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La France en phase 3, les vape shops fermés ? (En direct)

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Le Premier ministre français, Edouard Philippe, a annoncé ce samedi 14 mars le passage de la France au stade 3 et la fermeture de tous les commerces non indispensables. Nos informations mises à jour en direct pour suivre la situation

Mise à jour : Mercredi 18 mars 2020 à 7 H 00

Les shops de vape d’utilité publique, le cadeau empoisonné

C’est officiel : par modification de l’arrêté du 14 mars publié ce 18 mars au Journal Officiel, les boutiques de vape sont reconnues “d’intérêt public” et peuvent rouvrir, en prenant toutes les précautions pour éviter la transmission du coronavirus. 

Un cadeau empoisonné : en effet, à partir du moment où une entreprise est censée avoir l’autorisation d’ouvrir, elle n’est plus éligible aux aides et aux reports de charges décrétés par l’Etat. 

Une situation qui pourrait bien faire déchanter certains. 

Privilégiez le drive, et selon la configuration de vos magasins, mettez en place des solutions qui n’impliquent pas de contacts avec vos clients. Lisez le mode d’emploi de vos TPE : la plupart d’entre eux sont équipés d’une solution de paiement à distance.

Olivier Veran autoriserait la réouverture des shops de vape ? 

Selon Jean-Yves Nau, sur son blog, le Ministre de la santé Olivier Veran serait sur le point d’autoriser l’ouverture des magasins de vape, afin que les vapoteurs ne reprennent pas le tabac. 

Ceci suivant le modèle italien, où le gouvernement a également autorisé l’ouverture des boutiques de vape pour les mêmes raisons. 

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de toute confirmation officielle. 

Le confinement décrété mais pas nommé

L’allocution du Président de la République le lundi 16 mars à 20 H a défini de nouvelles règles de déplacement, et même si le mot na pas été prononcé, il s’agit bien de mesures de confinement. Les déplacements professionnels devront être réduits au strict minimum et les déplacements personnels également, et uniquement si ils répondent à des besoins d’impérieuse nécessité. 

Dans les faits, rien n’empêche les boutiques de vape d’assurer le service de livraison et de retrait des commandes qui était déjà en vigueur hier. MAIS le Président Macron l’a bien rappelé : minimiser les contacts, protéger ses salariés et ses concitoyens est de la responsabilité de chacun, y compris des patrons de boutiques. 

L’État a promis qu’aucune entreprise ne fera faillite. La sagesse et le civisme s’imposent donc au delà des enjeux commerciaux. Peu importe que vos clients se tournent vers d’autres solutions momentanément : vous avez su, par vos conseils et votre qualité de service, vous assurer de leur fidélité, ils vous reviendront. 

Les professionnels de la vape ont toujours revendiqué leur rôle dans la santé publique. En cohérence avec cela, suivez les consignes à la lettre. Chercher à finasser ou vous faufiler ne sera profitable ni à votre santé, ni à celle de vos clients, ni même à votre image. 

Les buralistes persistent et signent

La Confédération des Buralistes, sur sa page Facebook, a signifié que, le Président n’ayant pas apporté de modifications à la liste des commerces pouvant ouvrir, les buralistes pouvaient poursuivre leur activité. 

La publication a reçu un accueil mitigé. Si certains professionnels pensent effectivement continuer de servir leurs clients, ils s’interrogent néanmoins sur les règles d’hygiène et de sécurité à mettre en place, et sur la nécessité de proposer certains produits comme les jeux à gratter, d’autres se sont érigés contre cette décision, préférant fermer leur commerce pour éviter d’exposer leurs salariés et leurs clients aux risques. 

Les boutiques de vape peuvent servir les commandes

La liste corrigée des commerces autorisés à ouvrir est parue ce matin au Journal Officiel. Les boutiques de vape en sont toujours exclues, mais il reste possible de livrer les commandes, soit en se rendant au domicile du client pour les y déposer, soit en retrait.

Dans ce cas, le client doit avoir passé sa commande à distance, par internet ou par téléphone, et celle-ci lui sera remise sur le seuil. Le client ne pourra pas entre dans la boutique pour faire des achats.

Ceci en application de l’Arrêté du 15 mars 2020 complétant l’arrêté du 14 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19, et plus précisément les dispositions pour les commerces de catégorie M.

Fait intéressant, les bureaux de tabac ne figurent plus dans la liste des commerces définis comme indispensables. 

