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Une féministe britannique défend la cigarette électronique

Janice Atkinson, féministe membre du parti anti-européen au Royaume-Uni.

Janice Atkinson, une féministe membre du parti anti-européen au Royaume-Uni.

Janice Atkinson est la directrice du site womenon.org et membre du parti anti-européen UKIP (United Kingdom Independence Party), un parti qui, selon Le Monde [1] prend de plus en plus d’ampleur au Royaume-Uni. Il s’agit en gros d’une droite traditionnelle contre l’Europe.

Le sort de la cigarette électronique étant aujourd’hui dans les mains des membres de la commission ENVI, ces opposants à l’UE s’attaquent volontiers au projet de la révision de la Directive sur le tabac qui prévoit d’étouffer le produit dans le rang pharmaceutique.

Voici l’article de Janice Atkinson publié le 7 mars 2013 sur le Huffington Post [2] :


Début de l’article de Janice Atkinson. Traduit de l’anglais.

L’alternative plus sûre aux cigarettes sera interdite par l’UE

Je suis la plus fervente des anti-fumeurs et tout ce qui peut inciter les gens à arrêter de fumer ces satanés bâtonnets sources de cancer me convient parfaitement. Je n’ai jamais touché de cigarette donc je ne suis pas une ancienne fumeuse reconvertie en moraliste. Pourtant, je trouve que l’UE s’ingère à nouveau en essayant de réglementer les e-cigarettes.

Les e-cigarettes ou cigarettes électroniques sont conçues comme une alternative plus sûre aux cigarettes traditionnelles. De nombreux fumeurs ont trouvé ce produit acceptable étant donné qu’il délivre la même dose de nicotine qu’une cigarette traditionnelle sans contenir de tabac, de fumée, de goudron ou les 4.000 substances toxiques que l’on trouve dans la fumée de tabac.

Cette imitation apparemment réussie des cigarettes est sous la menace d’une nouvelle législation européenne et plus spécifiquement, le Chapitre V, Article 18, de la Directive européenne sur les produits du tabac et les cigarettes électroniques. En effet, cette directive stipule que « Les produits contenant de la nicotine dont le niveau de nicotine excède 2 mg par unité ou, dont la concentration en nicotine excède 4 mg par ml ou, dont l’usage prévu entraîne une concentration plasmatique maximale moyenne supérieure à 4 ng de nicotine par ml, ne peuvent être mis sur le marché que s’ils ont été autorisés comme médicaments. »

Cette directive est résumée par Godfrey Bloom, membre de l’UKIP (Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni) qui votera contre au mois de septembre :

« Cette nouvelle législation écrite à Bruxelles est tellement contre-productive et illogique que d’aucuns doivent se demander qui est réellement derrière cette directive ? ».

« En fait, j’irai même plus loin en ajoutant que vous devriez être extrêmement naïf pour ne pas comprendre leur petit jeu. Je sais que les technocrates européens se plaisent à nous dire comment mener notre vie mais ce cas-ci est plus pernicieux, il s’agit d’argent et d’argent seulement. »

En demandant que les e-cigarettes soient autorisées comme médicaments, cela signifie que le marché sera littéralement pris d’assaut par l’industrie pharmaceutique, empêchant ainsi les plus petites entreprises qui vendent se produit de s’aligner sur la concurrence en raison du manque de ressources ou d’argent.

« Réfléchissez. Ces e-cigarettes sont en compétition directe avec les patchs à la nicotine ou même les antidépresseurs. Elles représentent une sérieuse menace pour leurs affaires, vous ne croyez pas ? ».

Godfrey Bloom marque un point. Il existe 10.000 lobbyistes qui rôdent dans les couloirs de l’UE, chacun défendant les intérêts de son entreprise. Ils sont là pour mettre des bâtons dans les roues des plus petites sociétés qui font des affaires avec ces produits, ces capitalistes qui font de l’argent et emploient la majorité des gens. Ils l’ont fait avec les vitamines et les compléments alimentaires.
Pourtant, le Collège royal des médecins se range du côté des e-cigarettes et du lobby pro-choix et souligne que « la nicotine en elle-même n’est pas un médicament particulièrement dangereux… mais qui a les mêmes effets que la caféine. »

Si tous les fumeurs au Royaume-Uni arrêtaient de fumer des cigarettes et se mettaient aux e-cigarettes, nous sauverions la vie de cinq millions de personnes. C’est un prix éventuel énorme dans le domaine de la santé publique.

Oui, et lorsque je marche dans la rue, entre dans un immeuble, dans une gare ou dans un bar, mes poumons risqueront peut être moins d’être agressés par les fumeurs qui se rassemblent pour prendre leur dose de nicotine.

De manière intéressante, des démarches pour réglementer cette industrie ont été introduites par les Pays-Bas et l’Allemagne mais ont été annulées devant les tribunaux.

Donc, vers qui se tournent les intérêts des sociétés ? Vers l’UE bien entendu. Je crois qu’il s’agit plus d’un problème d’étiquetage. Si nous étiquetons nos aliments, vitamines & compléments alimentaires, les e-cigarettes et tout ce que les consommateurs achètent, alors nous choisirons en connaissance de cause. Mais ce n’est pas ce que les sociétés veulent et étant donné que l’UE est dirigée par les intérêts des lobbyistes et ceux qu’ils représentent, ils parviendront à leurs fins.

De plus, ces dirigeants européens et eurodéputés qui croient fermement qu’ils en savent plus que ceux qui les ont élus, l’Etat nounou finira par triompher avec une « fat-tax », un prix minimum sur l’alcool et probablement une taxe sur les e-cigarettes, conçus par les classes moyennes dirigeantes, et entraînant des prix à la consommation plus élevés qui toucheront le plus durement les classes ouvrières les plus défavorisées.


Fin de l’article de Janice Atkinson

L’ecig devient un sujet politique

Même si l’article est séduisant pour un vapoteur, la cigarette électronique est clairement en train de se faire politiquement racheter, il fallait s’y attendre. Le sujet devenant très populaire, il devient un moyen de faire passer ses idées en surfant sur une tendance. Du côté français les choses semblent aller plus lentement, à ma connaissance, en dehors de l’eGo Stardust de Marine Lepen, aucun politique français ne s’est véritablement exprimé pour défendre la cigarette électronique, mais j’imagine que ça ne saurait tarder.

En tous cas si vous êtes vapoteur ou si vous soutenez l’accessibilité des méthodes de réduction des risques pour le fumeur, il existe des moyens de s’exprimer individuellement et indépendamment de tout parti politique.

Agir pour maintenir notre liberté de vapoter

Différentes actions peuvent être facilement entreprises pour faire entendre votre voix :


Références

[1] “Au Royaume-Uni, le parti antieuropéen UKIP confirme sa percée”, Le Monde, 4 mars 2013 – http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/03/04/au-royaume-uni-le-parti-antieuropeen-ukip-confirme-sa-percee_1842315_3214.html [2] “Safer Alternative to Cigarettes to Be Banned by EU”, The Huffington Post, 7 mars 2013 – http://www.huffingtonpost.co.uk/janice-atkinson/safer-alternative-to-cigarettes-banned-by-eu_b_2827043.html
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