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Un politicien européen montre ce dont les gouvernements craignent réellement au sujet des e-cigarettes

Giancarlo Scottà (Italie) est un député européen membre de la commission ENVI.

Pour Giancarlo Scottà (Italie), député européen membre de la commission ENVI, il faut trouver des solutions sur combler le trou fiscal que la cigarette électronique est en train de creuser.

Voici un article de Kristin Noll-Marsh, vice-presidente de la CASAA (Consumer Advocates for Smoke-free Alternatives Association), l’association qui défend les droits des vapoteurs aux États-Unis.

Giancarlo Scottà, membre du Parlement européen, a récemment posé cette question à ses collègues européens :

« La consommation de cigarettes traditionnelles offre aux Etats membres des recettes confortables grâce aux taxes importantes auxquelles elles sont soumises.

D’après un récent rapport de l’ANSA (l’Agence de presse italienne) datant du 21 avril 2013, au cours des deux premiers mois de l’année uniquement, les caisses de l’Etat ont enregistré une perte de 132 millions d’euros, correspondant à une baisse des revenus provenant des taxes sur le tabac d’environ 7,6%. Bien entendu, cette baisse ne peut être complètement imputable à la hausse de l’utilisation des cigarettes électroniques mais elle y contribue certainement.

À la lumière de ce qui précède, le Conseil peut-il préciser quelles mesures seront prises pour aborder les différences en termes d’impôts qui se transforment en recettes fiscales suite à la prolifération des cigarettes électroniques qui semblent actuellement être exemptes de toute forme d’impôt ? ».

Les propos de M. Scottà montrent sans détour son inquiétude sur le fait que la hausse de l’utilisation des e-cigarettes aura un impact énorme sur les recettes fiscales et il fait clairement allusion à l’introduction de taxes sur les cigarettes électroniques comme solution. Il ne fait aucun doute que ces mêmes préoccupations ont également été exprimées à voix basse et derrière les portes closes du gouvernement américain à travers les Etats-Unis.

Le bien-être de la population ou la perte de recettes fiscales

La première réaction du citoyen moyen est de faire fi des « théories de conspiration » au sujet de la volonté affichée par nos grands dirigeants de faire passer les recettes fiscales avant la santé publique, mais les propos de M. Scottà sont une preuve évidente que l’opposition de nos gouvernements aux cigarettes électroniques, qui ne sera probablement qu’une question financière, n’est pas juste une théorie. Ce n’est certainement pas basé sur des preuves scientifiques concernant leur dangerosité ou sur toute autre justification concernant des taxes sur « les vices » appliquées aux cigarettes électroniques. Ce n’est peut-être pas une conspiration mais notre gouvernement devrait être davantage préoccupé par le bien-être de 45 millions de ses citoyens plutôt que de la perte de recettes fiscales.

Les dernières tentatives lancées par plusieurs Etats américains d’introduire des taxes sur les vices (différentes des taxes de vente appliquées à d’autres produits contenant de la nicotine) sur les liquides de cigarettes électroniques sont une nouvelle preuve qu’il ne s’agit pas de notre santé. Cela étant dit, l’ANTZ (Fanatiques Anti Nicotine et Tabac) et les législateurs tentent de justifier les taxes élevées sur les vices appliquées aux cigarettes en donnant deux raisons principales : 1) ce produit cause apparemment des problèmes pour la santé qui sont pris en charge, à terme, par les contribuables et 2) des taxes plus élevées signifient des coûts plus importants qui, en théorie, inciteraient davantage de fumeurs à arrêter de fumer. Cependant, il n’a pas été prouvé que l’utilisation de cigarettes électroniques présente des risques pour la santé et les coûts plus faibles associés au vapotage encouragent en réalité les fumeurs à arrêter et à passer à un produit relativement sûr. La seule raison dont disposent les législateurs à l’heure actuelle pour taxer ce produit différemment est pour compenser les pertes futures en recettes fiscales même si en faisant cela, l’effet serait clairement inverse au fait d’appliquer une taxe sur les vices à un produit « dangereux » !

De manière évidente, augmenter le prix des cigarettes électroniques (ainsi que celui d’autres alternatives sans fumée) éliminerait une des principales motivations des fumeurs pour passer aux cigarettes électroniques. Les seules personnes qui bénéficieraient d’une telle décision seraient l’ANTZ, les fabricants de cigarettes, les groupes pharmaceutiques et les politiciens. Les gens continuent de fumer et les profits qui découlent des ventes, les recettes fiscales et les financements pour la « recherche » et la « cessation tabagique » continuent d’affluer. Cependant, en tant que produit qui ne devrait pas faire augmenter les coûts des soins de santé pour les contribuables (en effet, il est plus probable qu’il réduise de tels coûts) et qui encourage en fait l’arrêt du tabac, les e-cigarettes ne devraient pas être soumises à des taxes supérieures aux taxes standards sur les ventes – de la même manière que tout autre produit contenant de la nicotine disponible sur le marché.

