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Encore une étude sur la composition de la vapeur des cigarettes électroniques

Une récente étude Allemande confirme encore que les cigarettes électroniques sont moins dangereuses que les cigarettes traditionelles. Sauf que l’étude montre qu’il n’y a pas non plus que de l’eau dans la vapeur.

Ce qui suit n’apporte pas vraiment quelque chose de nouveau mais j’ai pensé que ça méritait quand même une petite news, dans la mesure où un gars bien informé pense que la glycérine végétale serait mieux que le propylène glycol pour la composition des e-liquides.

Vous m’excuserez par avance pour le manque d’exactitude scientifique, je vois déjà Randall d’unairneuf.org s’armé d’un commentaire bien aiguisé mais n’étant pas professionnel et n’ayant de toute manière pas eu accès au véritable document, j’ai repris et traduit autant que faire se peut  les propos d’un professeur de Boston à propose de l’étude ainsi que d’une récente parution de presse trouvée sur internet. En voici la substance :

Les cigarettes électroniques sont moins dangereuses que les cigarettes normales

Etude cigarette électronique - IndoorAir (juillet 2012)

Etude publiée dans le magazine IndoorAir (juillet 2012)

Publiés le 2 juillet 2012 sur IndoorAir, les résultats d’une étude comparative sur les composés organiques volatils émis par les cigarettes électroniques, par opposition aux cigarettes traditionnelles, confirment que les e-cigarettes réduisent l’exposition du fumeur à certains produits chimiques reconnus dangereux pour la santé.

Des chercheurs allemands (T. Schripp, D. Markewitz, E. Uhde, T. Salthammer) ont pris des sujets qui ont eu pour rôle soit de fumer des cigarettes traditionnelles soit de vapoter une cigarette électronique dans une chambre d’essai de 8 m3. La concentration d’un certain nombre de composés organiques volatils ont été alors mesurés par chromatographie gazeuse et spectrométrie de masse.

Les conclusions simplifiées de l’étude (dont les résultats sont payants) ont été publiées sur le blog d’un professeur au Département de sciences de la santé à l’Université de Boston, le Dr Siegel Michael.

Soyons réalistes, ce n’est pas non plus que de la vapeur d’eau

Selon Siegel, tandis que 20 composés organiques volatils ont été trouvés dans la fumée des cigarettes, seulement six de ces composés ont été détectés dans la vapeur des cigarettes électroniques. Les concentrations de ces composés dans la vapeur ont été également fortement réduits – allant de 2,5% (pour l’acétaldéhyde) à 39,1% (pour l’acétone) de la concentration dans la fumée du tabac.

Les seuls composés trouvés dans la vapeur des cigarettes électroniques ont été de faibles traces de nicotine et d’arômes, des niveaux modérés de glycérine végétale et des niveaux élevés de propylène glycol, qui reste l’ingrédient principal des e-liquides des cigarettes électroniques.

Le Dr Siegel écrit dans son blog : “Cette étude confirme que la consommation de cigarettes électroniques réduit considérablement l’exposition du fumeur à un large éventail de produits chimiques contenus dans la fumée du tabac». «Les produits chimiques pour lesquels le vapoteur est à priori toujours exposé restent à des niveaux bien en deçà de ceux des cigarettes traditionnelles.”

Vers des e-liquides uniquement à la Glycérine Végétale ?

Toujours selon Siegel, le composé chimique préoccupant dans la vapeur des cigarettes électroniques est le formaldéhyde (cancérogène certain selon Wikipédia) – mais dont la présence était encore cinq à dix fois plus faible que celle trouvée dans la fumée de cigarette de tabac. Siegel croit à l’hypothèse que le formaldéhyde pourrait être le résultat de l’échauffement du propylène glycol.

Mon sentiment est que dans le long terme, les cigarettes électroniques qui utilisent de la glycérine végétale comme excipient pourraient devenir la norme», a déclaré M. Siegel.

«L’utilisation de la glycérine végétale pourrait probablement éviter la production de la plupart des composés organiques volatils détectés dans cette étude, et permettrait également d’alléger les préoccupations au sujet de l’irritation éventuelle des voies respiratoires.

Dans l’ensemble, cette étude constitue plutôt une bonne nouvelle pour les vapoteurs, et bien sûr pour les fabricants de cigarettes électroniques. D’autres études ayant également confirmé que le nombre d’agents cancérigènes est fortement réduit dans les cigarettes électroniques.

Il s’avère donc que les e-cigarettes réduisent considérablement l’exposition des utilisateurs à des composants organiques volatils reconnus comme dangereux, et sont susceptibles par conséquent de réduire le risque de maladies pulmonaires.

Morceaux choisis sur le blog du Dr Siegel Michael :

Cette étude confirme que la consommation de cigarettes électroniques réduit considérablement l’exposition de l’utilisateur à un large éventail de produits chimiques contenus dans la fumée de tabac.

