Vous êtes ici : Vaping Post » Test cigarette électronique » Box & Mods » Test : Kit Siegfried – Vapefly

Test : Kit Siegfried – Vapefly

  • Par , le 16/04/2021 à 7h59
    Annonce
  • Vaporesso
  • Point de vape
  • Geekvape

Avec le kit Siegfried, Vapefly délivre un kit composé d’un mod tubulaire chapeauté d’un RTA de bonne dimension. L’ensemble est particulièrement bien fini et délivre une excellente vapeur directe. Bref, une belle surprise qui va probablement ravir plus d’un vapoteur. 

Un kit murement réfléchi

Le Siegfried est bien plus qu’un simple kit. Désigné conjointement avec l’équipe allemande German 103 qui signe ici sa cinquième collaboration avec Vapefly, dont le développement a nécessité pas moins d’un an. Si le design du Siegfried correspond aux critères du marché allemand, qui depuis toujours à une certaine attirance pour le matériel imposant, particulièrement en ce qui concerne les atomiseurs, il demeure cependant très accessible et polyvalent.

Caractéristiques techniques

Dimensions25,2 × 163 mm
Poids180 g
Format d'accus18650 / 20700 / 21700
Chargecharge externe
Puissance maximale150
Diamètre max. de l'atomiseur25
Modes disponiblesBypass

Le coffret comprend :

  • Mod
  • Pièces de rechange
  • Mode d'emploi
  • Goodies

La Deutsche Qualität made in Shenzhen

À première vue, le coffret donne le ton. Le format rectangulaire de la boite est atypique, le logo Siegfried Kit écrit en caractères gothiques encadré d’ailes de dragon, font que l’on entre directement dans une légende. Sigurd-Siegfried est un héros légendaire de la mythologie nordique : un prince guerrier d’une puissance supérieure, responsable de nombreux exploits comme le meurtre d’un dragon.

Cette légende est rappelée sur l’ensemble du kit, qui est à la foi épuré et parsemé de détails finement travaillés. Son design tubulaire, un brin vintage, est un format que l’on adore ou que l’on déteste. C’est d’autant plus vrai lorsque le tube est associé à un atomiseur qui fait la moitié de la hauteur du mod.

Les gravures sont réalisées en CNC, machine-outil dotée d’une commande numérique contrôlé par un ordinateur. Le résultat est de toute beauté avec des gravures profondes et précises, ce qui place le Siegfried à la limite du haut de gamme.

Un dragon, qui pour les puristes est en fait plus proche d’un amphiptère, est représenté sur la majorité du tube. Le bouton de déclenchement est en saillie de 2 mm. Sa hauteur est idéale pour être actionné avec le pouce, sachant qu’en principe le tube repose naturellement sur l’auriculaire lors de son utilisation.

Le bouchon du logement de l’accu possède un relief en pointes de diamant, facilitant ainsi son retrait. On retrouve ce même relief à la base de l’atomiseur. Ce bouchon comporte 4 trous de dégazage ainsi que les mentions obligatoires. Là encore, même si ce n’est qu’un détail superflu, on est surpris de la précision des inscriptions.

L’atomiseur possède la même qualité et représente une tour avec ses créneaux. Les gravures du logo, encadrées par les deux épées de Sigurd, sont magnifiques. Le haut de l’atomiseur possède des reliefs aidant à le retirer pour le remplissage. Le drip tip au format 810 est également démontable ce qui n’est pas commun, pour changer la bague si cette dernière ne vous convenait pas.

Le réservoir est essentiellement aveugle, excepté en bas de cuve où l’on trouve un anneau en Pyrex, telle une meurtrière, laissant voir le niveau de liquide. Le fait de n’avoir que cette partie du kit qui est différente du reste, renforce l’impression homogène de l’ensemble qui est une réussite esthétique.