Les e-cigarettes ont enraillé la machine des recettes fiscales

Clairement, les e-cigarettes ont enraillé la machine des recettes fiscales. Bien que l’ANTZ puisse affirmer en toute sincérité que le taux de tabagisme recule, le nombre de fumeurs a peu évolué au cours des deux dernières décennies – 46 millions de fumeurs aux Etats-Unis en 1990 contre 45 millions aujourd’hui – même avec la hausse des taxes sur les cigarettes qui ont été multipliées par 1000 dans certains endroits. Pourtant, avec l’augmentation de la population, l’ANTZ peut encore affirmer que ses méthodes de cessation tabagique « fondées » sont efficaces, garantissant ainsi la poursuite des financements à l’avenir. Les gouvernements étaient convaincus que les chiffres ne baissaient pas réellement et que les recettes fiscales continueraient à renflouer les caisses de l’Etat. Les compagnies pharmaceutiques pourraient continuer à vendre leurs remèdes de charlatan contre le tabac. Elles n’ont jamais pensé qu’il existerait un jour un produit capable de réduire considérablement le nombre de paquets de cigarettes vendus ! Maintenant que ce produit existe, elles sont terrorisées. Ce n’est pas une théorie de conspiration, mais un simple raisonnement arithmétique. Les fumeurs qui passent aux cigarettes électroniques est synonyme de baisse des recettes fiscales – ce qui est positif pour les fumeurs et négatifs pour les gouvernements accros à leurs taxes sur les cigarettes.

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  • ouazani

    Un politicien européen montre ce QUE les gouvernements craignent réellement au sujet des e-cigarettes

  • Thibault

    Quand on sait que le tabac rapporte 12 milliards d’euros à l’Etat français et qu’il lui coûte dans le même temps 45 milliards en dépenses de santé publique je pense que l’argument des recettes fiscales pour expliquer la frilosité des gouvernements est un peu simpliste, tout du moins en France. En revanche, la pression des lobbies du tabac et de la pharmacie au niveau européen pour enrayer le développement de la cigarette électronique est à craindre.

    • Eon Karim

      mdr vous êtes bien crédule surtout. La perte fiscale est directe avec la cigarette électronique. Les fumeurs dans les calculs opérés pour déterminer le coût du tabac meurent toujours du tabac ou sont malade à cause du tabac. cela voudrait il dire que les non fumeurs ne meurent pas ou ne sont pas malades. MDR Quid des retraites non versées du fait d’une mort précoce… MDR cela ne tient pas debout ce calcul. Certaines études ont même démontrées le contraire.Nous verrons bien si l’Etat ne tentera pas de justifier une taxation supplémentaire sur l’e-cig pour compenser ses pertes de recette. Hâte de lire l’argumentaire.

      • Guest

        S’il est vrai que les calculs sur le sujet ne font pas légion, le problème que vous soulevez a déjà été soulevé et le montant des économies réalisées par le non versement des retraites et autres s’élèverait à 8 milliards d’euros (Cour des comptes, Les politiques de lutte contre le tabagisme, décembre 2012). Je vous laisse faire le calcul…

      • Thibault

        S’il est vrai que les calculs sur le sujet ne font pas légion, le problème que vous soulevez a déjà été traité et le montant des économies réalisées par le non versement des retraites et autres s’élèverait à 8 milliards d’euros (Cour des comptes, Les politiques de lutte contre le tabagisme, décembre 2012). Je vous laisse faire le calcul…

        • Eon Karim

          bien crédule vous êtes. Je n’ai absolument point parlé uniquement des coûts des retraites non versées je vous rappelle dont le chiffre de 8 milliards peut aussi être remis en cause; en effet les études réalisées et les méthodes de calcul opérées n’ont qu’un objectif justifié l’augmentation de la fiscalisation. Nous savons pertinemment être les vaches à laid de l’Etat. et je n’ai nullement l’intention de convaincre. Pour ma part je suis passé à la cigarette électronique et j’attends avec impatience la réaction de l’état comme des anti TABAC . MDR d’ailleurs elle ne s’est point fait attendre. MDRRRR. Maintenant on nous sort l’incitation (comme si avant le cigarette électronique les gens ne fumaient pas) le risque (alors que l’état n’a jamais répondu en France devant la justice du mensonge de l’industrie du tabac qu’il a couvert pendant des années) pour justifier l’assimilation de la cigarette électronique au tabac alors qu’elle ne contient pas de tabac!!!! Appelons là “vapoteuse”. Ne vous en déplaise l’Etat a peur de perdre d’énorme rentrée fiscale et je suis persuadé que l’avenir donnera raison.