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Test : In’Ax V5 – Athea Mods

  • Par , le 2/03/2020 à 17h00
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L’In’Ax V5 d’Athea Mods est un atomiseur haut de gamme fabriqué en France. Remarquablement usiné, il produit une vapeur d’une incroyable qualité. Mais attention, il est réservé aux amateurs avertis ou pour tous les utilisateurs qui aiment relever le challenge d’un montage genesis central en mesh.

Atomiseur de puriste ?

Le In’Ax V5 est un magnifique objet destiné aux amateurs de vape un peu old school. Il demande beaucoup de patience et de maîtrise pour en tirer le meilleur parti. De plus en plus rares sont les atomiseurs genesis en mesh central, mais les utilisateurs et amateurs de cette vape seront ravis de ce modèle qui fait parfaitement le job.

Caractéristiques techniques

Diamètre22 mm
Hauteur34,5
Contenance3
Poids47 g
Remplissagepar le milieu
Type de montageGenesis mesh
Plateau de montagemesh central
Plage d'utilisationselon montage
Arrivée d'airpar le côté
Drip Tip510
Matériauxacier inoxydable, téflon, céramique, delrin

Le coffret comprend :

  • Réservoir de rechange
  • Pièces de rechange
  • Drip tip

Superbe pièce

Le In’Ax V5 est constitué de bien nombreuses pièces parfaitement usinées et bien pensées. Le travail de conception est abouti. Ainsi, l’atomiseur est fourni avec des pièces en acier inoxydable mais également avec de l’Ultem pour la bague de réglage des arrivées d’air et un réservoir en plastique légèrement opaque. Toutes les vis sont parfaites, les ajustements sans reproche.

Sous l’atomiseur, on trouve le logo de la marque et le nom du modèle. C’est propre et net. Bien entendu, dans cette gamme tarifaire, tous les éléments se démontent pour un nettoyage en profondeur. Les éléments isolants sont épais.

Le réservoir est séparé du plateau de montage par trois pièces métalliques en forme de sablier. Un joint supérieur et un autre inférieur maintiennent le réservoir sans la moindre fuite. Pour passer du réservoir en acier à celui transparent, il suffit juste de le tirer vers le haut. La tenue est impeccable et la contenance de 3 ml.

La cloche de l’In’Ax V5 est entourée d’ailettes qui sont, régulièrement, séparées par des encoches laissant apparaître les arrivées d’air. Il y en a 5 en tout, passant d’un seul trou jusqu’à quatre, la cinquième encoche a une ouverture de type cyclope pour un apport maximum d’air.

La base du plateau présente un trou de remplissage en e-liquide. La plupart des embouts de flacon passe, mais on évitera les plus gros. On distingue quatre vis. Trois pour séparer le plateau et une pour maintenir l’extrémité du coil, nous y reviendrons. Au centre, qui laisse passer la paille de mesh, un isolateur en céramique est présent. Dans le packaging de l’atomiseur, un est monté de série et un second est fourni en pièce de rechange. Après quelques semaines d’utilisation, force est de constater que cette pièce est fragile, les deux exemplaires ont cassé, c’est un point négatif.

Une bague de réglage des arrivées d’air est en Ultem, l’autre en acier. Quelque soit le modèle choisi, il tient parfaitement au baril de l’atomiseur par un joint unique à son sommet. De fines encoches en facilitent la rotation. À l’usage, la pièce en Ultem se montre assez polyvalente, celle en acier a tendance à chauffer rapidement.

Patience, patience...

 

Pour placer la paille de mesh, on l’enroule autour d’un tube en céramique qui se loge sur une tige vissée au pôle positif.

 

Le pôle positif présente un petit trou au sommet pour passer le fil résistif. Son diamètre n’autorise par de fil trop large ou épais. On oublie les montages trop complexes ou constitués de nombreux brins. En fil simple aucun souci, même des petits fused passent sans difficulté.

Les amateurs de genesis en mesh n’apprendront pas grand chose sur cette photo qui leur rappellera sûrement de longs moments d’entortillage de mesh et de longues séances de chalumeau, refroidissement, re-chalumeau, montage de coil, remontage de coil… Eh oui, ce type de montage ça se mérite, ça se travaille pour en obtenir le meilleur.

Pour les aventuriers de la vape, prêts à tester de nouvelles expériences, il est nécessaire de comprendre qu’il faut une bande de mesh (conductrice donc) que l’on va oxyder par une très forte chaleur (pour ne plus être conductrice) puis l’enrouler en forme de paille. L’idéal étant un chalumeau (pour de la brasure ou de cuisine), mais le briquet est possible mais bien plus long et moins homogène. Nous passerons toutes les nombreuses techniques pour optimiser la paille de mesh qui, rien qu’à elles seules, feraient l’objet d’un article très long.

Une fois la paille de mesh oxydée, on l’a place sur l’axe en céramique pour se loger dans le réservoir et dépasser suffisamment pour l’étape suivante, la mise en place du coil.

Le coil s’enroule autour de la paille de mesh. En son point haut, il est maintenu par la petite ogive vissée qui vient le prendre en compression entre la base de la pièce métallique et le trou de passage du fil résistif. En son point bas, le fil résistif s’enroule autour du pas de vis qui vient à le maintenir lors du serrage. De nombreux montages sont possibles : fil simple, nombre de tours, fils complexes, mais tous dans des tailles raisonnables. L’exercice est loin d’être aisé pour un débutant dans ce type de montage, les spires doivent être régulières, le serrage autour de la paille optimale pour éviter tout dry hit. Alors quel intérêt d’utiliser ce type d’atomiseur au regard de la complexité du montage et de ses nombreuses étapes ?

Il est certain que c’est bien plus complexe qu’un coil classique traversé par un morceau de coton, mais… Oui il y a un “mais”… Car à la vape, c’est une expérience sans comparaison !

La vape est d’une précision redoutable, les saveurs de haut niveau. En usage MTL, quelque soit la sensation recherchée, du très serré à bien plus punchy, il n’y a aucune perturbation aromatique. La vapeur est dense sans être chaude, elle est aussi plus sèche dans la sensation en bouche sans être désagréable. En inhalation directe, même constat, c’est puissant, fort en saveurs mais réservé à un DL sage. Les amoureux d’usine à vapeur, ou qui veulent jouer à la locomotive ne trouveront pas leur compte, mais l’In’Ax V5 n’a pas la vocation de remplir ce rôle.

Un superbe atomiseur, pour lequel on regrettera seulement des pièces en céramique fragiles.

En résumé

On aime

  • Qualité des matériaux
  • Ajustements et usinage
  • Saveurs de haut niveau

On n’aime pas

  • Céramique fragile
  • Chauffe de la bague d'air flow en inox

Conclusion

4,8 /5

L'In'Ax V5 d'Athea Mods est un superbe atomiseur finement réalisé. Bien pensé, bien construit, il est réservé aux amateurs de genesis en mesh central. Cela demande de la pratique pour le maîtriser mais il en vaut largement la peine. Son rendu est excellent dans de nombreuses plages aromatiques. On regrettera la fragilité de certaines pièces et sa chauffe importante dans une configuration tout acier.

Le In'ax v5 en images

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