’étant pas le tout-venant, mais quelqu’un d’impliqué, à sa façon, dans le secteur. Vu de l’extérieur, c’est quasiment de l’herméneutique d’exégèse. Encore du jargon.

Et bien, la vérité, la voici : apprendre ce jargon ne vous sera d’aucune utilité pour vapoter. Ou pour vaper, peu importe.

Mettre des mots sur les choses

si vous êtes capable de vous faire un café avec une machine à dosettes vous avez les capacités de vous mettre à la vape

Bien sûr, il y a un minimum de vocabulaire à apprendre. Mais, bonne nouvelle, si vous êtes capable, disons, de vous faire un café avec une machine à dosettes, celles en papier par exemple, vous avez les capacités de vous mettre à la vape.

On peut dire qu’un dispositif de vaporisation personnel se compose de quatre éléments : la batterie, parfois appelée box parce qu’elle est en forme de boite, qui donnera le courant. Un atomiseur, qui contient le liquide. Une résistance, qui se place à l’intérieur de l’atomiseur, qui sert à vaporiser le liquide. Et un drip tip, parfois appelé embout, qui est le bitoniau qu’on met dans la bouche. Pour que ça marche, il faut mettre de l’électricité dans la box et du liquide dans l’atomiseur, et c’est tout.

C’est comme une machine à café : il y a la machine, le porte-dosette, le réservoir d’eau et le… machin, en bas, pour poser la tasse.

Je ne sais pas comment s’appelle le machin, en bas, pour poser la tasse. Ce qui ne m’empêche pas de me faire des cafés régulièrement. Je sais que s’il n’y a pas de dosettes dans la machine et d’eau dans le réservoir, ça ne marche pas. Et je réussis parfaitement à me faire un café sans connaître la pression en bars de ma machine. Et bien, une e-cigarette, c’est exactement pareil.

Choisissez une bonne boutique

Il faut savoir se servir de l’e-cig : c’est le travail du vendeur de vous l’apprendre.

Évidemment, il faut savoir s’en servir. C’est le travail du vendeur de vous l’apprendre. Dans une boutique spécialisée, un bon vendeur passe une demi-heure avec vous, pour définir de quel matériel vous avez besoin, vous faire essayer des liquides, et surtout, vous expliquer comment vous en servir.

Vous saurez que, si vous appuyez sur le bouton et qu’il ne se passe rien, c’est sans doute qu’il faut recharger la batterie. Que si vous appuyez sur le bouton et que ça un goût de cramé, soit vous avez oublié de mettre du liquide, soit la résistance est à changer. Et qu’il faut amorcer la résistance, c’est à dire juste laisser au liquide le temps de l’imprégner. Point.

Il existe du matériel très perfectionné, puissant et compliqué. Il demande des connaissances techniques. MAIS il est destiné à de la vape avancée, souvent ludique. Si votre but est d’arrêter de fumer, vous n’en avez pas besoin, et un bon vendeur vous le déconseillera. C’est, finalement, la différence qu’il existe entre le fumeur de tabac et l’amateur de cigares : l’idée est la même, inhaler la fumée d’un tube rempli de tabac, mais il y a un monde entre les deux.

Bref, si vous ne comprenez pas le langage des vapoteurs, ne vous inquiétez pas : ce n’est pas que la vape est compliquée, c’est juste que certains éprouvent le besoin de la compliquer pour faire leur intéressant. Je m’inclus d’ailleurs parfois dans cette catégorie.

Mais, tout ce vocabulaire, serez-vous un jour obligé de l’apprendre ? Non, pas si votre but est de juste passer de la cigarette tabac à la vape. Oui, si votre intention est de passer vos soirées avec des vapoteurs à ne parler que de vape. C’est vous qui voyez. L’essentiel, c’est d’arrêter de fumer.

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4 réponses à Pas besoin de savoir parler comme un vapoteur pour passer à la vape

  1. Jean-Yves DELOINCE dit :

    Bon article mais l’arrêt du tabac est plus complexe que se faire un café.
    Les vendeurs (j’ai essayé 4 shops différentes) sont plongés dans leur coils (excusez du vocabulaire, je n’ai peut être pas tout compris), leur qualité de vappe, leur boxs extraordinaires, dissertant du bottom feeder, de l’avantage du dripper… Accordant au pauvre fumeur que je suis le choix de choisir son liquide (ça c’est bien mais choisir un liquide pour un débutant de vappe gros fumeur….)
    Bonne nouvelle, je m’accroche et je vais arriver à m’arrêter de fumer complètement après presque un an d’errance et malgré tout leurs bons conseils.

    Et ce sont les mêmes qui se plaindront quand des buralistes entreprenants et intelligents proposeront une ou deux modèles de vapoteuses choisies avec quelques liquides bien ciblés et se feront une clientèle sur l’écoute et le conseil.

    • Guillaume Bailly dit :

      La règle est simple : un bon magasin, c’est un magasin ou le vendeur se met au niveau du client, et pas l’inverse. Malheureusement, certains perdent cela de vue. A vous de trouver une boutique ou les vendeurs sont compétents en conseil aux débutants.

    • Randall dit :

      Bonnes remarques : il y en a qui jargonnent pour se donner l’air important. C’est ce que font les médecins qui, depuis Molière (au moins, cf. Le malade imaginaire) jargonnent… Leur usage du grec et du latin de cuisine se justifie cependant dans leur cas par le souci de ne pas permettre au malade de comprendre la nature et l’impact de sa pathologie, ce qui se discute quand même aujourd’hui ! Mais l’objectif reste de créer un différentiel de compétence, histoire de se valoriser. Bêta. Effectivement ce sont les vendeurs de produits simples qui emporteront le gros du marché.

      Je mettrai un bémol toutefois sur la prétendue *complexité* de la cessation du tabagisme. D’après mon humble expérience (en aide à l’arrêt), cela n’est pas si compliqué que ça. C’est l’apparence que cela a certes et pour de nombreux cas compliqués par des pathologies relevant de la médecine notamment, c’est même insoluble. Mais cela est rendu encore plus compliqué par ceux qui vendent des prétendues solutions pharmaceutiques censées aider. Ne tombons pas dans ce piège tendu : les témoignages d’arrêt ‘surprise’ et non prémédités avec la vape montrent qu’il existe des voies faciles, simples. C’est compliqué pour ceux qui ne trouvent pas la solution, mais pour les autres, cela apparait rétrospectivement assez simple. Et j’ai la faiblesse de penser que de s’imaginer l’arrêt plus compliqué qu’il n’est… n’aide pas ! Un bon état d’esprit, ça aide énormément. Plus on se la fait cool, plus on se fait confiance, plus on accroît ses chances !

      • Guillaume Bailly dit :

        Merci beaucoup. Je nuancerai, cette fois-ci, dans l’autre sens : je ne prétend pas non plus qu’arrêter la tabagisme, surtout avec la vape, est très complexe. Mais c’est un peu plus compliqué que de se faire un café, l’exemple choisi pour mon article.

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