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L’OMS recommande de ne pas vapoter pour éviter le cancer

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Pour classer une substance comme cancérigène, le Centre international de Recherche sur le Cancer exige des preuves épidémiologiques solides. Mais pour recommander d’éviter le vapotage dans son Code contre le cancer, l’OMS se passe apparemment de cette rigueur.

Sans aucune preuve de lien avec la maladie

Photo : Scotted400, CC0

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) remet ça. Après la publication de dizaines de rapports indiquant que le vapotage n’aide pas à arrêter de fumer, malgré le flot incessant de données scientifiques qui démontrent le contraire, l’agence s’attaque de nouveau à la cigarette électronique à travers la cinquième édition de son Code contre le cancer (European code against cancer, ou ECAC5).

Le document, dont la première édition remonte à 1987, est une initiative de la Commission européenne. En 2014, pour la quatrième mouture, la Commission demande au Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) de coordonner le projet. Créé en 1965, le CIRC est une agence de l’OMS. Depuis lors, le Code européen contre le cancer, qui était originalement un document pragmatique, est devenu un instrument d’influence de l’OMS.

Dans cette nouvelle édition, le code fait 14 recommandations pour lutter contre le cancer. Et pour la première fois, il ne s’adresse plus seulement au grand public, mais vise également les décideurs politiques. Et la première recommandation du document concerne le tabagisme, mais aussi le vapotage : 

« Ne fumez pas. N’utilisez aucune forme de tabac ni de produits de vapotage. Si vous fumez, vous devriez arrêter. »

Aux politiques, l’OMS recommande d’augmenter les taxes sur le tabac à au moins 75 % du prix de détail, et de les accroître chaque année. Sans oublier de préciser que « tous les produits du tabac devraient être taxés de manière comparable selon les besoins, en particulier lorsqu’il existe un risque de substitution. » L’âge légal minimum pour les produits du tabac devrait aussi être augmenté, tous devraient être obligés d’avoir un packaging neutre, et surtout, l’organisation recommande « d’étendre ces réglementations à tous les produits du tabac, cigarettes électroniques et tous les nouveaux produits contenant du tabac et de la nicotine. »

Une fois encore, l’OMS fait le choix d’ignorer les données scientifiques qui la dérangent. Malgré les nombreuses études ayant démontré que la cigarette électronique est moins nocive pour la santé que le tabagisme, et représente même aujourd’hui le moyen le plus efficace pour arrêter de fumer, elle continue de la placer aux côtés du tabac. Pire encore, alors qu’aucune recherche n’a mis en évidence l’apparition d’un cancer quelconque suite au vapotage, l’OMS recommande pourtant de ne pas vapoter pour éviter la pathologie.

Double standard

Et l’ironie ne s’arrête pas là. Le Centre international de Recherche sur le Cancer, qui est l’agence de l’OMS aux rênes de ce rapport, s’est forgé une solide réputation avec son programme de Monographies, qui évalue rigoureusement la cancérogénicité de plus de 1 000 substances, selon une méthodologie stricte. Pour qu’une substance soit classée cancérogène, le CIRC exige des preuves épidémiologiques solides chez l’humain. Et dans son dernier rapport (p.78), le centre note noir sur blanc : « Aucune donnée n’est disponible concernant la cancérogénicité des cigarettes électroniques chez l’humain. »

Soulignons également que, dès 2014, le groupe consultatif avait déjà identifié les cigarettes électroniques comme priorité. Dans son rapport de 2019, il les a de nouveau classées comme « priorité élevée » pour une évaluation dans les cinq ans. En 2024, lors de la nouvelle réunion du groupe consultatif pour établir les priorités 2025-2029, les cigarettes électroniques figurent à nouveau sur la liste. Dix ans après la première promesse, l’évaluation n’a toujours pas été réalisée. Ou peut-être que si, mais que ses résultats contredisent le discours de l’OMS ?

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