Le kit est revêtu d’un très bonne peinture qui semble bien résister aux aléas de la vie. L’ensemble est de qualité, nous sommes pratiquement sur du haut de gamme. Seuls les filetages du bouchon d’accu et du plateau de l’atomiseur manquent un peu de fluidité, rien de bien grave, on frôle le sans-faute.

Un tube simple et efficace

Le Siegfried est d’un diamètre de 25 mm démuni d’écran. Il n’est possible de vaper qu’avec un seul mode : le mode bypass. Pour rappel, ce mode délivre une vape dont la puissance dépend du niveau de charge de l’accu, exactement comme un mod mécanique, mais en offrant un minimum de protection. Le Siegfried embarque donc une partie électronique qui ne sert ici que pour les protections ainsi que pour adapter la puissance vis-à-vis de la résistance.

Possédant un chipset, on peut néanmoins se demander pourquoi ne pas avoir intégré une régulation. Avoir une puissance constante tout au long de la décharge de l’accu est une qualité qui fait ici défaut. Personne n’aime avoir de variation de puissance, c’est le seul reproche que l’on peut faire à un mod mécanique, c’est quand même dommage de ne pas l’avoir implanté. C’est d’autant plus regrettable que la puissance est pour sa part définie par la valeur de la résistance, fonctionnalité qui est appréciable.

Le bouton de déclenchement est idéalement placé et se montre aussi agréable à l’utilisation que silencieux. Sa course est courte, souple et peu audible, son utilisation est très agréable. Il faut cependant bien penser à l’éteindre pour le transport, le déclenchement étant sensible. Une LED, placée juste au-dessus du bouton de déclenchement, indique le niveau de charge ou un éventuel défaut. Elle est discrète et pour la bonne nouvelle, c’est l’une des rares visibles en extérieur.

Le Siegfried n’est pas sectaire et accepte les 3 principaux formats d’accu : 18650, 20700 et 21700. Un adaptateur pour le format 18650 est fourni. Le bouchon d’accu possède, comme nous le disions plus avant, un relief qui offre un excellent grip pour aider à son dévissage. Quatre trous d’évent permettent de laisser les gaz s’échapper en cas de problème. À l’intérieur du bouchon une gravure indique la polarité. Le filetage aurait surement gagné à être un peu plus court, 5 tours seront nécessaires pour le retirer, ce qui reste cependant de l’ordre du détail.

La connectique est bien entendu du même acabit. Le pin positif monté sur ressort, le filetage est ici parfaitement fluide. On note, par ailleurs, que le soucis du détail se décline également dans les nombreux accessoires contenu dans le coffret, avec notamment une pochette de joints ultra fins en POM à placer entre le tube et l’atomiseur pour éviter le transfert de chaleur et accessoirement, pour ne pas rayer les deux éléments lors du montage. Vapefly à décidément pensé au moindre détail.

Un atomiseur à la hauteur

Ses caractéristiques imposent le respect : 25 mm de large bien sur, mais aussi 63 mm de hauteur avec le drip hors connectique et 7 ml de contenance. Nous avons là un beau bébé.

Le réglage d’arrivée d’air est situé en bas et se règle par une bague rotative avec butée. La bague est finement calibrée pour une rotation souple sans qu’elle ne se dérègle par inadvertance. la découpe de la bague est en forme de L et laisse apparaitre 8 trous de 1,5 mm de diamètre. Il est possible de régler l’arrivée entre 2 et 8 trous.

Le flux délivré se montre précis et permet un tirage entre aérien avec une légère restriction et très aérien, sans pour autant donner l’impression d’être complètement libre.

Le remplissage s’effectue en retirant le haut de l’atomiseur par dévissage d’un quart de tour. Une membrane souple recouvre les orifices de remplissage, évitant ainsi que le liquide ne s’échappe tout en laissant passer l’air pendant le remplissage.

Le plateau ne manque pas de place et sa conception simple facilite le montage. On peut y installer aussi bien une résistance en mesh qu’un coil traditionnel. Quatre résistances en mesh sont fournies :
– 2 en Kanthal A1 d’une valeur de 0,2 ohm
– 2 en Ni80 d’une valeur également de 0,2 ohm.