Les cigarettes électroniques sont très prometteuses en tant que dispositif de cessation du tabagisme en réduisant considérablement les risques de santé pour les fumeurs et dans le même temps, contribue à protéger les non-fumeurs en éliminant les risques de tabagisme passif“.

Sur la base des conclusions de cette étude, il y a tout lieu de croire que les cigarettes électroniques sont beaucoup plus sûres que les cigarettes traditionnelles et que, si les fumeurs peuvent arrêter de fumer grâce à l’utilisation de ces produits, ils amélioreront considérablement leur état de santé.

Conclusion

Quand j’ai lu le résumé de Siegel je n’ai pas pu m’empêcher de penser que la cigarette électronique n’était pas non plus complètement anodine, dire qu’elle est complètement inoffensive serait pour moi vraiment trop s’avancer. Mais replacée dans son contexte d’aide (officieuse) à l’arrêt du tabac c’est une autre histoire bien sûr. Sauf que le problème, tel que je le vis personnellement c’est qu’il est facile de passer de la cigarette normale à la cigarette électronique, mais qu’il est difficile ensuite d’arrêter la cigarette électronique. Je me retrouve par exemple pas mal dans le témoignage de Tciel à ce sujet.

Les doses de nicotine dans la cigarette électronique sont rassasiantes (voir très élevées si on ne fait pas attention), les goûts des e-liquides deviennent carrément démentiels, le matériel de plus en plus sophistiqué, les communautés de plus en plus importantes … la cigarette électronique peut devenir très vite un centre d’intérêt majeur dans la vie du fumeur reconverti. Dans mon cas ce site est un parfait exemple, je l’ai commencé comme un vulgaire journal de bord il y a plus d’un an, et c’est maintenant en train de devenir une petite usine à gaz. Pour moi la cigarette électronique est addictive, mais je me sens mieux depuis que j’ai arrêté de fumer des cigarettes.

Le mot de la fin, parce qu’aujourd’hui je le sens bien quand même

Pour le mot de la fin je dirais cyniquement : si vous êtes un gros fumeur et que les moyens traditionnels pour vous arrêter ne vous ont pas réussis, VAPOTEZ car c’est redoutablement efficace. Après pour la question dangereux ou pas, comme le montre cette étude, on est presque à 100% certain que c’est beaucoup moins dangereux. A quel niveau exactement, mystère et boule de gomme.

De toute manière si vous continuez à fumer vos 20 clopes par jour vous allez crever, moi j’ai vite fait mon choix. J’ai d’ailleurs souvent tendance à dire à mes amis qui regardent mon ecigarette avec de grands yeux, que je préfère boire du Coca Cola toute la journée que du Sans Plomb 95. Qu’ils continuent à fumer leur Malback, je préfère mon Ego Stardust et mes Halo.

Mais si vous voulez passer à l’ecigarette, vapotez avec modération et responsabilité, et puis surtout tenez vous informé, la cigarette électronique devient de plus en plus populaire, le nombre d’études est en hausse, les réglementations se précisent, je pense que l’on ne va pas tarder à avoir des avis tranchés sur le niveau de dangerosité des e-cigarettes.

Références

Lien vers les résultats de l’étude : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1600-0668.2012.00792.x/abstract;jsessionid=33855B65D8E691F5D7D3BE1E9818DFC3.d02t04

Schripp T, Markewitz D, Uhde E, Salthammer T. Does e-cigarette consumption cause passive vaping? Indoor Air2012. DOI: 10.1111/j.1600-0668.2012.00792.x.

Le blog du Dr Siegel Michael : http://tobaccoanalysis.blogspot.fr/

Review Author:Review Date:
  • Franchement, la lecture de la publication m’interpelle un peu. Comme d’habitude la conclusion est clairement plus négative à l’encontre de la cigarette électronique que les résultats le montrent : c’est courant chez les scientifiques, qui doivent montrer patte blanche à leurs financeurs, et à ceux de la publication sinon c’est la censure assurée. Ces financeurs sont souvent des fournisseurs de “solutions” pour traiter le problème mis en évidence…

    Il faut donc tout analyser en détail, ce qui demande un peu de temps et de compétence : en attendant félicitations pour avoir mentionné l’analyse de Siegel.

    Je le trouve un peu partial aussi concernant sa préférence pour la glycérine : suivant le mode de chauffage du liquide, elle pourrait fabriquer des produits plus nocifs (acroléine notamment) que le PG. A voir donc !

    Siegel est positif sur les résultats, qui montrent que la vapeur fabriquée par la e-cig contient moins de produits nocifs que la cigarette de tabac, et en moins grande concentration : encore fallait-il en avoir la comparaison. C’est fait, c’est bien. Cela justifie de préférer la ecig au tabac, c’est son souci, on le respecte.