Les buralistes négocient

Philippe Coy, de la Confédération des Buralistes, a posté un message sur la page Facebook. 

Les réactions ne se sont pas faites attendre : de nombreux vape shops se sont indignés que les buralistes, qui avaient, à ce moment là, l’autorisation de rester ouverts, demandent en plus des aides financières à l’état. 

L’avis d’un juriste 

“Si une ambiguïté existe bien dans la rédaction de l’arrêté du 14 mars 2020, il résulte des dispositions de ce texte que les magasins de vape ne sont pas concernés par l’interdiction et peuvent continuer leur activité, sauf s’ils sont installés dans un centre commercial.”

Tel est l’avis exprimé par Yann Bisiou, Maître de conférences en droit privé à l’Université Montpellier 3, dans un article de L630. Selon le juriste, la formulation du décret est floue, surtout dans la notion de “commerce indispensable”, et le fait qu’une liste spécifique soit ensuite détaillée où les magasins de vape ne figurent pas démontre, de facto, qu’ils ne sont pas concernés. 

Seules exceptions, les boutiques de vape situées dans une galerie commerciale, puisque tous les commerces dans ces dernières devront fermer le rideau. Buralistes y compris. 

Les associations sur le qui-vive

Par la voix de Jean Moiroud, son président, la FIVAPE a annoncé avoir pris contact avec le ministre de la santé pour demander une extension de l’autorisation d’ouverture aux boutiques de vape “au titre de la santé publique”. Le SIIV explique sur sa page Facebook mettre « tout en œuvre pour demander un élargissement de la liste des commerces pouvant continuer d’exercer leur activité » et s’être rapproché de la Fivape, de l’Aiduce et de Sovape afin de « mener une action commune en ce sens.»

Certains buralistes répondent

Capture d’écran de la page Facebook « Buralistes En Colère », le dimanche 15 mars à 14h30.

L’association « Buralistes En Colère » publie sur Facebook une réponse aux questions soulevées dans notre article. « Petite précision aux vape shops ! Non vous n’êtes pas #Buralistes et non vous n’êtes pas un commerce d’utilité publique ! Donc ….. Oui, vous devez fermer et vous inquiétez pas pour vos clients, les professionnels que nous sommes assureront la relève » note la page dimanche 15 mars aux alentours de midi, suscitant déjà de nombreuses et vives réactions.

D’autres buralistes ont réagi vivement à ce message, s’en désolidarisant nettement et apportant leur soutien aux vape shops. Sur le fil de discussion du post, les commentaires ne cessent d’augmenter, rejetant majoritairement la position de Buralistes en Colère, qui n’a pas retiré son message. 

La France en phase 3

C’est officiel : la France passe au stade 3 face à l’épidémie de coronavirus. Édouard Philippe l’a annoncé lors d’une conférence de presse. Il demande à tous les commerces non essentiels de rester fermés. Seuls seront autorisés à ouvrir les commerces alimentaires, les pharmacies, les stations-services, les banques et les bureaux de tabac.

Et les vape shops ? S’interrogent de nombreux professionnels du secteur qui, pour certains regroupés au sein de groupes de discussion, font part de leurs hésitations. Fermer reviendrait à faire courir le risque à leurs clients de retomber dans le tabac, qui est, selon certains médecins, un facteur aggravant.

Certains professionnels du vapotage ont déjà fait savoir qu’ils refuseraient de baisser le rideau, invoquant la TPD, qui les a placés de force dans la liste des produits du tabac connexes.
D’autres se refusent dores et déjà à faire courir à leurs employés le moindre risque face à l’épidémie, ou de s’exposer eux-même à des poursuites judiciaires.

Une chose est certaine : la situation est absolument inédite. Le statut de profession protégée par l’Etat des buralistes est-il encore légitime ? Peut-on ainsi soumettre les vape shops, qui ont tant contribué à la santé publique en prenant une part non négligeable à la baisse du nombre de fumeurs à une concurrence déloyale ?

Les discussions et échanges vont se poursuivre tout le week-end. Toute la rédaction du Vaping Post est mobilisée pour vous tenir informés au fur et à mesure du déroulement des événements et des réactions et des consignes des associations professionnelles. 

Vous êtes un professionnel de la vape ? Laissez-nous vos remarques et vos intentions pour les prochains jours en commentaires. 

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