La différence entre ces deux types de résistance est la taille de la maille plus large sur la version Ni80. La résistance en Kanthal est à privilégiée si l’on souhaite avoir plus de vapeur, celle en Ni80 étant plus orientée saveurs. Cependant, la différence entre les deux n’est pas énorme, toutes les deux se montrent parfaitement à la hauteur avec d’excellentes saveurs.

Le montage de ce type de résistance est très simple d’autant que tout est fourni. Un gabarit en inox permet d’enrouler la résistance pour la former, il suffit ensuite de dévisser les deux pinces latérales du plateau pour la mettre en place et de resserrer. Le mesh ayant besoin d’être totalement en contact avec le coton pour éviter les point chauds, la quantité de coton ainsi que sa densité est importante.

Là encore, Vapefly fourni 2 lacets de coton Firebolt M et nous vous conseillons leur utilisation. Le lacet permet d’enfiler le coton beaucoup plus facilement. En l’insérant, on observe qu’il en faut une bonne quantité. Par ailleurs, un coton classique a du mal à absorber le liquide du fait qu’il est très compressé, le Fireblot possède une excellente capillarité, même compressé, et ne présente pas de gout parasite.

Si les résistances en mesh ne sont pas les favorites, il est également possible de monter une résistance conventionnelle. Toujours dans le coffret, on trouve un Clapton en Ni80 de 0,35 ohm d’un diamètre interne de 3 mm. Pour ce type de montage, le coton doit passer par les deux canaux latéraux qui sont parfaitement dimensionné sans qu’ils ne le tassent.

Ce plateau permet donc deux type de montage, et ce, le plus simplement du monde sans aucune difficulté. Difficile de faire mieux.

Une vape douce et agréable

Le mesh possède cet avantage de ne pas agresser lorsque l’on monte en puissance. Avec ce type de résistance, la vape est douce, agréable, puissante avec une excellente alimentation du coton grâce à la courte distance que le liquide doit parcourir, le tout sans jamais avoir la moindre fuite ou trace de condensation.

En utilisant un montage avec un coil traditionnel, les sensations sont un peu plus accentuées mais tout aussi agréables. Hyper réactif, le chipset se montre parfait et répond à la moindre des sollicitations.

Dans les deux cas, la restitution de saveurs est excellente. La vapeur dépend de la valeur de la résistance bien entendu, mais le Siegfried est fait pour envoyer de la puissance. C’est à partir d’environ 60 W sur les 150 W dont il dispose, qu’il commence à s’exprimer et à donner le meilleur de lui même. Dans ces conditions, on apprécie la capacité de son réservoir de 7 ml.

En résumé

On aime

  • La qualité de fabrication soignée
  • L'excellence de la vape délivrée
  • La contenance du réservoir de 7 ml
  • Le plateau de montage simple et au fonctionnement sans faille
  • Le design, pensé dans les moindres détails
  • Le contenu riche en accessoires du coffret
  • Son fonctionnement avec différents types d'accus

On n’aime pas

  • Ne possède pas de régulation
  • Filetages de l'accu et de l'ato qui accrochent un peu

Conclusion

4,7 /5

Le Siegfried de Vapefly ne plaira peut être pas à tout le monde par son esthétisme, tout comme son utilisation qui n'est possible qu'en bypass. Mais quel bonheur de retrouver du matériel d'exception. Ce niveau d'excellence se retrouve dans le coffret lui même, original et valorisant, contenant absolument tout le nécessaire pour une utilisation immédiate (coils, coton, meshs, accessoires...). Le partenariat avec l'équipe de German 103 se révèle toujours aussi efficace, le Siegfried le prouve une fois de plus en étant une vraie réussite !

Le Siegfried Kit en images

Cet article a plus de 10 jours, les commentaires sont donc fermés. Merci de votre compréhension.