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Étude : vapofumer serait encore plus dangereux que fumer

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Une récente étude révèle que les vapofumeurs s’exposeraient à de plus grandes quantités de substances toxiques que les consommateurs exclusifs de cigarettes de tabac.

Les vapofumeurs exposés à de nombreuses substances toxiques

Si de nombreuses personnes réussissent à se sevrer du tabac grâce à la vape, certaines ont tendance à continuer de fumer durant les premiers mois d’adoption de leur nouvelle vapoteuse. Ces dernières, baptisées « vapofumeurs ou vapofumeuses », utilisent alors leur vaporette par intermittence, tout en continuant de consommer des cigarettes de tabac de temps à autre, voire tous les jours. 

Bien que ce comportement soit le plus souvent déconseillé, il reste cependant adopté par une petite partie des nouveaux vapoteurs. Toutefois, une récente étude [1] parue dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) semble confirmer sa dangerosité. En effet, selon les résultats observés par les chercheurs, les vapofumeurs s’exposeraient à plus de substances toxiques que les personnes ne consommant que du tabac.

Les participants

L’étude s’est intéressée aux concentrations de substances toxiques retrouvées dans l’urine de 5 105 participants. Ont été calculées par les chercheurs, « les concentrations moyennes géométriques de 50 biomarqueurs individuels de cinq grandes catégories de constituants des produits du tabac », comprenant « nicotine, nitrosamines spécifiques du tabac (TSNA), métaux, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et composés organiques volatils (COV) ». 

Concernant les participants, « la plupart » étaient âgés de de 35 à 54 ans. 93 % des vapoteurs ayant participé à l’étude étaient d’anciens fumeurs qui avaient une consommation moyenne de 19 cigarettes par jour avant de se sevrer du tabac. Les vapofumeurs étaient quant à eux 20 % à utiliser une vapoteuse tous les jours, et 80 % à ne l’utiliser que « certains jours », tout en continuant de fumer. Enfin, les vapofumeurs et consommateurs exclusifs de tabac avaient une consommation moyenne de cigarettes de tabac similaire, de l’ordre de 15 bâtonnets chaque jour. 

Résultats

Pour leur étude, les scientifiques ont comparé les concentrations moyennes des substances nocives présentes dans l’urine de tous les participants, puis les ont décomposées en 3 groupes : 

  • Les non-fumeurs/non-vapoteurs par rapport aux vapoteurs
  • Les vapoteurs par rapport aux fumeurs
  • Les vapoteurs par rapport aux vapofumeurs

Selon les résultats, « tous les vapofumeurs présentaient des concentrations significativement plus élevées de la plupart des biomarqueurs, y compris la plupart des principaux métabolites de la nicotine, 3 TSNA (dont NNAL), 2 métaux, 5 HAP (dont le biomarqueur du pyrène) et 13 COV (dont les biomarqueurs d’acroléine et d’acrylonitrile) » que les membres des autres groupes.

Les chercheurs ajoutent :

« Les fumeurs qui fumaient uniquement la cigarette présentaient des concentrations de biomarqueurs qui étaient inférieures d’environ 36 % à celles des vapofumeurs ».

Les vapoteurs exclusifs seraient quant à eux exposés de manière « beaucoup plus faible » à « tous les principaux métabolites de la nicotine, à deux alcaloïdes mineurs du tabac, à tous les TSNA, à un métal (cadmium), et à tous les HAP et 17 COV » que les fumeurs. 


[1] Goniewicz ML, Smith DM, Edwards KC, et al. Comparison of Nicotine and Toxicant Exposure in Users of Electronic Cigarettes and Combustible Cigarettes. JAMA Netw Open. 2018;1(8):e185937. doi:10.1001/jamanetworkopen.2018.5937


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