    Le but de l’expérimentation visait aussi et surtout à évaluer la vapeur produite après inhalation et expiration, pour apprécier un éventuel risque de ‘vapotage passif’. La première remarque à faire est que la cigarette électronique ne fabrique de la vapeur que quand le vapoteur s’en sert : pas de ‘courant secondaire’ comme avec ces cigarettes qui brulent toutes seules, et d’une fumée encore plus nocive est-il dit. Donc très peu de vapeur est produite, mettons à tout casser durant trois secondes par minute (standards retenus dans l’expérimentation) : un vingtième du temps de combustion de la cigarette de tabac. La ecig fabrique au pire 5% du volume de gaz (aérosol) de ce qu’une cigarette de tabac est susceptible de générer.

    Ensuite seulement intervient la composition de cet aérosol une fois passé dans les poumons. Et c’est là que ça se complique, cela dépend de la façon de vapoter, du matériel, du e-liquide, etc. Et des poumons du vapoteur !!! Car il semble que le passage dans les poumons modifie ce qui est expiré, ce que l’on peut comprendre, mais introduit pas mal de variété dans les résultats. Bref, il faudra encore faire des études, ce qui veut dire que celle-ci n’est pas tout à fait concluante.

    En voici la conclusion : “Overall, the e-cigarette is a new source of volatile organic compounds (VOC)
    and ultrafine/fine particles in the indoor environment. Therefore, the question
    of passive vaping can be answered in the affirmative. However, with regard to a
    health-related evaluation of e-cigarette consumption, the impact of vapor
    inhalation into the human lung should be of primary concern.”

    Bref, c’est le vapoteur qui prend le plus de risque ! Voila qui est un peu rassurant !

    Et son risque majeur n’est peut-être pas d’aspirer des produits toxiques (le PG inspiré semble sans risque sur l’animal, cf. http://www.unairneuf.org/2011/08/propylene-glycol-cigarette-electronique-vapoter.html). Il est pourrait être lié en cas d’usage durable et intensif à la “fatigue” des poumons face à l’agression répétée d’un produit captant la vapeur d’eau comprise dans les bronches, surtout si l’on réside dans un pays naturellement sec. Comme quoi un printemps et un été pourris, cela peut présenter un avantage 😉

    La suite de l’analyse j’espère bientôt sur UnAirNeuf.org.

    • Merci Randall pour ces éclaircissements, je trouve toujours ta lecture entre les lignes très utile. A bientôt.

  • Neuvy Norbert

    Merci pour ces sujets édifiants ! Bonne continuation pour votre blog très bien fourni et plein de conseils …

  • Julien

    Merci, c’est intéressant!

  • Etienne GUENAT

    Bonjour,

    Deux petites questions subsidiaires, au lieu de s’attarder sur la dangerosité de l’e-cigarette.
    Moi je me regarde droit dans la glace quand je vois d’une part que je passe de 24 cigarettes à 4 et que j’enlève tous les agents de combustion du tabac et notamment le monoxyde de carbone, je préserve ma vie. Ensuite, si dans le temps ça se confirme que je passe exclusivement à l’e-cigarette, c’est madame qui ne fume pas qui va être contente de partir à l’ile “Morris” (pour le jeu de mot)…

    Enfin, mes 2 questions que je souhaite vous poser :

    – Le sucre que l’on trouve dans les e-liquide vient d’où ?
    Quelle en est la teneur. Puisque à côté de la cigarette, je n’aime pas le dentiste et ce dernier m’a indiqué que les boulangers pâtissiers qui nous prépare de beaux petits gâteaux dans leur laboratoire, sont exposés en permanence à des vapeurs de sucres, leur posant d’énorme problème dentaire. Et je suis dentisto-phobe.

    – Deuxième question qui va de paire : Comment peut on alléger le sucre de nos e-liquide préféré pour pouvoir les fumer all the day en conservant l’arôme avec moins de sucre ? Comme la fabrication de nos propres e-liquide arrive de plus en plus en France, je me disais que si on diluait le e-liquide avec un de ses propres composants, on pourrait les rendre moins sucrés, mais lequel ?

    Comme votre sucre dans le cafe :
    Le matin trois petit cube dans un bol
    Au travail à 2 petit cube
    Et le soir des fois 1 cube.

    J’ai abandonné déjà certain e-liquid parce qu’ils étaient trop agressif sur le sucre. Et je pense que c’est pour tous l’une des addictions à l’e-cigarette.

    A Bientôt
    Etienne

    • Bonjour Etienne, vous soulevez une question très intéressante. Je n’ai personnellement jamais ressenti d’incidence sur ma santé dentaire à cause d’un e-liquide trop sucré (et pourtant j’y suis très sensible). J’ai plutôt le sentiment que le goût sucré vient d’un élément de synthèse (édulcorant artificiel ou autre) et non d’une réelle teneur en glucose, mais je me trompe peut être. Je serais très curieux de connaitre la réponse à cette question. Même si l’on ressent tous le goût sucré de certains e-liquides, avez-vous une preuve de cette réelle teneur en sucre ?