La cigarette électronique invitée à participer au Moi(s) sans tabac

Mieux vaut tard que jamais : le 12 octobre 2016, au cours d’une réunion du groupe de travail sur la cigarette électronique, les représentants des autorités de santé ont confirmé aux associations que “la vape est l’une des composantes du Moi(s) sans tabac”.

Présentée début octobre par Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, l’opération Moi(s) Sans Tabac est inspirée de Stoptober, campagne britannique qui valorise la tentative d’arrêt du tabac en s’appuyant sur des valeurs positives de défi collectif, chaque mois d’octobre depuis 2012.

Mois sans tabac

Le monde de la vape rassuré

Le principe est simple : inciter un maximum de fumeurs à arrêter de fumer pendant au moins 30 jours, à partir du 1er novembre prochain. Une initiative positive, quand on sait qu’un mois sans tabac multiplie par cinq les chances d’arrêter de fumer définitivement.

Le 12 octobre 2016, lors d’une réunion des représentants de trois associations (l’Aiduce, la Fivape et Sovape) avec les représentants des autorités de santé, le coordinateur de la campagne du Moi(s) sans tabac a exprimé son étonnement qu’une Agence régionale de santé ait pu interdire à des boutiques de vapotage de placarder des posters de la campagne Moi(s) sans tabac sur leurs vitrines. “La participation de tous est bienvenue, a-t-il confirmé, à condition de respecter les règles de communication et notamment ne pas utiliser les supports officiels pour faire de la publicité ou des allégations de santé.ˮ

L’Aiduce attend un message clair

Claude Bamberger, vice-président de l’Aiduce, présent à cette réunion, s’est réjoui de cette précision. “On a trouvé ça bien. Mais on a été surpris de l’entendre sur le tard parce que l’Aiduce a été contactée depuis avril-mai par des professionnels de santé, surtout des hôpitaux. Donc, nous sommes présents sur des stands pour faire de la pédagogie, tout comme la vape du cœur, par exemple. De façon générale, on regrette que la communication de santé en France induise une surmortalité. Il doit être clarifié auprès de la population que la cigarette électronique n’est pas très dangereuse, a minima, et n’a rien à voir avec la cigarette de tabacˮ, nous a-t-il déclaré. Histoire de mettre un terme à une certaine ambiguïté.

Les commentaires sont fermés.