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A 50 ans, j’apprends que j’ai une BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive)

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Une ancienne fumeuse de 59 ans, qui répond au pseudo de NuméroZéro, nous raconte son passé tabagique et les conséquences sur sa santé. Après de multiples tentatives d’arrêt elle découvre la cigarette électronique mais sans vraiment y croire …

Âge : 59
Années de tabagisme : Plus de 40 années
Situation aujourd’hui avec le tabac: J’ai complètement arrêté de fumer et je continue à utiliser la cigarette électronique
Matériel utilisé : Ego, Subox Mini, iStick 10w. Protank 2 et 3, Mini Protank, Evod, Subtank Mini et Nano
Avis globalement : Positif

“C’était il y a bientôt 3 ans.”

profilpicJ’ai fumé ma première cigarette à l’âge de 15 ans. Dès lors, il ne s’est pratiquement jamais passé une journée sans que je ne fume.

A 18 ans j’étais à un paquet/jour, à 30 ans 2 paquets/jour. Au début des brunes casquées sans filtre, puis des blondes à 2 bosses toujours sans filtre, puis des tubées ou roulées pour essayer de préserver mon budget.

Inutile de dire que j’ai testé absolument TOUTES les méthodes pour arrêter de fumer : “volonté”, comprimés “nicoprive”, cigarettes sans tabac vendues en pharmacie (désormais introuvables), acupuncture, auriculothérapie, hypnose, patchs, gommes, Champix, j’en oublie sûrement… sans succès.

A 40 ans, cancer du sein : menace sérieuse, mais je fume encore plus (pour calmer l’angoisse)

A 50 ans, j’apprends que j’ai une BPCO (broncho pneumopathie chronique obstructive : en clair, les bronches se bouchent) et de l’emphysème : même “non”-réaction.

Encore 5 ans plus tard, mes artères sont rétrécies par des dépôts (du en grande partie au tabac), on m’ausculte les coronaires, on me pose un stent sur une fémorale. Tout ça est assez désagréable, je sais que je devrais arrêter de fumer, mais je ne m’en pense pas capable.

J’avais déjà testé les premières cigarettes électroniques (“cigalike”) qu’on trouvait en bureau de tabac : totalement insipides et sans intérêt.

A cause de mon état de santé, j’ai bien voulu investir dans une “vraie” cigarette électronique, un peu plus sérieuse. Toujours sans y croire, en espérant tout juste qu’elle m’aiderait peut-être à réduire un peu ma consommation de tabac. C’était un modèle aujourd’hui quasiment disparu : réservoir de 2 ml, batterie de 350 mAh, je passais mon temps à recharger tout ça.

Malgré ces inconvénients, au bout d’une dizaine de jours, j’ai arrêté de fumer. Presque sans le faire exprès. C’était il y a bientôt 3 ans.

Très vite, bien sûr, j’ai ré-investi dans d’autres modèles plus satisfaisants, pour éviter la rechute. J’ai aussi évité la pire erreur, à mon avis, qui consiste à vouloir réduire trop vite le taux de nicotine. Je suis encore à 12mg/ml, et je ré-augmenterai s’il le faut.
Aujourd’hui, je n’ai retrouvé ni l’odorat ni le goût (je crois n’en avoir jamais eu) et j’ai toujours du mal à monter des escaliers sans souffler : 42 ans de tabagisme, ça laisse des séquelles irréversibles.

MAIS :

Ma BPCO a cessé d’évoluer, mes artères ne semblent pas se reboucher, je ne tousse ni ne crache plus, j’ai évité 3 hivers de suite le classique arrêt-maladie pour angine ou bronchite, mon haleine ne dérange plus mes interlocuteurs (on me l’a dit, et pas forcément des proches), mes vêtements, ma voiture et mon appartement ne puent plus le tabac froid, mon chat vient sur mes genoux sans vérifier que je n’ai pas une tueuse au bout des doigts, je n’ai plus besoin de sortir pour tirer une taffe entre deux prestations professionnelles, je ne dépense presque plus rien en fumée (en vapeur, plus exactement).

Je suppose que le cancer du fumeur peut toujours me rattraper, mais je n’y pense plus, ce qui participe aussi à une meilleure qualité de vie.

Interdire, brider, taxer la cigarette électronique, ce serait un crime contre l’humanité.
Encadrer, veiller à la qualité du matériel et des liquides, c’est indispensable (la FIVAPE le fait déjà) : le consommateur a besoin de connaître, par exemple, la composition de ses liquides. Il n’a par contre pas besoin qu’on décide du taux de nicotine qui lui convient.

400.000 français ont arrêté de fumer grâce à l’e-cigarette, parce qu’ils y ont trouvé un plaisir égal ou supérieur à celui du tabac : c’est la composante majeure qu’il ne faudrait jamais oublier.


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Avertissement : les témoignages présentés ici sont ceux rapportés par leurs auteurs. Ils n’expriment pas l’opinion de la rédaction.

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